La crise au PS dépasse l'imagination et même la
simple.... intelligence. Il n'est ni question de valeurs, ni question de programme ou de projets, mais propos de leadership et comptages de boutiquier. L'image est pitoyable. Le résultat
est désastreux. Certes, l'une des candidates est plus médiatique que l'autre, mais elle en use et en abuse à... l'écoeurement. Elle profite de la faiblesse de ses interlocuteurs-journalistes pour
dire tout et n'importe quoi. Comment ainsi peut-on lui laisser affirmer, sans sourciller, qu'elle représente 50% des militants socialistes, voire plus, alors qu'il n'y a eu que 58,87% de
votants à ce scrutin.
La réalité est plus médiocre. Ni Martine Aubry, ni Ségolène Royal n'attirent les foules. Et, quelle que soit la triomphatrice, elle ne sera le porte-drapeau que d'un peu plus de 25% de la totalité des militants. Ce qui est, somme toute, bien peu pour incarner le rassemblement et bien maigre pour parler d'un nouveau souffle.
Mais, pire, derrière l'image d'un vote partisan, il est des sourires à la Brutus qui ne trompent pas et des invectives d'arrière-cour, même si des mots comme fra-ter-ni-té peuvent encore créer l'illusion.
Le parti socialiste, comme les autres partis d'ailleurs, souffre d'un manque cruel de "grand timonier". Alors, les "sous-lieutenants" se déchirent et s'imaginent des destinées. Chacun cherche alors à séduire plus qu'à convaincre et à surfer sur l'utopie participative des citoyens. Mais, si Pierre Mendes France, Clemenceau, Gambetta, René Cassin, et Charles De Gaulle étaient uniques et n'avaient point besoin d'artifices, n'est pas non plus Poujade qui veut.
L'une manque de populisme, l'autre pas. L'une prétend incarner la rupture et la jeunesse, l'autre le renouvellement dans la continuité. A vrai dire, elles sont sans doute aussi mal placées l'une que l'autre. Car, l'ambition leur ronge les ongles et le pouvoir leur empoisonne les sangs. Mais, aujourd'hui, le PS n'a que faire d'un Premier secrétaire. Fut-il en jupon. Il lui faut d'abord un bon... médecin.
Jean-Paul BUSNEL
Il se passe pour la grammaire française ce qui s’est déjà passé, il n’y a pas si
longtemps, pour la lecture. Les enseignants jurent qu’ils n’y sont pour rien si les Français conjuguent mal et que, finalement, tout va pour le mieux dans cette matière. On en sait un peu plus,
heureusement, depuis la remise, en 2007, du
Après avoir tué la croissance, en maintenant des taux
d’intérêt élevés, la Banque Centrale Européenne est désormais en train de tuer l’épargne. Elle vient en effet d’abaisser de nouveau ses taux directeurs, pour la deuxième fois en un mois. Ainsi,
après avoir empêché les consommateurs d’emprunter, pour éviter l’inflation, elle veut les contraindre désormais à dépenser pour combattre la récession. Ce qui, finalement, reviendra à leur faire
payer deux fois la crise des subprimes. : d’abord en contraignant les Etats à « puiser » dans leurs impôts pour venir à l’aide des marchés et renflouer les banques, puis en
« ruinant » la rémunération des petits épargnants pour réduire la dette des mêmes banques. Cette vision purement « mécanique » de l’économie et ultra-capitaliste, puisqu’elle
vise uniquement à protéger les lobbies financiers et l’actionnariat bancaire, est désastreuse à plus d’un titre. Elle démontre, s’il en était encore besoin, que notre système de société ne sera
jamais vertueux et qu’il tendra toujours à protéger les plus riches. Pire encore, elle conforte l’idée d’une irresponsabilité complète des donneurs d’ordre contre qui l’on attend toujours
vainement quelques sanctions.
« Je n’arrête pas de naviguer, mais je ne sais pas ce que je ferai après ». Norbert Sedlacek fait partie de ces quelques « petits budgets » et sans-grades
qui, le 9 novembre prochain, s’élanceront sans complexe, comme les autres skippers plus célèbres, à l’assaut de l’Everest des mers. L’Autrichien du « Vendée Globe » sait bien qu’il n’a
aucune chance de gagner, mais, à la barre de son vieux Nauticsport Kapsch, le premier 60 pieds autrichien, il « veut » boucler son tour du Monde. Q’importe son classement et le nombre
de jours. C’est pour lui une question d’ « aboutissement ».
- Tout Etat libre où les grandes crises n'ont pas été prévues est à chaque orage en danger de périr.
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