Mais le joueur a au moins l'excuse d'avoir été saisi par l'immédiateté et l'intensité de l'action. Et il a désormais le courage, lui, de reconnaître que rejouer le match serait plus équitable.
Tous ceux qui aujourd'hui défendent l'indéfendable et la gravure dans le marbre du résultat "sportif" ont, semble-t-il oublié qu'il ne s'agissait pas d'un match comme un autre, qu'il était synonyme d'élimination ou de qualification, et que les équipes portaient les couleurs respectives de leur pays. "Mais "respectives" est peut-être aujourd'hui un gros mot. Chaque footballeur sélectionné portait en quelque sorte les espoirs, les valeurs et les couleurs d'une nation. Ambassadeurs du ballon rond, certes, mais ambassadeurs tout de même. On a ainsi tellement chanté les vertus de notre interculturalité.
"Allons enfants de la patrie,le jour de gloire est arrivé". Comme pourrons-nous, demain, chanter cet hymne sur tous les terrains d'Afrique du sud et du monde entier après une telle "disqualification" ! Comment pourrons-nous, dans nos écoles, sur nos stades et dans nos familles, prêcher le fair-play du sport, l'honnêteté si nous nous accordons le "droit" de tricher ou de frapper - le coup de tête de Zidane n'est pas oublié - quand cela nous arrange. Ainsi donc, la vérité serait "malléable" à souhait, selon qu'elle nous arrange ou nous dérange. Ainsi l'équité serait à géométrie variable et porterait le maillot national uniquement quand elle nous favoriserait.
Etrange pays que la France où l'on découpe désormais l'intégrité en tranches. Les affaires du football ne sont pas les affaires politiques, alors que l'origine du mot même renvoie chacun, ou devrait renvoyer chacun, aux affaires de la cité.
Chacun a ses règles, quoi ! serons-nous tentés de dire. Pas étonnant dès lors que les banquiers et autres traders se soient affranchis de toute moralité lors de la crise des subprimes.
Ne rejouons pas ce match contre l'Irlande et le maillot français, comme les individus qui le portent en toutes circonstances, sera "tâché" à jamais. On n'en parlera pas toujours, mais on ne l'oubliera jamais. On peut déjà envisager de changer les paroles de la Marseillaise ou décider de ne plus la chanter avant les matchs car il n'y aura plus de "jour de gloire". Il faudra s'habituer à ne plus être cocardier. A ce que le mot France soit sans valeur. Sauf, bien sûr, pour d'étranges... supporters.
Jean-Paul BUSNEL
La crise au PS dépasse l'imagination et même la
simple.... intelligence. Il n'est ni question de valeurs, ni question de programme ou de projets, mais propos de leadership et comptages de boutiquier. L'image est pitoyable. Le résultat
est désastreux. Certes, l'une des candidates est plus médiatique que l'autre, mais elle en use et en abuse à... l'écoeurement. Elle profite de la faiblesse de ses interlocuteurs-journalistes pour
dire tout et n'importe quoi. Comment ainsi peut-on lui laisser affirmer, sans sourciller, qu'elle représente 50% des militants socialistes, voire plus, alors qu'il n'y a eu que 58,87% de
votants à ce scrutin.
Il se passe pour la grammaire française ce qui s’est déjà passé, il n’y a pas si
longtemps, pour la lecture. Les enseignants jurent qu’ils n’y sont pour rien si les Français conjuguent mal et que, finalement, tout va pour le mieux dans cette matière. On en sait un peu plus,
heureusement, depuis la remise, en 2007, du
Après avoir tué la croissance, en maintenant des taux
d’intérêt élevés, la Banque Centrale Européenne est désormais en train de tuer l’épargne. Elle vient en effet d’abaisser de nouveau ses taux directeurs, pour la deuxième fois en un mois. Ainsi,
après avoir empêché les consommateurs d’emprunter, pour éviter l’inflation, elle veut les contraindre désormais à dépenser pour combattre la récession. Ce qui, finalement, reviendra à leur faire
payer deux fois la crise des subprimes. : d’abord en contraignant les Etats à « puiser » dans leurs impôts pour venir à l’aide des marchés et renflouer les banques, puis en
« ruinant » la rémunération des petits épargnants pour réduire la dette des mêmes banques. Cette vision purement « mécanique » de l’économie et ultra-capitaliste, puisqu’elle
vise uniquement à protéger les lobbies financiers et l’actionnariat bancaire, est désastreuse à plus d’un titre. Elle démontre, s’il en était encore besoin, que notre système de société ne sera
jamais vertueux et qu’il tendra toujours à protéger les plus riches. Pire encore, elle conforte l’idée d’une irresponsabilité complète des donneurs d’ordre contre qui l’on attend toujours
vainement quelques sanctions.
- Tout Etat libre où les grandes crises n'ont pas été prévues est à chaque orage en danger de périr.
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