Personne n’en parle, mais tout le monde y pense. Que ce soient Israël, l’ONU, le Liban ou le G8, tout le monde sait que la clé du Proche-Orient est en Syrie. Et tous les regards se portent en coulisses vers le fils d’Hafez Al-Assad qui a, en quelque sorte, repris la croisade anti-Camp David de son père en finançant et en armant de façon plus subtile tant le Hamas que le Hezbollah Chiite. Bachar, que Jacques Chirac, a, un temps, courtisé, croyant trouver en lui un allié plus « compréhensif », n’a en réalité jamais vraiment cédé un pouce de terrain à la diplomatie. Le jeune président a toujours cru que l’offensive américaine sur l’Irak était en fait le prélude à une attaque sur Damas. Que la Syrie faisait l’objet d’un « encerclement » et qu’il lui fallait donc s’y préparer. Quitte à multiplier les autres fronts et à « alimenter » la résistance irakienne pour retarder l’échéance. Voire alimenter l’ensemble de la résistance Chiite « régionale ». Quitte, là encore, à faire un mariage de circonstance avec l’Iran. Pour faire finalement du Liban une zone « tampon » apte à le protéger.
L’assassinat de Rafic Hariri au Liban, probablement par la main de Damas, aura été un avertissement « sans frais » que les Occidentaux n’ont pas assez pris au sérieux. Tout comme ils n’ont pas cillé lors du faux-vrai départ des troupes syriennes vers la Bekaa, gage apparent de bonne volonté tout en demeurant retrait de pacotille.
Reste que cette nouvelle crise au Proche-Orient pourrait être une aubaine pour Poutine qui rêve de reprendre la main dans cette région du monde. Certes, la Russie a perdu beaucoup de son influence, mais, depuis plus d’un an, elle multiplie les initiatives visant à redorer son blason. Même si cela est passé, en mai 2005, par la vente de missiles anti-aériens à la Syrie, la veille d’une visite officielle de Vladimir Poutine en Israël. Même si cela se poursuit par la construction d’une centrale nucléaire à Bouchehr, en Iran, Mais, aujourd’hui, à Saint-Pétersbourg, plus personne, plus aucun « Grand », n’est en mesure de faire mieux. Alors, quitte à manipuler des allumettes, autant laisser Poutine… se brûler en premier.
ajouter un commentaire commentaires (0) créer un trackback recommander
A quelques heures des flonflons qui vont envahir ce matin, au pas cadencé, les Champs-Élysées et la plupart des communes de France, il n’est pas étonnant de constater que le « service militaire » retrouve une certaine jeunesse parmi le public. Selon "Valeurs actuelles", près de 60% des Français le regrettent. Et ce sentiment est le plus fort chez les plus de 35 ans. On sent bien en effet, depuis quelque temps, chez nos concitoyens, un profond désir de retour à l’ordre républicain, de réhabilitation de « valeurs » tels que la discipline, l’autorité, la laïcité et le respect. On entend de plus en plus de discours regrettant l’absence de structures favorisant le brassage social et l’intégration. Car l’école, hélas, n’est plus considérée comme un creuset suffisant d’éthique et de rassemblement. D’autant qu’elle ne prépare pas, ou si peu, les jeunes adultes à la dimension sociale du monde économique et industriel qui les attend.
« L’excuse de provocation » existe en Droit français. Mais elle est strictement réglementée pour éviter des débordements disproportionnés. Pour éviter justement la loi des cités. « Œil pour œil, dent pour dent » ou la « la loi du talion » et bien d’autres. En effet, elle est toujours invoquée pour justifier l’injustifiable. « Il m’a fait une queue de poisson sur l’autoroute », « il a insulté ma mère », « elle m’a traité d’impuissant », « il m’a regardé de travers » et j’en passe. Les prétoires sont pleins de ces histoires qui finissent mal et prouvent que l’être humain n’a pas toujours toute sa tête. Au point de se comporter comme un animal blessé et de « mordre » au moindre mal.
Exclure des grâces présidentielles du 14 juillet les condamnés pour violences conjugales, c’est bien. C’est même un signe fort en direction d’une société multiculturelle où la place de la femme semble « stagner » dangereusement. Car, aujourd’hui, en France, une femme meurt tous les quatre jours de mauvais traitements. Soit près de huit par mois. Soit deux de plus que lors de la précédente étude réalisée en 2001. Et encore faut-il savoir que ne sont pas comptabilisées les « disparitions » inexpliquées et les cas de suicide enregistrés chez les femmes battues.
- Tout Etat libre où les grandes crises n'ont pas été prévues est à chaque orage en danger de périr.
Commentaires