Un nouveau bilan fait désormais état de plus de 500 morts sur l’île de Java. On est, certes, loin des 220.000 décès enregistrés en décembre 2004 dans l’Océan indien, mais, visiblement, la leçon du Tsunami n’a pas été retenue. La reconstruction des hôtels, des commerces et des résidences a « mobilisé » tous les secours financiers, au détriment, peut-être, des remises en état des habitats plus traditionnels et de la mise en œuvre des moyens de détection et de protection. La priorité a été donnée à l’économie, à la restauration du tourisme et du commerce, à grands coups de subventions publiques et privées, de donations et de publicité, et non pas à la sécurité. Il est vrai que cette dernière ne rapporte rien. Elle coûte…
Deux capteurs « sous-marins » ont bien été installés au large de Sumatra, mais ils sont en panne et hors de l’eau. Quant à la communication prévue en cas d’alerte, elle est toujours à base de télévision et de radio alors que certains villages reculés ne disposent même pas de portable ou d’électricité. Et que chacun s’accorde à penser qu’un système d’alerte à base de sirènes serait bien mieux adapté.
Java n’a pas non plus fait l’objet d’une surveillance particulière car, circonstance « aggravante », l’île ne fait pas partie des grands circuits empruntés par les voyageurs occidentaux. Dès lors, on peut penser que, sans nouvelles alarmantes de disparitions de compatriotes « égarés » dans de telles contrées, les ONG occidentales ne se sont pas bousculées pour créer des centres de dons, organiser des collectes, voire même envoyer des secours sur place. Certes, sous nos latitudes, les vacances d’été battent leur plein avec leur cohorte d’absences, d’effectifs et de moyens réduits. Mais cela n’excuse pas tout, car, le 26 décembre 2004, il y avait aussi Noël et les fêtes de fin d’année.
Aujourd’hui, l’île de Java manque de tout, De pelles mécaniques comme de tronçonneuses. Et ce nouveau drame vient ajouter à la détresse d’un pays déjà victime, en mai dernier, d’un séisme qui a fait 5.800 morts. Pour l’heure, les Nations Unies ont débloqué des premières aides, mais l’on sait déjà qu’elles seront insuffisantes.
Les tsunamis ne sont plus désormais des phénomènes isolés et, statistiquement, compte tenu des menaces sismiques dans cette partie du monde, ils pourraient se reproduire plus souvent. Mais Java n’est pas Phuket. Du moins tant que les occidentaux n’auront pas compris que ce ne sont pas seulement des populations déshéritées que nous secourons, mais aussi l’avenir d’une planète toute entière que nous devons… protéger.
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Il est quand même tout à fait extravagant d’entendre la presse en général, et celle de France en particulier, se gausser de la prétendue « gaffe » du Président Bush. En fait, ce dernier, en déclarant hier à Tony Blair, lors du sommet du G8, « ce qu’ils doivent faire, c’est amener la Syrie à faire en sorte que le Hezbollah cesse de semer la merde, et ce sera fini », fait preuve d’une réelle clairvoyance. Ou d’un vrai courage. C’est selon. Cette « sortie » tranche en tout cas avec la prudence compassée et l’hypocrisie des autres « Grands » de ce monde. Car chacun sait que Bush a raison sur le fond et que le Hezbollah n’existerait pas ou plus sans l’énorme soutien logistique, financier et militaire de l’Iran et, surtout, de la Syrie. Dès lors, qu’importe la forme. Qui vaut mieux que les grands discours et la langue de bois.
Nicolas Sarkozy semble vouloir profiter des vacances de tout le monde, des Français comme du Pouvoir, pour entrer en campagne, livre à l’appui. Profitant en quelque sorte de la canicule et du désoeuvrement, du farniente et du temps de la réflexion. Le ministre de l’Intérieur entre ainsi, un peu par effraction, dans le jardin personnel de chacun, au pays de l’été, des cigales et de l’insouciance. Espérant sans doute que son nouvel ouvrage, dont 500 exemplaires seront dédicacés, trouvera toute sa place au camping des flots bleus comme au Martinez, entre merguez et caviar, sardines ou homards.
Jacques Chirac a certainement été piqué au vif, mais cela suffira-t-il à lui redonner ce punch qui, semble-t-il, l’a quitté le jour même de son élection ? On peut en douter, même s’il fait partie de ces hommes avec qui l’avenir n’est jamais certain. Toujours est-il que, le jour du 14 juillet, le chef de l’Etat a répondu avec force non seulement aux critiques, mais aussi, et surtout, au « portrait » international que nombre de journaux étrangers lui brossent désormais. Parmi ceux-ci, le plus virulent a été, sans conteste, « The Economist » qui, en début de semaine dernière, lui a décerné un « carton rouge » à la Zidane. Pour l’hebdomadaire britannique,
- Tout Etat libre où les grandes crises n'ont pas été prévues est à chaque orage en danger de périr.
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