Quand on veut être transparent, il faut l’être jusqu’au bout. Et le couple Royal a raison de remettre les pendules à l’heure. Mais il ne faut pas dire pour autant, comme leur avocat, que la création d’une SCI est le meilleur moyen pour un couple non-marié d’acheter des biens en commun. Il existe nombre de formules plus simples, chez notaire, et moins contraignantes annuellement.
La création d’une SCI est en revanche un mode d’acquisition fort courant chez les contribuables les plus fortunés. Il facilite en effet la transmission du patrimoine sans les aléas de l’indivision. Car il est plus aisé de transmettre des parts que des biens. Il évite les problèmes d’estimation et il confère réellement un avantage fiscal, permettant par exemple de séparer le patrimoine professionnel du patrimoine privé et d’en déduire les intérêts d’emprunt.
Mais, en dehors de cette querelle de sous, d’arrières-sous et de sous-entendus, les électeurs que nous sommes seront ravis d’apprendre que la politique et son exercice ne sont pas toujours, comme certains veulent éternellement le faire croire, un apostolat de sacrifices et de désintéressement. En trente ans de vie dans le service public, ou au service du public, on s’aperçoit en effet que Ségolène Royal et son compagnon ont pu très largement se constituer un patrimoine intéressant. A l’égal d’un « capitaine d’industrie » et sans en avoir apparemment les « facilités », tant en terme d’évasion fiscale que de placements à l’étranger. C’est rassurant. Ainsi donc, la République permet à ses « meilleurs serviteurs », et nul ne peut douter de l’adjectif, de non seulement cotiser pour leur retraite, mais aussi d’économiser et de doubler, voire quadrupler leur capital de départ. On s’en doutait un peu pour Nicolas Sarkozy. On le sait désormais aussi pour Ségolène Royal et son bon François qui ont su ainsi mettre suffisamment d’argent à gauche pour ne plus avoir à compter. Sauf peut-être l’ISF.
Chacun aimerait sans doute avoir la recette, la bonne adresse et le mode d’emploi. Surtout les militants qui dépensent sans compter et ne sont jamais du bon côté du panier ! Mais ne rêvons pas ! La bonne filière, tout comme le discours de la méthode, relèvent, eux, exclusivement, du domaine… privé.
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L’Allemagne, dont on parle beaucoup moins depuis 15 ans, coût de la réunification oblige, est en train de reconquérir solidement sa place de leader en Europe. Elle a retrouvé tout son dynamisme de pays exportateur et multiplie les investissements. Enfin, ce n’est pas une surprise si le bruit court désormais que la ville d’Hambourg pourrait récupérer la totalité de la chaîne d’assemblage des avions monocouloirs de la gamme Airbus. Il y a certes dans cette opération une nette volonté de rationalisation de la production, après les problèmes de cet été, mais, aussi, semble-t-il, la reconnaissance de la qualité industrielle de nos voisins d’outre-rhin et, surtout, de leur valeur travail en hausse constante depuis plusieurs années.
Et si l’on parlait désormais d’autre chose. Maintenant que le deux camps sont en place. Que Nicolas Sarkozy, comme Ségolène Royal il y trois semaines, ont installé leurs pions, leur chevaux, légers ou pas, leurs tours et leurs cavaliers sur l’échiquier. Maintenant que le chronomètre est prêt et que le compte à rebours va commencer. Il leur reste, certes, à déménager. A installer leur QG de campagne et à l’inaugurer. A peaufiner leurs affiches et leurs slogans. Mais le plus dur est fait. Tous deux, par des « primaires » qui n’en ont pas été vraiment, sont investis par leurs partis respectifs et ont pu se faire tailler leurs costumes de « Président ». Ségolène a choisi le blanc, Nicolas préfère le bleu. Les autres candidats n’auront que l’embarras du choix des couleurs restantes. Même si le rouge et le vert sont, semble-t-il, déjà pris, il leur appartiendra sûrement d’y apporter quelques nuances.
Il n’est jamais trop tard pour bien faire. Mais il y a désormais urgence en France si l’on ne veut pas vieillir plus bête que l’ensemble de la moyenne. Et plus mal que l’ensemble de l’univers. Car, si l’on en croit la très sérieuse étude d’un institut canadien de recherche, le « Rotman Research Institute » de Toronto, la pratique du bilinguisme permet de retarder la sénilité bien mieux que les médicaments. Or, nous sommes, ici, toujours très loin du compte, question langues étrangères, malgré le déni séculaire des enseignants et les affirmations très satisfaites de l’Education nationale.
- Tout Etat libre où les grandes crises n'ont pas été prévues est à chaque orage en danger de périr.
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