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  • : Jean-Paul Busnel, journaliste et éditorialiste, aujourd'hui intervenant-professeur auprès de grandes écoles, notamment SciencesCom, Centrale, Audencia, EAC, et par ailleurs consultant/expert pour les entreprises, porte un oeil critique sur la Communicatio
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Mardi 15 août 2006

Drôle d’été. La moitié de la France peste contre le ciel. Et s’entraîne à parler d’un « temps de 15 août » comme elle le fait déjà pour la Toussaint. Il n’y a plus de saison. C’est la canicule en juillet et ce sont les inondations le mois d’après. Les agriculteurs ont à peine rempli le dossier sècheresse qu’il leur faut y agrafer un additif sur les calamités et autres glissements de terrain. Et ceux qui déploraient le gaspillage de leur fourrage d’hiver pour nourrir aujourd’hui leurs bêtes le voient « pourrir sur pied » cet été, avant même d’être ingéré...

« Avec le temps… Avec le temps, va, tout s’en va » chantait Léo Ferré. « Et l’on se sent blanchi comme un cheval fourbu… Et l’on se sent floué par les années perdues ».

Il y a en effet dans cette affaire tant d’énergie dépensée et gaspillée que c’est à pleurer.

Car soleil et inondations ne sont pas des découvertes de l’année. On sait ainsi que les inondations sont l’aléa naturel le plus récurrent en France. Elles sont susceptibles de toucher 5 à 7% du territoire, soit 22.000 km2 répartis sur 7.600 communes connues et référencées, et d’affecter deux millions de riverains. S’il s’était agi de pétrole, toutes ces portions de terrains seraient déjà sillonnées en sous-sol de tuyaux et de pipe-lines destinés à alimenter les autres régions. Mais l’homme est ainsi fait qu’il laisse l’eau éternellement couler tant sur ses joues que sur ses pieds.

On sait pourtant que, avec le réchauffement climatique, l’eau va devenir une denrée rare, aussi rare que l’or noir. Mais personne ne semble se préoccuper, hors l’été, de stocker cette « richesse ».

Même observation pour le soleil qui dispense pourtant généreusement ses rayons sur notre territoire. Actuellement, le marché de l’énergie solaire thermique reste porté à 80% par l’Allemagne, l’Autriche et la Grèce. A la fin 2003, le « parc » solaire du pays d’Angela Merkel était sept fois plus élevé que celui de Jacques Chirac. Et, aujourd’hui, tant en Allemagne qu’aux Etats-Unis et au Japon, l’industrie solaire connaît un taux de croissance annuel de plus de 35%. La France ne veut pas être en reste et, au début du mois de juillet, François Goulard, notre ministre délégué à l’Enseignement supérieur et à la Recherche, déclarait, en inaugurant l’Institut national de l’Energie solaire (Ines) au Bourget-du-Lac, en Savoie, que la France allait rapidement rattraper son retard grâce à ce centre de recherche « qui pourra se comparer avec les meilleurs du monde dans le genre ». Mais, pour l’instant, elle reste surtout, en ce domaine comme dans bien d’autres, la championne des grandes… déclarations.

par le blog-notes de Jean-Paul Busnel publié dans : jpbusnel
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Lundi 14 août 2006

Va pour l’image d’Epinal. La France est un des plus beaux pays du monde. Soit. Elle ne connaît ni les terribles épidémies de la pauvreté, ni les régulières catastrophes naturelles qui s’abattent sur la majeure partie du monde. C’est vrai. Et elle se pose éternellement en « donneuse de leçon » pour l’ensemble de la planète. C’est rigoureusement exact. « L’exception française » est ainsi faite, d’une terre bénie des dieux et d’un orgueil démesuré. En matière d’aide aux pays sous-développés, Paris développe les mêmes paradoxes. Notre pays prétend ainsi, presque chaque année, effacer la dette des pays africains. Notre Président prend des initiatives et crée haut et fort une taxe sur les billets d’avions. Bref, « l’humanisme » est notre « tasse de thé ». Chaque Français donne pour le Sida, le Téléthon, l’Unicef, Médecins sans frontières, Médecins du monde, la Fondation Raoul Follereau, le « Trésor public » pour le Liban, etc… A tel point que l’on pourrait presque se demander s’il existe encore un jour dans l’année où la générosité des Français n’est pas sollicitée. Avec « records » à la clé.

L’envers du décor n’est pas aussi reluisant, à en juger par le rapport que publie aujourd’hui le « Center for global development » (CGD). Selon cet organisme non gouvernemental, la France n’arriverait qu’en 18ème position, sur les 21 pays les plus riches, pour ses efforts en matière de lutte contre la pauvreté dans le monde. Bien loin derrière les Pays-Bas, le Danemark, la Suède, la Norvège et la Nouvelle-Zélande.

Sur les sept critères ayant servi pour cette évaluation, notre pays se classe pourtant très honorablement en ce qui concerne la recherche et le développement et l’annulation des brevets périmés. Mais il remporte le bonnet d’âne pour sa politique d’immigration et ses exportations massives d’armes à destination des Etats non démocratiques.

Bref, la France a reculé de trois places au palmarès de la générosité et talonne, en queue de peloton la Grèce, l’Italie et le Japon.

Mais cette photographie hexagonale semble tellement loin de la réalité « perçue » par la population que cela pose d’autres questions. Notre pays serait-il « panier percé » ? La gestion des ONG est-elle toujours sans reproche et ne subit-elle pas le poids des multiples structures ? Enfin, à quoi sert-il de donner beaucoup d’argent pour lutter contre la pauvreté si, d’un autre côté, on le reprend pour vendre des armes et… l’alimenter.

par le blog-notes de Jean-Paul Busnel publié dans : jpbusnel
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Dimanche 13 août 2006

« La cessation des hostilités et l’arrêt des combats » devraient intervenir demain matin à 5h00 GMT. La nouvelle a été annoncée hier soir par Kofi Annan et constitue un réel progrès par rapport aux tergiversations des derniers jours. Car, pour la première fois, il est enfin envisagé un échéancier concret à la résolution 1701 de l’ONU. Et, pour la première fois également, un très large consensus semble s’être dégagé sur le sujet. Israël et le Liban ont ainsi donné, hier soir, leur accord formel à cette proposition.Quant au Hezbollah, il a déjà affirmé, par la voix de son leader Hassan Nasrallah, qu’il s’engageait à respecter ce plan dès lors qu’un accord serait conclu.

Par ailleurs, dans l’ombre, les pays arabes semblent appuyer de tout leur poids cette ultime « offensive » diplomatique. Ainsi Hosni Moubarak, le président égyptien, sera aujourd’hui en Iran pour convaincre son homologue iranien de respecter l’embargo sur les armes et de donner une « chance » à la trêve. Quant au Quatar, il a largement influencé ces jours derniers la solution pacifique en tant que futur bailleur de fonds de la reconstruction du Liban.

Pour autant, tout n’est pas réglé. Si les combats s’arrêtent réellement demain, les Israéliens n’en resteront pas moins au sud-Liban tant que la force internationale ne sera pas déployée pour les remplacer. Il y a donc désormais urgence à constituer cette alliance « Finul renforcée - armée libanaise » qui sera chargée de faire respecter le cessez-le feu et, à terme, de désarmer la milice chiite. Car tout jour supplémentaire de présence d’Israël près du fleuve Litani sera source de conflit. D’autant que l’Etat hébreu a déjà prévenu que Tsahal continuera à se battre contre les miliciens présents dans les secteurs où il « opère ». Pas question, donc, de reculer d’un pouce tant que la force de substitution ne sera pas en place. Et on peut penser que le Premier ministre Israélien Ehoud Olmert, déjà fragilisé sur un plan intérieur par ce qui n’apparaît pas comme une « victoire », sera intransigeant sur ce point.

Reste que, même si de nombreux points sont obscurs dans l’accord, même si la résolution fait le distinguo subtil entre les opérations militaires offensives et défensives d’Israël, le grand défi a changé de main. Il s’agit désormais aux membres du Conseil de sécurité de s’accorder entre eux pour constituer cette force de 15.000 hommes aux pouvoirs élargis. La France a donné son accord, l’Italie et la Turquie aussi. Mais c’est encore bien peu. D’autant que Jacques Chirac a bien prévenu que la France renforcera sa participation « en fonction de l’existence d’une juste répartition entre les pays qui fourniront des contingents ». Ce qui promet, après un mois sanglant, quelques nouvelles querelles… de clochers.  

 

 

par le blog-notes de Jean-Paul Busnel publié dans : jpbusnel
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Samedi 12 août 2006

Ségolène Royal en maillot de bain ! La belle affaire. Même si « la Miss » a déclaré ne pas vouloir porter plainte contre « Closer » et « VSD », on n’imagine pas un seul instant qu’elle soit née de la dernière pluie et qu’elle n’ai jamais songé être un jour la cible des « paparazzi ». Ce qui en ferait la belle ingénue qu’elle n’a jamais été. Non, assez fière d’elle-même et de son apparence, ayant en plus la réputation de ne rien laisser au hasard, la présidente de la région Poitou Charente a dû, bien au contraire, et au cas où, choisir son bikini avec le plus grand soin. Tout comme sa couleur qu’elle a voulu bleue. Rose aurait sans doute fait trop militant et rouge révolutionnaire. Alors que le bleu lui va si bien au teint qu’il fait d’elle une vraie-fausse débutante dans ce milieu de requins de la politique.

Bref, on pourra toujours dire, même s’il s’agit d’une photo « volée », que Ségolène Royal n’hésite pas à mouiller le maillot pour rester dans la course à la Présidentielle. Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy, quant à eux, l’ont déjà fait à La Baule et ne manquent jamais une occasion de recommencer. On attend désormais avec impatience les photos de Laurent Fabius, de Dominique Strauss-Kahn, d’Arlette Laguiller, de Christine Taubira, de François Bayrou, de Jack Lang et de la vingtaine d’autres candidats à la magistrature suprême. Même Jean-Marie Le Pen serait prié de fournir une photo « actualisée ». Car, si son discours est resté le même, il a quelque peu changé avec le temps.

Quitte à choisir un Président, autant le vouloir alerte, bien en chair mais pas trop, en bonne santé mais pas enveloppé, bronzé à souhait mais sans excès et sans tatouage disgracieux. C’est important pour les sommets européens. Pour qui veut représenter la France et en donner une « certaine idée ». Cela l’est aussi pour tous les citoyens dans leur salle de bain. Question d’exemplarité.

Le reste du reportage, c'est-à-dire les commentaires des magazine people, sont d’une banalité affligeante. Ségolène Royal a eu droit à quelques légendes du style « Et dire qu’elle a 53 ans ! ». Or chacun sait, depuis le Cid et Corneille, que la valeur n’attend pas le nombre… des années.

par le blog-notes de Jean-Paul Busnel publié dans : jpbusnel
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Citation du jour

- Tout Etat libre où les grandes crises n'ont pas été prévues est à chaque orage  en danger de périr.

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Jean-Jacques ROUSSEAU

Agenda

- Le 08 septembre 2008 : jury de recrutement Bac +5

 

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