Présentation

  • : La Communication de crise
  • jpbusnel
  • : Société
  • : Jean-Paul Busnel, journaliste et éditorialiste, aujourd'hui intervenant-professeur auprès de grandes écoles, notamment SciencesCom, Centrale, Audencia, EAC, et par ailleurs consultant/expert pour les entreprises, porte un oeil critique sur la Communicatio
  • Recommander ce blog
  • Retour à la page d'accueil

Calendrier

Mai 2008
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  
<< < > >>

Commentaires

Mercredi 17 janvier 2007

Quand on veut être transparent, il faut l’être jusqu’au bout. Et le couple Royal a raison de remettre les pendules à l’heure. Mais il ne faut pas dire pour autant, comme leur avocat, que la création d’une SCI est le meilleur moyen pour un couple non-marié d’acheter des biens en commun. Il existe nombre de formules plus simples, chez notaire, et moins contraignantes annuellement.

La création d’une SCI est en revanche un mode d’acquisition fort courant chez les contribuables les plus fortunés. Il facilite en effet la transmission du patrimoine sans les aléas de l’indivision. Car il est plus aisé de transmettre des parts que des biens. Il évite les problèmes d’estimation et il confère réellement un avantage fiscal, permettant par exemple de séparer le patrimoine professionnel du patrimoine privé et d’en déduire les intérêts d’emprunt.

Mais, en dehors de cette querelle de sous, d’arrières-sous et de sous-entendus, les électeurs que nous sommes seront ravis d’apprendre que la politique et son exercice ne sont pas toujours, comme certains veulent éternellement le faire croire, un apostolat de sacrifices et de désintéressement. En trente ans de vie dans le service public, ou au service du public, on s’aperçoit en effet que Ségolène Royal et son compagnon ont pu très largement se constituer un patrimoine intéressant. A l’égal d’un « capitaine d’industrie » et sans en avoir apparemment les « facilités », tant en terme d’évasion fiscale que de placements à l’étranger. C’est rassurant. Ainsi donc, la République permet à ses « meilleurs serviteurs », et nul ne peut douter de l’adjectif, de non seulement cotiser pour leur retraite, mais aussi d’économiser et de doubler, voire quadrupler leur capital de départ. On s’en doutait un peu pour Nicolas Sarkozy. On le sait désormais aussi pour Ségolène Royal et son bon François qui ont su ainsi mettre suffisamment d’argent à gauche pour ne plus avoir à compter. Sauf peut-être l’ISF.

Chacun aimerait sans doute avoir la recette, la bonne adresse et le mode d’emploi. Surtout les militants qui dépensent sans compter et ne sont jamais du bon côté du panier ! Mais ne rêvons pas ! La bonne filière, tout comme le discours de la méthode, relèvent, eux, exclusivement, du domaine… privé.

par le blog-notes de Jean-Paul Busnel publié dans : jpbusnel
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mardi 16 janvier 2007

L’Allemagne, dont on parle beaucoup moins depuis 15 ans, coût de la réunification oblige, est en train de reconquérir solidement sa place de leader en Europe. Elle a retrouvé tout son dynamisme de pays exportateur et multiplie les investissements. Enfin, ce n’est pas une surprise si le bruit court désormais que la ville d’Hambourg pourrait récupérer la totalité de la chaîne d’assemblage des avions monocouloirs de la gamme Airbus. Il y a certes dans cette opération une nette volonté de rationalisation de la production, après les problèmes de cet été, mais, aussi, semble-t-il, la reconnaissance de la qualité industrielle de nos voisins d’outre-rhin et, surtout, de leur valeur travail en hausse constante depuis plusieurs années.

L’an dernier, la croissance du produit intérieur brut de l’Allemagne aura atteint les 2,5%, soit près d’un demi point de plus que chez nous, et elle table encore, pour cette année, sur une progression de l’ordre de 2%, ce qui laisse rêveur. Quant au chômage, il a diminué de plus d’un million de personnes en trois ans pour se situer aujourd’hui juste en dessous de 4 millions.

Ainsi, sans bruit, sans tambours ni trompettes, la grande coalition d’Angéla Merkel entame sa reconquête de l’Europe. Ce qui ne va parfois sans douleurs. Actuellement, le pays doit absorber l’augmentation de 3 points de la TVA, de 16 à 19%, promise par la nouvelle chancelière lors de la campagne électorale, pour contribuer à l’assainissement des finances publiques et permettre une réduction des charges sociales. Cette augmentation, qui ne touche pas les produits de consommation courante, va cependant avoir des répercussions directes dans le domaine des transports et de l’énergie. Mais chacun sait que c’est pour la bonne cause. L’Allemagne, dont le déficit des finances publiques était encore de 3,7% en 2004 et de 3,5% en 2005, semble en effet retrouver un chemin plus vertueux. Alors que la France piétine encore sur les solutions à trouver.

La politique des petits pas, les fameux « kleine schritte », d’Angéla Merkel, n’a rien à voir avec le dogmatisme à la française. La Chancelière considère ainsi, par exemple, par simple pragmatisme, que seule une meilleure harmonisation entre l’Europe et les Etats-Unis, dans les mécanismes de régulation des marchés, des protections de brevets et de la définition des standards communs, peut renforcer les flux d’investissements et les échanges commerciaux. Bref, pour relever le défi de la mondialisation, elle semble plus croire en un grand marché transatlantique qu’en un seul marché unique. Et si c’était la grande idée de… demain !

par le blog-notes de Jean-Paul Busnel publié dans : jpbusnel
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Lundi 15 janvier 2007

Et si l’on parlait désormais d’autre chose. Maintenant que le deux camps sont en place. Que Nicolas Sarkozy, comme Ségolène Royal il y trois semaines, ont installé leurs pions, leur chevaux, légers ou pas, leurs tours et leurs cavaliers sur l’échiquier. Maintenant que le chronomètre est prêt et que le compte à rebours va commencer. Il leur reste, certes, à déménager. A installer leur QG de campagne et à l’inaugurer. A peaufiner leurs affiches et leurs slogans. Mais le plus dur est fait. Tous deux, par des « primaires » qui n’en ont pas été vraiment, sont investis par leurs partis respectifs et ont pu se faire tailler leurs costumes de « Président ». Ségolène a choisi le blanc, Nicolas préfère le bleu. Les autres candidats n’auront que l’embarras du choix des couleurs restantes. Même si le rouge et le vert sont, semble-t-il, déjà pris, il leur appartiendra sûrement d’y apporter quelques nuances.

En attendant, les slogans commencent à fleurir. Mais entre le « pour que ça change fort » de l’une et le « ensemble, tout devient possible » de l’autre, il ne va pas rester beaucoup d’espace pour les derniers optimistes, ceux qui prédisent autre chose que les incantations au poing levé ou la simple réflexion sur les vertus du rassemblement. Quant à ceux qui annoncent périodiquement le grand soir et la révolution, il leur faudrait enfin interpeller les électeurs autrement que par des accents faussement amicaux de « camarades » ou de « travailleuses, travailleurs » pour pouvoir simplement être écoutés. Et pas seulement des oreilles écorchées.

Aujourd’hui, tout le monde va pouvoir gloser sur le « possible » ou le probable, sur le « ça » ou le moins que « ça ». Mais, pendant tout ce temps, la vie continue. Sans nuances. Avec ses hauts et ses bas, ces morts stupides sur la route près d’Amiens, ces enlèvements d’enfants à répétition, ses licenciements chez Arena ou ailleurs, ces promeneurs emportés par la tempête à la pointe du Raz. Mais peut-on encore parler de vie, de vraie vie quand on égrène les faits divers et les suppressions d’emploi comme le chemin de croix d’un long week-end en France. Et qu’on les met en perspective avec les 3,5 millions d’euros dépensés hier pour le demi-sacre d’un homme qui, seul candidat, n’en avait pas… besoin.

par le blog-notes de Jean-Paul Busnel publié dans : jpbusnel
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Dimanche 14 janvier 2007

Il n’est jamais trop tard pour bien faire. Mais il y a désormais urgence en France si l’on ne veut pas vieillir plus bête que l’ensemble de la moyenne. Et plus mal que l’ensemble de l’univers. Car, si l’on en croit la très sérieuse étude d’un institut canadien de recherche, le « Rotman Research Institute » de Toronto, la pratique du bilinguisme permet de retarder la sénilité bien mieux que les médicaments. Or, nous sommes, ici, toujours très loin du compte, question langues étrangères, malgré le déni séculaire des enseignants et les affirmations très satisfaites de l’Education nationale.  D’ailleurs, en 2002, lors du dernier test d’évaluation réalisé dans sept pays européens auprès de 1.500 élèves de 15-16 ans, sur leur connaissances en Anglais, nos petits Français sont arrivés bons derniers. Bonnets d’âne derrière les Suédois, les Finlandais, les Norvégiens, les Hollandais, les Danois et même les Espagnols qui, pourtant, lors du précédent test en 1996, n’étaient guère meilleurs que nous.

Mais ce qui nous faisait et nous fait toujours un peu sourire, de médiocrité, risque désormais de nous préoccuper. Car si l’apprentissage des langues était, avant tout, un besoin culturel, il va devenir une urgence médicale. D’autant que l’observation de chercheurs canadiens, qui sera publiée en février dans la revue « Neuropsychologia », ne souffre d’aucune ambiguïté. Ils se sont en effet aperçus, après observation d’un groupe de près de 200 personnes venues consulter pour des troubles cognitifs, que les symptômes de sénilité apparaissaient quatre ans plus tôt, soit vers 71 ans, chez les personnes ne parlant qu’une langue que chez les bilingues. Et ceci, quels que soient leur niveau d’étude, leur sexe, leur milieu social ou leur pays d’appartenance !

Les plus fainéants d’entre nous diront que, contrairement aux apparences, nous sommes bien en avance. Car à défaut de parler couramment la langue de Shakespeare et la langue de Goethe, nous sommes passés maîtres, depuis des décennies, dans la pratique de la langue de bois. Tandis que d’autres, plus cruels encore, « langues de vipères » sans doute, ajouteront qu’avant d’apprendre à parler « étranger », il vaudrait d’abord mieux savoir… lire et écrire en français.

par le blog-notes de Jean-Paul Busnel publié dans : jpbusnel
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander

Citation du jour

- Tout Etat libre où les grandes crises n'ont pas été prévues est à chaque orage  en danger de périr.

.

Jean-Jacques ROUSSEAU

Agenda

- Le 1er février - Media training à SciencesCom

- Les 4 et 5 février - Communication orale à SciencesCom

- Le 12 février - Communication de crise à Centrale

 

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus