Gonzalo Higuain était attendu; il n’est pas… venu. Le footballeur argentin au passeport français n’a sûrement pas compris qu’une sélection dans « son » pays était, en fait, une convocation impérative. Il lui a manqué sans doute tous les fondamentaux d’une langue qu’il n’a jamais vraiment connue et qu’il n’a pas apprise. Son père, ancienne « gloire » de Brest, s’est bien proposé pour signer et porter le maillot à sa place, de la même manière qu’il fait la notoriété, la promotion, la publicité et la nationalité de son rejeton, mais, cette fois, c’est Raymond Domenech qui n’a pas voulu. Pourtant, le petit prodige, visiblement, ne viendra pas sans papa. Il ne fait d’ailleurs rien sans son père. Il ne dit rien, il ne parle pas. Il ne répond pas. Il ne s’excuse pas. Il joue seulement à River Plate et regarde les enchères monter. Ce qui n’est déjà pas si mal, à… 18 ans.
Tant mieux finalement. Car cette « farce » qui consiste à vouloir « recruter » en équipe de France des joueurs qui en ont eu la nationalité « par accident » n’est pas digne d’un pays moderne. On en revient ainsi au temps des mercenaires, de ces « légions étrangères » recrutées et naturalisées pour se faire tuer. Certes, en l’occurrence, il ne s’agit plus de verser son sang, quoique…, mais de suer son eau sur tous les gazons internationaux et d’essayer au moins de chanter « la Marseillaise » sans accent avec, parfois, le cœur sur la main.
La France mérite sans doute mieux que cela. Que ces « recrutements » bâclés, qui sont autant d’alibis, pour tenter de récupérer un joueur de talent qui n’a qu’une envie, celle de rejoindre le Real Madrid au plus vite. Que ces « baptêmes » républicains, à coup de maillot tricolore, qui sentent plus les gros sous que l’engagement patriotique. Même s’il s’agit demain soir de battre la Grèce et de redonner un peu de lustre à une formation qui se cherche toujours des attaquants pour épauler Thierry Henry.
Gonzalo Higuain mérite aussi plus de considération. Car sa classe indéniable lui vaut sûrement de ne pas être traité uniquement comme une marchandise que l’on tente de s’arracher à plus ou moins « vil » prix.
Quoiqu’il en soit, et quoiqu’en disent Raymond Domenech et la Fifa, cette « tartufferie » a assez duré. Il serait préférable désormais que tous les joueurs sélectionnés sache au moins signer leur engagement en français. Et pas seulement avec… leurs pieds.
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Finalement, c’était la faute à pas de chance ! A la gourmandise d’une vieille dame victime de complications diabétiques et à la dépression d’un touriste qui s’était ensuite « empiffré » de médicaments. Facile et trop simple ! Mais, aujourd’hui, alors que les ostréiculteurs font leurs comptes et évaluent leurs pertes depuis le 6 septembre, les deux ministres de l’Agriculture et de la Santé, clament haut et fort qu’ils n’ont jamais établi un lien entre les deux décès de cet été et la consommation d’huîtres de la baie d’Arcachon. C’est vrai. Mais, si le lien n’a jamais été formel, il a été pour le moins largement susurré. Les deux membres du gouvernement s’étaient en effet empressés d’en sous-entendre la possibilité. Avec cette sorte de message pervers et ambiguë qui n’accuse rien, mais envisage tout. Principe de précaution oblige ! Tant d’ailleurs pour les administrés que pour ceux qui les gouvernent.
Peut-on encore parler de Dieudonné « l’humoriste » ou doit-on désormais l’appeler Dieudonné « le bouffon » ? La nuance est d’importance car, dans un cas, l’homme est censé faire rire tandis que, de l’autre, il est un personnage de farce, le plus souvent grotesque, utilisé par les rois pour les divertir. Et c’est un peu cette dernière image de pitre à l’italienne que le fantaisiste aux multiples casquettes a donné, hier, en se rendant à la convention présidentielle organisée par le Front National au Bourget.
En ce jour des commémorations du 11 novembre, il y a bien plus grave que les états d’âme de Ségolène Royal, les illusions perdues de quelques enseignants et les manipulations « internet » de quelques prodiges socialistes en mal de révélations. Il y a cette information cruelle et implacable, déroutante et angoissante, surprenante et démoralisante, qui fait état de la « panne » de croissance de notre pays. Ainsi, alors que l’on croyait la France « sauvée des eaux », que, partout, l’on claironnait que le chômage baissait et que l’activité des entreprises reprenait, l’Insee nous renvoie à nos chères études et à la triste réalité. Au troisième trimestre de cette année, notre économie est en effet « gratifiée » d’un zéro pointé. Sans possibilité de rattrapage et sans autre mention. Il n’y a guère, finalement, que Thierry Breton, le ministre de l’Economie, à ne pas trop s’en inquiéter. Et même à faire preuve d’un optimisme béat en déclarant que, « sur l’année », nous serons bien dans une « fourchette de croissance entre 2% et 2,5% » et en prédisant un excellent quatrième trimestre. Mais, quand bien même ses déclarations seraient confirmées par les faits, ce serait un bien mauvais bilan pour l’année 2006. Et, surtout, une très mauvaise performance par rapport aux pays voisins et à nos partenaires de la zone euro.
- Tout Etat libre où les grandes crises n'ont pas été prévues est à chaque orage en danger de périr.
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