Le mouvement olympique est décidément bien représenté en France. Il compte désormais dans ses rangs deux « médaillés » par la Justice. L’un, Guy Drut, a été « gracié » par le président de la République, l’autre, Henri Sérandour, vient d’être condamné à trois mois d’emprisonnement avec sursis et à 20.000 euros d’amende pour « prise illégale d’intérêts ». En fait, faute d’avoir personnellement puisé dans la caisse, notre président bien-aimé du comité national olympique et sportif français avait « seulement » attribué des marchés à la société de communication qui venait d’embaucher son épouse. Un drame de l’amour, finalement !
Henri Sérandour n’est pas pour autant suspendu de ses fonctions. Il a d’abord annoncé jeudi qu’il faisait appel de ce jugement et que cet appel était suspensif. Et, au pire, il doit pouvoir s’attendre à bénéficier de la « jurisprudence Guy Drut » pour services rendus à la nation. Il ne sautait certes pas les haies avec la même agilité que son champion, mais il a su brillamment éviter les obstacles toute sa vie. Ancien moniteur d’éducation physique, ex-directeur des sports de la ville de Dinard, ancien président de la fédération française de natation et, dans le même temps, même si l’épisode est moins connu, responsable des grandes manifestations sportives de la ville de Paris sous Jacques Chirac, cet homme de consensus a toujours su « nager » au milieu des épreuves. Il avait ainsi été mis en cause notamment par la révélation des honoraires « juteux » perçus mensuellement par son épouse, encore elle, lorsqu’elle effectuait des prestations « secrètes » pour le compte de la fédération française des sports de glace, alors en redressement judiciaire. Mais l’affaire a fait « flop ». Ou plutôt « pschitt… ».
Dans un an, Henri Sérandour arrivera au terme de son mandat et, atteint par la limite d’âge, il ne pourra plus, en principe, postuler à sa succession. Il devra alors déménager de son appartement de fonction, rendre sa voiture du même nom et renoncer définitivement à toute rémunération « bénévole ». On comprend donc que, en bon sportif, il prenne son temps et escompte sur les lenteurs de la justice pour ne pas avoir à partir plus tôt du CIO. Ancien champion de water-polo, il sait mieux que quiconque jouer la montre et naviguer… à fleur d’eau.
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Il ne s’agissait pas d’une union truquée, ni même d’un vrai mariage, mais Noël Mamère avait voulu en faire une célébration-symbole, une sorte de « phénomène » de société, destiné à faire avancer la loi à marche forcée et les mentalités du même pied. Eh bien, c’est raté et même doublement raté ! Non seulement le mariage a été annulé tant en première instance qu’en appel, mais les « mariés » viennent aussi d’être condamnés, hier, par le tribunal correctionnel de Bordeaux, pour s’être comportés à cette occasion comme des petits voleurs de quartier. Autant dire que, une fois de plus, le maire de Bègles a été bien inspiré pour faire sa publicité. Et son ouverture d’esprit prétendue passe désormais pour de « l’escroquerie » en mairie.
Les nouveaux « philosophes » n’aiment pas Nicolas Sarkozy. Ils l’affichent et le crient sur tous les toits. Constamment interrogés par les médias, ils délivrent leur incantations à longueur de colonnes . Coqueluches de l’opinion d’un moment, d’une mode passagère qu’ils ont contribué à façonner et qui leur permet de gagner de l’argent, ils ne reconnaissent au président de l’UMP ni le droit d’avoir des idées, ni même celui de les exprimer. A leur manière, ils contredisent ainsi Voltaire qui disait en son temps que « le vrai philosophe n’attend rien des hommes, et il leur fait tout le bien dont il est capable ». Mais ils rejoignent toutefois Pascal, ce « misanthrope sublime » qui pensait que « se moquer de la philosophie, c’est vraiment philosopher ». La farce est « énorme » pourrait aujourd’hui crier Fabrice Luchini en entendant les Thuram, Noah ou autres Joey Starr. Car contredire Voltaire tout en rejoignant Pascal, c’est vouloir tout à la fois réconcilier la tête et les jambes, prendre le contre-pied du « parti de l’humanité » tout en marchant sur les mains.
Il est des phrases merveilleuses qui sont tout autant des figures de style que des aveux d’impuissance, voire d’inexistence. Surtout quand elles révèlent un populisme des plus affligeants. « Mon opinion est celle du peuple français puisque c’est le peuple français qui doit se prononcer ». Comment ? Quoi ? On doit se pincer et se repasser la phrase en boucle pour être sûr d’avoir bien entendu. Car à quoi bon avoir un candidat quel qu’il soit, à la Présidentielle, aux municipales, aux cantonales, aux Législatives, si c’est le peuple qui décide de tout et pour tout. A quoi bon avoir des idées si ce sont celles de l’opinion majoritaire qui toujours l’emporteront. A quoi bon s’interroger sur la présence de la Turquie dans l’Europe si la question ne concerne déjà plus ceux qui rêvent d’être élus. Bref, à quoi bon voter si un référendum suffit. Et, à l’extrême, on peut même imaginer qu’il suffirait de faire un bon sondage pour savoir comment gouverner. Cela coûterait deux fois moins cher que de se présenter aux urnes ou d’entretenir une bande d’incapables qui, dès qu’une question dérange, ouvre le « parapluie ». Au pire, désormais, on pourrait même faire comme la Star-Ac’ et appeler Nikos Aliagos en renfort pour poser la question essentielle : « Si vous voulez que Ségolène reste, téléphonez ou envoyez un SMS à TF1.
- Tout Etat libre où les grandes crises n'ont pas été prévues est à chaque orage en danger de périr.
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