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  • : Jean-Paul Busnel, journaliste et éditorialiste, aujourd'hui intervenant-professeur auprès de grandes écoles, notamment SciencesCom, Centrale, Audencia, EAC, et par ailleurs consultant/expert pour les entreprises, porte un oeil critique sur la Communicatio
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Vendredi 19 mai 2006

Le "corbeau" a enfin parlé. Mieux, il a ouvert son bec et ne parvient plus à le refermer. Après avoir crié à la dénonciation calomnieuse, il multiplie désormais les déclarations. Hier, au Parisien Libéré, aujourd’hui au Figaro et à Libération. Non seulement, il a fourni la première liste de 70 comptes Clearstream au juge van Ruymbeke, mais il est aussi celui qui a envoyé la seconde. Avec, cette fois, 895 comptes « référencés » dont celui présumé de Nicolas Sarkozy alias Nagy et Bosca. Décidément, cet homme-là était bien informé. Cet ancien diplomate, polytechnicien de formation, énarque distingué, promotion « Charles de Gaulle » et compagnon de route d’Alain Juppé, de Laurent Fabius, de Louis Gallois et de Dominique Perben, a décidément la langue bien pendue. Cet ami de feu Jean-Luc Lagardère et de l’actuel Premier ministre, présenté parfois comme « honorable correspondant » de la DGSE et de la DST, éminent membre du « Siècle », n’a pas mis bien longtemps pour « passer à table » et livrer à la presse « hors d’oeuvre et plat de résistance ».

Reste maintenant à passer au dessert et à trouver le renard qui a su si bien flatter ce corbeau au point de l’amener à se brûler les ailes.

Tout le travail des juges Pons et d’Huy va consister à démasquer celui qui a tout manigancé avec brio. Celui qui a su tout à la fois appâter de Villepin et nuire à Sarkozy. Séduire un magistrat chevronné et contourner les services secrets. Faisant promettre le silence aux uns tout en livrant ses petites confidences aux autres. Manipulant ministères et hommes d’affaires et compromettant tout le monde.

Du bel ouvrage en somme. Une superbe machination à déguster sans modération, avec un doigt de « Rondot » et un zeste de soupçon. Mais dans quel but ? Car l’histoire est trop compliquée, le mécanisme trop alambiqué, pour n’avoir été qu’une arme anti-Sarkozy.

Jean-Louis Gergorin a déjà prévenu qu’il ne livrerait pas le nom de sa « source ». Mais peut-on encore lui faire confiance ? Lui qui a déjà tout « déballé » avent même d’être entendu par les juges. Une chose est sûre : s’il était bien placé pour être le corbeau de cette affaire, il est bien trop bavard et imprudent pour en être le renard. Condamné pour toujours à n'en être que… l’âme damnée.

par le blog-notes de Jean-Paul Busnel publié dans : jpbusnel
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Jeudi 18 mai 2006

Quand le dérisoire l’emporte sur l’essentiel, on parle forcément de télévision. De ces psychodrames à répétitions qui agitent le « paysage » et défont les émissions. Hier Thomas Hughues, aujourd’hui Ardisson. L’un pleure, l’autre non. Quant au téléspectateur, il  assiste en direct à ce nouvel épisode de TV-réalité qui mélange les genres, élimine les gentils, écarte les petits et sélectionne les plus « appétissants ».

Au chapitre des dernières « informations », on peut noter, côté garçons, que Marc-Olivier Fogiel devrait partir sur la 6 tandis que Stéphane Bern est en négociations sur la 2. Côté filles, il est aussi écrit que Nathalie Renoux remplacera Anne-Sophie Lapix. Mais que d’interrogations en coulisses?  Fogiel emmènera-t-il Carlier avec lui ? Stéphane Bern sera-t-il contraint de changer de nouveau de coiffure ? Anne-Sophie Lapix devra-t-elle délaisser son Bic pour un stylo ? Enfin, Nathalie Renoux devra-t-elle agrandir encore assortir ses décolletés ?

Que de drames en perspective ! Entre ceux qui sont choisis et ceux qui ne peuvent plus l’être. Entre têtes couronnées et têtes dédaignées. Pour une question de couleur de peau ou de petit défaut sous le nez, voire plus, si affinités. L’histoire ne dit pas non plus si les « anciens » s’inquiètent, s’ils tempêtent dans les couloirs ou s’effondrent de désespoir. Pourtant, il y a là comme un sorte de passage de témoin qui se prépare. Les Annie Lemoine, Béatrice Schonberg, Claire Chazal, Carole Rousseau, Carole Gaessler et Daphné Roullier sont plus discrètes. On les sent de moins en moins incontournables et de plus en plus « menacées ». Les murs des chaînes et des hebdos de télévision ne bruissent plus désormais que des noms de Marie Drucker, Audrey Pulvar, Cécile de Menibus, Charlotte le Gris de la Salle ou autre Bénédicte le Chatellier. Pour ne parler que des femmes…

Les hommes ne sont pas mal non plus. Ainsi, tandis que Michel Drucker s’épuise à vouloir « rester dans le coup », le petit Castaldi n’en finit pas de grandir au « top ten » des bavardages et autres commérages. Sourire à la badiane, clin d’œil à l’orchestre et petit nœud papillon savamment dénoué, il a toujours l’air de sortir de la dernière fête à la mode, de la boîte de nuit du coin de la rue.

Une seule, finalement a résisté aux sirènes de l'éphémère. Melissa Theuriau a refusé d’être ainsi orchestrée, mise en scène, manipulée comme une chose à qui l’on demande seulement d’être belle, bien maquillée et de savoir lire. Car, aujourd’hui, l’image le dispute à la seule intelligence, la fugitive beauté à l’extrême qualité. Ce qui ne veut pas dire, bien sûr, que toutes ces jeunes femmes en sont dépourvues. Mais ce n’est pas ce qu’on leur demande. L’essentiel n’est pas tant  d’instruire ou d’informer, mais d’être écouté et regardé. Et, surtout, tel un merveilleux mirage, d’en donner… très envie.

par le blog-notes de Jean-Paul Busnel publié dans : jpbusnel
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Mercredi 17 mai 2006

Place au sport. Au vrai. A ce combat que l’on dit à la loyale entre les onze du Barça et ceux d’Arsenal. A cet étalage de talents sur tapis vert et gazon français. Où driblles courts et passes en profondeur le disputent aux petits et aux grands ponts. Ce soir, l’Europe, la France, et pas seulement le stade du même nom, auront la tête ailleurs. Oubliés Clearstream et le gouvernement. Les tacles appuyés de Nicolas Sarkozy et les démentis trop polis de Dominique de Villepin. Effacée définitivement des mémoires la motion de censure qui ne sert à rien et les vitupérations de supporteurs partisans à l’excès. Ecartés du jeu les appels à l’arbitre de François Hollande et les passes en retrait de François Bayrou. Et toutes ces défaillances de la politique qui n’ont jamais fait gagner une équipe.

Place au sport. Au vrai. A celui qui réserve ses commentaires en direct aux spectateurs et qui ne vend pas, comme le sélectionneur, son maigre savoir à un opérateur de téléphonie mobile. A celui qui fait vibrer les foules par un geste technique ou une illumination de génie. Oubliées finalement les « magouilles » sponsorisées de Raymond Domenech et celles financières ou saisonnières de « la Juve » pour ne retenir que l’image d’une finale adorée.

Place enfin à la ligue des Champions. Aux Pirès, Henry, Cesc et Reyes qui n’on à rien à envier aux Ronaldinho, Messi, Puyol et Giuly. Aux « punis » du Mondial comme aux sélectionnés. A tous ces artistes du ballon rond aux crampons cousus d’or qui mouillent leur maillot et ne comptent pas leurs efforts.

Basta pour le reste ! Et tant pis pour cet arbitre-assistant qui paye pour les autres. Il fait les frais de cet ère du soupçon qui désormais entoure toutes les compétitions. Victime expiatoire d’une atmosphère empoisonnée, il est tout à la fois la « sanction qui rassure » et le dernier « avertissement sans frais ». Pour avoir posé en photo dans un journal norvégien avec un maillot de Barcelone, parce qu’il n’avait que celui-là sous la main, il a été aussitôt remplacé. De crainte, peut-être, qu’il ne marque, lui aussi, un but… contre son camp.

par le blog-notes de Jean-Paul Busnel publié dans : jpbusnel
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Mardi 16 mai 2006

C’est un vieux « Clem » tout rouillé, tout ridé, qui s’apprête à entrer en rade de Brest. Sans tambours, ni trompettes. A peine salué par les mouettes et les beaux mariniers. Tout à la fois symbole d’une défaite et d’une déroute avancée. Monstre de métal oublié, rongé par les mers et les procéduriers, monument d’impéritie d’un ministre, de toute une administration, et gouffre de gaspillage pour toute une société.

Jamais, sans doute, dans l’histoire de la marine, un cuirassé n’aura autant porté ces derniers mois, sur presque toutes les mers du monde, l’impuissance d’une nation, le « naufrage » d’un pays. De l’Inde à L’Espagne, en passant par l’Egypte et l’Afrique du sud, la France aura, porte-avion au vent, montré son incurie, son incapacité à traiter d’écologie et à imaginer le retraitement de ses propres « déchets ». « Traînée » en remorque par un remorqueur étranger comme dernière image de l’odyssée d’un navire amianté.

Plus de 12 millions d’euros pour faire des ronds dans l’eau et finir oublié. C’est toute « l‘exception française » qui s’est ainsi donnée en spectacle. Incapable de se réformer et de se remettre en question. Continuellement en guerre contre des moulins à vent et désarmée pour l’éternité.

Demain, le Clemenceau arrivera avec la marée, péniblement, à cinq ou six nœuds, par vent de sud-ouest et mer peu agitée. Il devrait passer le goulet vers 9 heures avant d’être amarré dans le port militaire, à l’abri des regards indiscrets et des protestations de la municipalité. 265 mètres de honte et 52 mètres de large seront désormais bloqués à quai, après avoir représenté plus de 32.000 tonnes de fierté pouvant filer 30 nœuds et quelques risées.

Désormais, si la dernière promesse de Michèle Alliot-Marie est respectée, et, surtout, si cette parole résiste encore à la grande vague des élections, le Clemenceau repartira d’ici deux ans. Pour finir enfin au cimetière des éléphants, cet étrange « paradis blanc » dont on ne parle jamais au milieu des contes et légendes. Entre baie des trépassés et… pays breton.

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Citation du jour

- Tout Etat libre où les grandes crises n'ont pas été prévues est à chaque orage  en danger de périr.

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Jean-Jacques ROUSSEAU

Agenda

- Le 08 septembre 2008 : jury de recrutement Bac +5

 

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