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  • : Jean-Paul Busnel, journaliste et éditorialiste, aujourd'hui intervenant-professeur auprès de grandes écoles, notamment SciencesCom, Centrale, Audencia, EAC, et par ailleurs consultant/expert pour les entreprises, porte un oeil critique sur l'actualité
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sas_titre-1.jpg- Tout Etat libre où les grandes crises n'ont pas été prévues est à chaque orage  en danger de périr.

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Jean-Jacques ROUSSEAU

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7 décembre 2014 7 07 /12 /décembre /2014 23:18

Angela Merkel vient de rappeler la France à ses devoirs et à un peu plus d’orthodoxie budgétaire. Mais, une fois encore, François Hollande et son gouvernement font la sourde oreille. Ou, plutôt, affirment que les réformes suivent leurs cours….. Et, ce soir toujours, sur France 2, Manuel Valls a contourné l’obstacle, sans même faire…. l’économie de multiples poncifs.

Mais, au fait, n’auraient-ils pas raison ? Car, de quelles réformes parle-t-on ? S’il s’agit de réformes fiscales qui consistent à imposer toujours plus, à briser la croissance et à « tuer » les classes moyennes, c’est effectivement réussi. S’il s’agit de réformes de géographies électorales pour « noyer le poisson » et créer un rideau de fumée qui coûtera finalement plus cher qu’auparavant, c’est d’ores et déjà gagné.

Mais réformer, vraiment réformer, c’est devenu, en France, pire qu’un mot interdit, une réelle « grossièreté ». Même le sens du mot est dévoyé puisqu’il consiste désormais à ajouter des contraintes au lieu de les « alléger ».

Finalement, on pourrait dire que, dans notre pays, plus personne ne parle la même langue. Ou le fait exprès. Chacun sait bien en effet, de Barbès à Carpentras et de Valenciennes à Perpignan, que les vraies réformes n’ont jamais été engagées. Même si chaque homme politique se paye (encore) de mots pour le faire croire.

On peut pourtant les lister, ces fameuses réformes indispensables et structurelles : choisir enfin entre maintien d’un Conseil général ou celui d’un Conseil régional ; réaffecter les effectifs de fonctionnaires en fonction des taches régaliennes et les réduire d’un tiers comme en Allemagne; réduire par moitié le nombre de communes; diviser par deux le nombre de Parlementaires; supprimer les régimes spéciaux; aligner le régime de retraite du public sur celui du privé; plafonner les indemnités des élus à 8.000 euros par mois; interdire le cumul des fonctions ou des mandats; rendre imposables tous les avantages en nature (logement, voitures, transports) des fonctions électives; diminuer de 50% le train de vie de l'Etat; etc.

Toutes ces « petites » réformes, qui n’ont pas été réalisées depuis 40 ans, rapporteraient entre 30 et 40 milliards dans les caisses de l’Etat. Soit largement de quoi combler nos déficits et dégager un excédent qui permettrait de relancer la consommation. Et en faisant un dernier petit effort, comme celui de supprimer tous les "comités Théodules", histoire de rassurer Bruxelles, on pourrait même arriver à 45 milliards d’économies.

Mais ce n’est pas possible… Car, à moins d’une guerre ou d’une catastrophe nucléaire, on ne peut réinventer le genre humain. Car ce qui manque en effet le plus aux hommes politiques d’aujourd’hui, ce ne sont pas tant des réformes, mais du... courage.

Mais ne rêvons pas, il s’agirait là d’une…. révolution.

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8 septembre 2014 1 08 /09 /septembre /2014 10:14

Contrairement à la pensée unique de ceux qui n'ont pas "vraiment" lu le livre de Valérie Trierweiler, je pense que cet ouvrage était urgent et nécessaire, au moins pour..... Valérie Trierweiler, elle-même.
Ce livre constitue en quelque sorte une thérapie pour elle. Ce livre est une vraie rupture, publique et définitive. 
Il l'empêche de retomber dans les "griffes" de cet homme qui, semble-t-il, se comporte comme un pervers narcissique, en continuant notamment à la bombarder de SMS et en cultivant l'ambiguité. Il l'empêche, peut-être, de recourir à des solutions.... extrêmes

Pour le reste, VT a sans doute tort de verser dans l'excès et de tirer des enseignements généraux des faits et comportements qu'elle raconte. Elle agit par instinct et souffre d'être fort mal entourée. Car son histoire l'a tellement détruite qu'elle n'est plus en mesure de faire confiance à quiconque. A juste raison sans doute. 
Mais VT, que je n'apprécie pas et n'ai jamais apprécié personnellement, n'a pas pu inventer tout ce qu'elle écrit. Ce n'est matériellement et humainement pas possible. Et les faits sont "têtus". Les SMS aussi. Les témoignages également.
Son but n'était pas de se venger, mais de se sauver elle-même. Car elle se sait fragile. Et elle a trouvé, par ce livre, le seul moyen de s'échapper d'une emprise "morbide".

L'avenir nous dira si elle a reussi à se libérer.... Et nous, avec.....


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12 juin 2011 7 12 /06 /juin /2011 15:59

L’humour corrézien a bon dos. Surtout lorsque l’on redit tout haut et tout fort ce que l’on prononce tout bas quelques instants plus tôt. Or Jacques Chirac est tout sauf un imprudent, tout sauf un inconscient, tout sauf un vieillard sénile. L’ancien Président de la République a voulu donner le « dernier » coup de pied à l’âne, samedi, à Sarran, en Corrèze. Il a ainsi bien volontairement indiqué trois choses : d’abord qu’il ne votera pas Sarkozy en 2012, puis qu’il appelait toujours Alain Juppé, décidemment « le meilleur d’entre nous » , à avoir plus d’ambitions, et, enfin, qu’il considérait François Hollande comme « le meilleur d’entre eux », parlant des socialistes.

Nicolas Sarkozy appréciera ce dernier tour de piste.

Cette déclaration « assassine » laisse en tout cas présager une campagne électorale du même style. Avec des petites déclarations et des grandes accusations. Certes comme à l’habitude, mais avec en plus, cette année, des suspicions de turpitudes, de conflits d’intérêts, de mœurs débridés et de comportements scandaleux. Entre un procès DSK et des révélations à la « Luc Ferry ».

La République semble périodiquement découvrir avec stupeur que ses élus ne sont pas au-dessus de tout soupçons et qu’ils sont capables de se « manger entre eux ». Ce n’est pourtant pas nouveau, mais c’est tristement permanent. A droite comme à gauche. Et rien, vraiment rien ne permet d’entrevoir un changement. Car le métier politique est tellement source d’enrichissement qu’aucun politique ne songera un jour à le réformer. Il suffit seulement d’attendre son tour. Et tant pis pour les impatients qui n'ont pas d'humour. Ils risquent alors, comme Nicolas Sarkozy, de ne faire qu’un petit tour et puis…..

Jean-Paul Busnel

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4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 12:22

Avec la simple suppression du bouclier fiscal, la grande réforme fiscale promise jadis par le candidat Sarkozy a été remise sine die par le Président du même nom. Sauf que plus tard sera sans doute trop tard et que, une fois de plus, rien ne sera résolu. Car nous avons, en France, la fiscalité la plus compliquée et la plus bête du monde, faite de strates de toutes les grandeurs, de niches en tout genre et d'abattements tout aussi spectaculaires que stupides. Et, au regard de ces recettes qui ne suffisent plus, d'années en années, à payer les intérêts de la dette, on oublie toujours l'essentiel, à savoir diminuer les dépenses.

Ainsi, nos 101 départements disputent toujours la vedette à notre vingtaine de régions, engraissant nombre d'emplois publics ou territoriaux qui ne produisent rien. Nous avons toujours et encore près de 1.000 parlementaires contre moins de 500 aux USA pour un pays six fois plus grand que la France. Nous entretenons toujours l'illusion, chère payée, de proximité avec nos 36.000 communes et leurs milliers de districts, communautés de communes ou autres pays. Qui délèguent à leur tour, et à tour de bras, leurs compétences en matière d'eau, d'assainissement, etc...

La bonne fortune des Français serait de connaître enfin un homme politique vertueux qui déciderait une fois pour toutes, comme toute famille avisée, de ne pas dépenser plus que ce qu'll gagne. Et si possible de mettre de l'argent de côté. Malheureusement, cet homme politique n'est pas encore.... né.

Ce qui n'est pas le cas des contribuables.

 

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3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 08:56

Il va être temps de se remettre autour d'une table pour discuter du monde que nous construisons. Et pour remettre l'homme au coeur de nos préoccupations, de toutes nos préoccupations. Bien avant nos problèmes de croissance, de pouvoir d'achat, d'augmentations, de loisirs ou de corporations. Le décalage croissant entre l'homme et la société n'est en effet plus tenable. Quand on entend Renault s'afficher, hier, comme "victime" probable d'une manipulation au sujet de son affaire d'espionnage industriel, on a envie de pleurer avec les trois cadres qui ont été livrés à la pâture médiatique. Ainsi, sans aucune vérification solide, il serait donc possible, en France, de tuer professionnellement, socialement, humainement, des hommes ou des femmes. Rien qu'en les nommant. En les désignant. C'est à la fois plus simple et plus propre qu'une... lapidation. Tout aussi efficace et tout aussi barbare. Et la "victime" serait celui qui se trompe et non plus celui qui serait... achevé.

Une lettre anonyme aurait suffi pour Renault. Une lettre de licenciement suffit pour d'autres. Une lettre de cachet existait dans d'autres temps. La mort civile se fait toujours par courrier ou par e-mail.

A l'homme de s'en... débrouiller. Mais ce "tant pis pour lui" n'est plus acceptable. Demain, c'est-à-dire dans six mois, deux ans au plus tard, nous n'aurons sans doute plus, en France, une armée de fonctionnaires, mais une armée de... chômeurs. Plus de 4 millions selon les chiffres cachés. Et chacun, apparemment, de se satisfaire de voir tant de gens inemployés, parfois indemnisés. Certains de ces chômeurs, certes, s'en accommodent, mais combien d'autres s'en cachent ? Et l'on continue à discourir de l'air du temps, de la météo qui fraichit, de la neige qui ne veut plus tomber, des retraites-chapeau à gogo, des sur-salaires mérités et des délocalisations obligées.

Mais, dans une vraie patrie des droits de l'homme, on devrait moraliser les marchés financiers, limiter les hautes rémunérations à 20 fois le salaire minimum et redistribuer le solde en autant d'emplois. On devrait encadrer la hausse des prix et des services. Il ne s'agirait pas de revenir à une société collectiviste, mais de redonner à chaque être humain le droit d'exister. En recherchant et en trouvant le juste milieu entre les "trop nourris" et les "pas assez"...

Il va bien falloir, un jour, rediscuter du monde que nous construisons. Pour en faire un monde bien différent de celui que nous... vivons.

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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 21:31

Il est quelquefois des "bonnes nouvelles" qui passent inaperçues. Ou presque.... Ainsi, personne n'a vraiment remarqué que le gouvernement avait créé hier une nouvelle "prime" pour favoriser le retour à l'emploi des "plus de 45 ans". Ces "vieillards", pour 70% des DRH selon un sondage IFOP, vont ainsi pouvoir proposer leur CV accompagné d'un chèque de 2.000 euros. Autant dire une... "fortune" pour les recruteurs et les entreprises.

Cette nouvelle prime "à la casse" a quelque chose de pathétique pour notre société française, patrie soi-disant des droits de l'homme et seul pays d'Europe à donner le droit au travail à seulement 38% des plus de 55 ans.

Que fait-on des autres ? Il sont au chômage, indemnisé trois ans au maximum. Il sont en arrêt-maladie. Ils se terrent chez eux sous anti-dépresseurs. Ils attendent la retraite, cette retraite déjà amputée qui recule à chaque fois qu'ils avancent en âge. Ils sont en sursis de tout. Du travail, de la vie, de l'espoir. Ils sont nulle part. Et pendant ce temps, on distribue des postes de conseillers spéciaux à des managers spécieux de 69 ans. A France Télécom ou ailleurs. Et pendant ce temps, on indemnise grassement des mandats electoraux.... Et pendant ce temps, on reproche aux jeunes leur manque d'expérience. Trop plein d'un côté, pas assez de l'autre....

A votre bon coeur Messieurs-dames, 2.000 euros pour travailler. 2.000 euros pour prime d'activité. Ce n'est pas cher... payé. 

 

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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 10:21

Michele Alliot-Marie va reprendre sa place de député sur les bancs de l'Assemblée nationale. Elle l'a fait annoncer aujourd'hui par son suppléant en pays basque. Elle montre ainsi qu'elle a du cran et du courage. Car, l'on peut penser ce que l'on veut de cette femme, l'aimer ou la détester, on ne peut lui reprocher d'être fragile ou "tiède". Quoiqu'il arrive, elle reste entière, "droite dans ses bottes" comme le ministre qui l'a remplacée. Mais de quel bois sont donc faits nos politiques pour se relever ainsi toujours et encore des chausse-trappes de la vie ? Quel est donc le ressort secret qui les anime là où tant d'entre nous se seraient cachés ou enfuis pour pleurer ? Ou alors sont-ils insensibles à ce point aux choses de la vie que rien ne les touche profondément ? 

Michele Alliot-Marie connait sans doute mieux que quiconque le phénomène du balancier. Elle sait que demain sera un autre jour avec d'autres "os à ronger", d'autres scandales et que "le pire n'est jamais certain" comme dit Lucchini dans un film de Lelouch. Elle a appris à s'endurcir, à se moquer des autres et d'elle-même. Sans aucune pitié. Alors elle devrait pouvoir comprendre d'avoir été sacrifiée. En fait, elle a été trahie par son besoin de grandeur, celui de l'apparat, de l'argent facile, de la considération qu'elle a d'elle-même. Une grandeur qui n'a rien à voir avec celle de la France... Quoique. Elle n'imaginait pas un seul instant qu'elle puisse être prise en flagrant délit de "gourmandise" dans ce pot de confiture des petits avantages de fonction qu'on se refile entre ministres et ministères. Ce même pot "empoisonné" dont se délecte la classe politique, de droite comme de gauche, à longueur d'années, de septennat en quinquennat et de mandats en mandatures. Mais désormais tout se sait. Plus rien ou presque ne peut se dissimuler. On comprend mieux alors pourquoi personne, à droite comme à gauche, ne s'est vraiment léché les babines de sa... démission. Car plus rien désormais ne sera... comme avant.

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27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 09:20

Guillaume Pepy a raison de manifester sa colère contre les voleurs de cable. Mais les passagers de la SNCF méritent mieux qu'une simple colère du Président des chemins de fer après la journée d'enfer qu'ils viennent de vivre dans les Alpes. Déja, contrairement aux annonces faites dans les trains, ils méritent au moins le remboursement de leur billet. Car les voies ferrées font partie du domaine privé et c'est à la SNCF d'assurer la protection de son domaine privé. Que penserait-on d'un magasin qui se fait cambrioler ses commandes dans la nuit et qui se dégage ensuite de toute responsabilité vis-à-vis de ses clients ? D'autant qu'il existe des moyens de prévention qui n'ont pas encore été utilisés.

Mais, surtout, tous ces passagers fatigués, irrités, déçus méritent une meilleure considération. Il y a urgence à former les agents de la SNCF à l'accueil, à la politesse, à l'empathie, à la considération et à la communication devant l'évènement imprévisible. Car il ne suffit pas d'une annonce-micro absurde du style "la SNCF vous remercie de votre compréhension" pour s'excuser d'une avarie et réparer ses dégats collatéraux chez les... usagers. Correspondances ratées, frais d'hôtels, enfants perdus, stress et inquiétude.

Il y a aussi nécessité impérieuse à pouvoir dégager des moyens humains pour secourir à tout moment des passagers en détresse. Sans que les syndicats crient aux heures supplémentaires et aux cadences infernales. Il y a urgence à refaire de la SNCF un vrai service public avec des trains qui arrivent à l'heure et des employés conscients de l'importance de leur comportement exemplaire. En toutes circonstances.... Mais surtout dans les... mauvaises.

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26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 08:38

Michele Alliot-Marie y travaille encore et encore. Surtout le week-end et pendant les vacances scolaires. Sans doute entre deux projets de SCI pour ses parents. En vraie fi-fille modèle. Francois Fillon, lui, vole et survole toujours sur le sujet, à bord de son Falcon de fonction. Un avion qui met plus de temps à chauffer en bout de piste qu'à faire 200 kilomètres entre Paris et la Sarthe. Dominique de Villepin, quant à lui, spécule sur son retour sur scène. Ah, théâtre du monde, quand tu nous tiens ! Enfin, Alain Juppé en rêve en secret. Depuis sa tentation de "Venise" et son choix cornélien entre Paris et Bordeaux. Mais n'est pas tragédien qui veut. Bref, tout ce petit monde va penser très fort à notre diplomatie aujourd'hui et demain. Il est vrai que les Libyens, les Tunisiens, les Algériens, les Egyptiens et tous nos ressortissants attendent avec impatience quelques avions pour évacuer et une sorte de "voix de la France" qui nous reparle de ce fameux "droit d'ingérence".

Notre Président a distribué les cartes. A chacun désormais de s'en saisir avant lundi. Et, surtout, que l'on ne le dérange pas pendant le Tournoi des Six Nations ! Pour une fois que l'on tient une France qui gagne, qui se bat, qui ne rechigne pas à l'effort, qui chante la Marseillaise, qui saigne mais se relève, qui tombe mais ne renonce jamais, qui reste solidaire en toutes circonstances et unie bien au-delà des frontières.

Quel est le nom du sélectionneur déjà ? Ferait-il un bon.... diplomate ?

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25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 07:33

Bon anniversaire Monsieur le Président. Non, il ne s'agit pas d'une nouvelle publicité sur le loto, mais bien d'une réalité pour Didier Lombard. Dans deux jours, le "charismatique" président de France Telecom, fêtera ses 69 ans. Cela valait bien une messe. Elle a été dite, hier, par son successeur qui lui a offert, en prime, un titre de conseiller spécial et a confirmé que sa future retraite chapeau serait de 300.000 euros par an.

Il est ainsi des hommes dont on ne peut se passer. Didier Lombard est de ceux-là. Même s'il a, en tant qu'ancien dirigeant d'un opérateur "public" historique, contribué à rabaisser ses employés au niveau des outils accessoires. Clause de mobilité oblige. Même s'il a, en ne voyant dans la succession de suicides dans son entreprise qu'un risque de "mode", fait preuve seulement d'une inhumanité exceptionnelle. A défaut de clairvoyance....

Rien n'a été fait au hasard pour lui permettre de couler bientôt.... des jours heureux. Son titre de conseiller "pour deux ans" va ainsi lui permettre d'attendre des jours meilleurs, bien au chaud, pour faire valoir ses milliers de stock-options. Mais qui peut-il encore conseiller ? Personne, sauf lui. Il lui faut attendre seulement la remontée des cours pour toucher le pactole.

Rien n'a donc changé au pays de l'argent facile. A crédit toutefois, celui des autres.

Et les bonnes résolutions, affichées maintes fois au sommet, de moraliser les marchés financiers et de plafonner les rémunérations outrancières n'auront donc franchi ni le Rubicon, ni les bords de Seine. Chapeau, Monsieur le Président....

 

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