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  • : Jean-Paul Busnel, journaliste et éditorialiste, aujourd'hui intervenant-professeur auprès de grandes écoles, notamment SciencesCom, Centrale, Audencia, EAC, et par ailleurs consultant/expert pour les entreprises, porte un oeil critique sur la Communicatio
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Mardi 14 novembre 2006

Gonzalo Higuain était attendu; il n’est pas… venu. Le footballeur argentin au passeport français n’a sûrement pas compris qu’une sélection dans « son » pays était, en fait, une convocation impérative. Il lui a manqué sans doute tous les fondamentaux d’une langue qu’il n’a jamais vraiment connue et qu’il n’a pas apprise. Son père, ancienne « gloire » de Brest, s’est bien proposé pour signer et porter le maillot à sa place, de la même manière qu’il fait la notoriété, la promotion, la publicité et la nationalité de son rejeton, mais, cette fois, c’est Raymond Domenech qui n’a pas voulu. Pourtant, le petit prodige, visiblement, ne viendra pas sans papa. Il ne fait d’ailleurs rien sans son père. Il ne dit rien, il ne parle pas. Il ne répond pas. Il ne s’excuse pas. Il joue seulement à River Plate et regarde les enchères monter. Ce qui n’est déjà pas si mal, à… 18 ans.

Tant mieux finalement. Car cette « farce » qui consiste à vouloir « recruter » en équipe de France des joueurs qui en ont eu la nationalité « par accident » n’est pas digne d’un pays moderne. On en revient ainsi au temps des mercenaires, de ces « légions étrangères » recrutées et naturalisées pour se faire tuer. Certes, en l’occurrence, il ne s’agit plus de verser son sang, quoique…, mais de suer son eau sur tous les gazons internationaux et d’essayer au moins de chanter « la Marseillaise » sans accent avec, parfois, le cœur sur la main.

La France mérite sans doute mieux que cela. Que ces « recrutements » bâclés, qui sont autant d’alibis, pour tenter de récupérer un joueur de talent qui n’a qu’une envie, celle de rejoindre le Real Madrid au plus vite. Que ces « baptêmes » républicains, à coup de maillot tricolore, qui sentent plus les gros sous que l’engagement patriotique. Même s’il s’agit demain soir de battre la Grèce et de redonner un peu de lustre à une formation qui se cherche toujours des attaquants pour épauler Thierry Henry.

Gonzalo Higuain mérite aussi plus de considération. Car sa classe indéniable lui vaut sûrement de ne pas être traité uniquement comme une marchandise que l’on tente de s’arracher à plus ou moins « vil » prix.

Quoiqu’il en soit, et quoiqu’en disent Raymond Domenech et la Fifa, cette « tartufferie » a assez duré. Il serait préférable désormais que tous les joueurs sélectionnés sache au moins signer leur engagement en français. Et pas seulement avec… leurs pieds.

par le blog-notes de Jean-Paul Busnel publié dans : jpbusnel
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Lundi 13 novembre 2006

Finalement, c’était la faute à pas de chance ! A la gourmandise d’une vieille dame victime de complications diabétiques et à la dépression d’un touriste qui s’était ensuite « empiffré » de médicaments. Facile et trop simple ! Mais, aujourd’hui, alors que les ostréiculteurs font leurs comptes et évaluent leurs pertes depuis le 6 septembre, les deux ministres de l’Agriculture et de la Santé, clament haut et fort qu’ils n’ont jamais établi un lien entre les deux décès de cet été et la consommation d’huîtres de la baie d’Arcachon. C’est vrai. Mais, si le lien n’a jamais été formel, il a été pour le moins largement susurré. Les deux membres du gouvernement s’étaient en effet empressés d’en sous-entendre la possibilité. Avec cette sorte de message pervers et ambiguë qui n’accuse rien, mais envisage tout. Principe de précaution oblige ! Tant d’ailleurs pour les administrés que pour ceux qui les gouvernent.

C’est vrai, les huîtres n’ont jamais été accusées. Mais c’est un peu comme si l’on avait dit que deux promeneurs étaient morts après avoir mangé des champignons. Sans autre précision, sinon que l ‘on allait faire des analyses. Nous aurions alors beau jeu, plus tard, beaucoup plus tard, quand tous les champignons de la terre auraient été brûlés, et quand les analyses, enfin, seraient revenus négatives, d’affirmer que nous avions seulement énoncé des faits et, en aucune façon, accusé les choses. Facile ! Cette rhétorique un peu particulière s’appelle jouer sur les deux tableaux et elle traduit non seulement la dérive d’un principe mal maîtrisé, mais aussi celui d’une irresponsabilité grandissante d’une société en mal d’assurances tous risques.

En clair, personne ne veut plus jamais payer les « pots cassés », que ce soit en terme d’image ou de risque sanitaire, et se protège désormais des deux côtés. Avec, en prime, cette réalité bureaucratique effrayante qui veut qu’il faille plus de deux mois pour savoir enfin la vérité.

Dès lors, un nouveau risque existe que cette information de précaution ne devienne plus qu’une coquille « vide » qui vise seulement à protéger ses rédacteurs plus que les consommateurs. Et qu’elle ne soit, en final, plus jamais prise au sérieux.

En attendant, les ostréiculteurs de la baie d’Arcachon demandent justement réparation. Et, à défaut de leur donner entièrement satisfaction, l’Etat, si prompt à précher l’exemple et à s’auto-protéger, serait bien inspiré de commander quelques milliers de bourriches pour ses festivités de… fin d’année.

par le blog-notes de Jean-Paul Busnel publié dans : jpbusnel
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Dimanche 12 novembre 2006

Peut-on encore parler de Dieudonné « l’humoriste » ou doit-on désormais l’appeler Dieudonné « le bouffon » ? La nuance est d’importance car, dans un cas, l’homme est censé faire rire tandis que, de l’autre, il est un personnage de farce, le plus souvent grotesque, utilisé par les rois pour les divertir. Et c’est un peu cette dernière image de pitre à l’italienne que le fantaisiste aux multiples casquettes a donné, hier, en se rendant à la convention présidentielle organisée par le Front National au Bourget.

L’ex-candidat à la Présidentielle y a prôné « la réconciliation nationale », après avoir assuré que sa démarche était seulement motivée par la curiosité. Cette même curiosité qui l’avait aussi poussé à « faire un tour », il n’y a pas si longtemps, à la fête de l’Humanité.

L’individu s’est-il acheté une « conduite » qui l’amène ainsi à naviguer entre deux extrêmes ? Ou bien cherche-t-il à provoquer une nouvelle polémique, voire de nouveaux crachats ? Rien de tout cela en réalité.

Cet ancien candidat aux Législatives 1997à Dreux, contre le Front national, puis aux Régionales en 1998 dans le Centre, avant de vouloir représenter les « Utopistes » à la Présidentielle de 2002, a « imaginé » nouveau tour de piste. Même s’il ne parvient toujours pas à recueillir les 500 parrainages obligatoires, en 2006 comme jadis, pour prétendre jouer les premiers rôles. Il est encore prêt à tout signer, l’appel des « sans-papiers» en 2001 comme la marche des musulmans en colère et, pourquoi pas, demain, le « marathon » des grands réconciliés. Il est enfin, et sera toujours, de tous les combats, même les plus simplistes, lui «qui « préfère le charisme de Ben Laden à celui de George Bush », lui qui estime que « le sionisme c’est le sida du judaïsme ». Mais, « boudé » désormais par les médias, l’humoriste déguisé ou le fantaisiste « abandonné » a décidé de réinventer la publicité par meetings interposés et de s’investir dans une autopromotion qui ne lui coûte rien, embarrasse les autres et oblige à parler de lui.

Car Dieudonné Mbala Mbala cherche simplement à vivre. Voire même seulement à exister. Il a un spectacle à vendre, le 18 décembre, au Zénith, et des milliers de places à proposer pour ce show au titre évocateur de « dépôt de bilan » qui sent la banderole « dernier spectacle », qui barre l’affiche, à plein nez, et à 34 euros la place. Au mépris de toute conviction et sans… parti pris.

par le blog-notes de Jean-Paul Busnel publié dans : jpbusnel
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Samedi 11 novembre 2006

En ce jour des commémorations du 11 novembre, il y a bien plus grave que les états d’âme de Ségolène Royal, les illusions perdues de quelques enseignants et les manipulations « internet » de quelques prodiges socialistes en mal de révélations. Il y a cette information cruelle et implacable, déroutante et angoissante, surprenante et démoralisante, qui fait état de la « panne » de croissance de notre pays. Ainsi, alors que l’on croyait la France « sauvée des eaux », que, partout, l’on claironnait que le chômage baissait et que l’activité des entreprises reprenait, l’Insee nous renvoie à nos chères études et à la triste réalité. Au troisième trimestre de cette année, notre économie est en effet « gratifiée » d’un zéro pointé. Sans possibilité de rattrapage et sans autre mention. Il n’y a guère, finalement, que Thierry Breton, le ministre de l’Economie, à ne pas trop s’en inquiéter. Et même à faire preuve d’un optimisme béat en déclarant que, « sur l’année », nous serons bien dans une « fourchette de croissance entre 2% et 2,5% » et en prédisant un excellent quatrième trimestre. Mais, quand bien même ses déclarations seraient confirmées par les faits, ce serait un bien mauvais bilan pour l’année 2006. Et, surtout, une très mauvaise performance par rapport aux pays voisins et à nos partenaires de la zone euro.

Car, dans le même temps, l’Allemagne si difficilement et coûteusement réunifiée, affiche une croissance de 3,5%. Grâce à ses exportations et à la remontée de la construction. La Grande-Bretagne, brocardée à longueur d’années par socialistes et syndicalistes, tourne toujours aux environs de 2,5%. Avec 1,5 millions de chômeurs de moins. Quant au Japon, que l’on disait moribond, il se positionne aux alentours de 2,8%. Enfin, un rapide coup d’œil sur les pays émergents montre que les chiffres de croissance persistent à dépasser les 5,5%. Voire à atteindre, comme en Chine, les 9,5% Preuve, s’il en est besoin, qu’il s’opère un véritable « transfert » économique, du moins en termes de production et de main d’œuvre. Bref, on peut seulement se consoler en regardant du côté de l’Italie qui, en raison de ses faibles taux de compétitivité et de productivité, n’arrive pas à décoller des 1,5 ou 1,7%. Pauvre Italie où il vaut mieux encore prendre ses vacances que travailler.

Mais là-bas, « comme chez nous », désormais, la croissance ne repose plus vraiment que sur la consommation intérieure. Il va donc sans dire que les fêtes de fin d’année verront les indicateurs remonter. Une hausse en trompe-l’œil qui cache bien des misères et empêche, comme toujours, de vraiment s’attaquer aux causes structurelles du problème. Car la reprise n’a jamais été un « don du ciel ». Elle n’est que le résultat de la réduction des dépenses publiques et le fruit d’un effort soutenu auprès des entreprises. Car ce sont elles qui créent la richesse et nous, seulement, qui la… dépensons.

par le blog-notes de Jean-Paul Busnel publié dans : jpbusnel
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Citation du jour

- Tout Etat libre où les grandes crises n'ont pas été prévues est à chaque orage  en danger de périr.

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Jean-Jacques ROUSSEAU

Agenda

- Le 08 septembre 2008 : jury de recrutement Bac +5

 

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