Drôle d’été. La moitié de la France peste contre le ciel. Et s’entraîne à parler d’un « temps de 15 août » comme elle le fait déjà pour la Toussaint. Il n’y a plus de saison. C’est la canicule en juillet et ce sont les inondations le mois d’après. Les agriculteurs ont à peine rempli le dossier sècheresse qu’il leur faut y agrafer un additif sur les calamités et autres glissements de terrain. Et ceux qui déploraient le gaspillage de leur fourrage d’hiver pour nourrir aujourd’hui leurs bêtes le voient « pourrir sur pied » cet été, avant même d’être ingéré...
« Avec le temps… Avec le temps, va, tout s’en va » chantait Léo Ferré. « Et l’on se sent blanchi comme un cheval fourbu… Et l’on se sent floué par les années perdues ».
Il y a en effet dans cette affaire tant d’énergie dépensée et gaspillée que c’est à pleurer.
Car soleil et inondations ne sont pas des découvertes de l’année. On sait ainsi que les inondations sont l’aléa naturel le plus récurrent en France. Elles sont susceptibles de toucher 5 à 7% du territoire, soit 22.000 km2 répartis sur 7.600 communes connues et référencées, et d’affecter deux millions de riverains. S’il s’était agi de pétrole, toutes ces portions de terrains seraient déjà sillonnées en sous-sol de tuyaux et de pipe-lines destinés à alimenter les autres régions. Mais l’homme est ainsi fait qu’il laisse l’eau éternellement couler tant sur ses joues que sur ses pieds.
On sait pourtant que, avec le réchauffement climatique, l’eau va devenir une denrée rare, aussi rare que l’or noir. Mais personne ne semble se préoccuper, hors l’été, de stocker cette « richesse ».
Même observation pour le soleil qui dispense pourtant généreusement ses rayons sur notre territoire. Actuellement, le marché de l’énergie solaire thermique reste porté à 80% par l’Allemagne, l’Autriche et la Grèce. A la fin 2003, le « parc » solaire du pays d’Angela Merkel était sept fois plus élevé que celui de Jacques Chirac. Et, aujourd’hui, tant en Allemagne qu’aux Etats-Unis et au Japon, l’industrie solaire connaît un taux de croissance annuel de plus de 35%. La France ne veut pas être en reste et, au début du mois de juillet, François Goulard, notre ministre délégué à l’Enseignement supérieur et à la Recherche, déclarait, en inaugurant l’Institut national de l’Energie solaire (Ines) au Bourget-du-Lac, en Savoie, que la France allait rapidement rattraper son retard grâce à ce centre de recherche « qui pourra se comparer avec les meilleurs du monde dans le genre ». Mais, pour l’instant, elle reste surtout, en ce domaine comme dans bien d’autres, la championne des grandes… déclarations.
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Va pour l’image d’Epinal. La France est un des plus beaux pays du monde. Soit. Elle ne connaît ni les terribles épidémies de la pauvreté, ni les régulières catastrophes naturelles qui s’abattent sur la majeure partie du monde. C’est vrai. Et elle se pose éternellement en « donneuse de leçon » pour l’ensemble de la planète. C’est rigoureusement exact. « L’exception française » est ainsi faite, d’une terre bénie des dieux et d’un orgueil démesuré. En matière d’aide aux pays sous-développés, Paris développe les mêmes paradoxes. Notre pays prétend ainsi, presque chaque année, effacer la dette des pays africains. Notre Président prend des initiatives et crée haut et fort une taxe sur les billets d’avions. Bref, « l’humanisme » est notre « tasse de thé ». Chaque Français donne pour le Sida, le Téléthon, l’Unicef, Médecins sans frontières, Médecins du monde, la Fondation Raoul Follereau, le « Trésor public » pour le Liban, etc… A tel point que l’on pourrait presque se demander s’il existe encore un jour dans l’année où la générosité des Français n’est pas sollicitée. Avec « records » à la clé.
« La cessation des hostilités et l’arrêt des combats » devraient intervenir demain matin à 5h00 GMT. La nouvelle a été annoncée hier soir par Kofi Annan et constitue un réel progrès par rapport aux tergiversations des derniers jours. Car, pour la première fois, il est enfin envisagé un échéancier concret à la résolution 1701 de l’ONU. Et, pour la première fois également, un très large consensus semble s’être dégagé sur le sujet. Israël et le Liban ont ainsi donné, hier soir, leur accord formel à cette proposition.Quant au Hezbollah, il a déjà affirmé, par la voix de son leader Hassan Nasrallah, qu’il s’engageait à respecter ce plan dès lors qu’un accord serait conclu.
Ségolène Royal en maillot de bain ! La belle affaire. Même si « la Miss » a déclaré ne pas vouloir porter plainte contre « Closer » et « VSD », on n’imagine pas un seul instant qu’elle soit née de la dernière pluie et qu’elle n’ai jamais songé être un jour la cible des « paparazzi ». Ce qui en ferait la belle ingénue qu’elle n’a jamais été. Non, assez fière d’elle-même et de son apparence, ayant en plus la réputation de ne rien laisser au hasard, la présidente de la région Poitou Charente a dû, bien au contraire, et au cas où, choisir son bikini avec le plus grand soin. Tout comme sa couleur qu’elle a voulu bleue. Rose aurait sans doute fait trop militant et rouge révolutionnaire. Alors que le bleu lui va si bien au teint qu’il fait d’elle une vraie-fausse débutante dans ce milieu de requins de la politique.
- Tout Etat libre où les grandes crises n'ont pas été prévues est à chaque orage en danger de périr.
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