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  • : Jean-Paul Busnel, journaliste et éditorialiste, aujourd'hui intervenant-professeur auprès de grandes écoles, notamment SciencesCom, Centrale, Audencia, EAC, et par ailleurs consultant/expert pour les entreprises, porte un oeil critique sur la Communicatio
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Vendredi 11 août 2006

Le terrorisme religieux n’a pas de limites. Non content d’engendrer la guerre civile sur les terres de l’Islam, comme en Irak, au Pakistan, au Sri-Lanka ou en Iran, il tente d’exporter ses souffrances, son fanatisme et son mépris de la vie humaine dans le monde entier. L’intolérance atteint ainsi des sommets, sous prétexte de religion et de bons sentiments. Car ne nous trompons pas ! La guerre au Liban, le chaos en Irak et les divisions de l’Islam ne sont que des « faux-nez » qui cachent la soif de puissance et la mégalomanie de quelques « fous de Dieu ». Les « illuminés » du Djihad ne sont pas vraiment en quête de rédemption et ceux qui les suivent n’ont bien souvent d’autre horizon que la mort lente par manque d’espoir et de talent. Ils se transforment alors de victimes expiatoires en prétendus martyrs de la foi.

La mise au jour, hier, d’un vaste complot visant les transports aériens entre l’Angleterre et Les Etats-Unis est de ce point de vue rassurant. Il montre que l’Occident a désormais pris la mesure du risque et qu’il surveille maintenant toutes les immigrations massives, toutes les activités et tous les mouvements de fonds suspects. Tous les déplacements incertains, tous les excès de conduite et toutes les dissimulations. Les démocraties occidentales ont bien compris qu’elles inspiraient chez certains plus de jalousie que d’envies et que la tentation d’ensanglanter leur bel ordonnancement était devenue trop forte chez les fanatiques du désordre et du massacre des innocents. L’angélisme n’est plus aujourd’hui de mise quand on voit le peu de cas fait des vies humaines dans certains pays d’Orient. Combien dérisoires apparaissent alors les protestations « humanistes » sur les fouilles au corps, les passeports biométriques et autres soi-disant tracasseries de nos paisibles démocraties, au regard des vies sauvées par une attention de tous les instants et une surveillance de tous les comportements !

La mondialisation touche aussi le terrorisme. Et il faut bien trouver un moyen de l’arrêter. N’en déplaise à tous les partisans des frontières ouvertes, des régularisations massives et de la tolérance béate. Au moins jusqu’au jour où les Etats, qui protègent et subventionnent ces fanatismes, pour avoir cru pouvoir un moment les utiliser, seront bien obligés, à leur tour, de s’en… débarrasser.

par le blog-notes de Jean-Paul Busnel publié dans : jpbusnel
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Jeudi 10 août 2006

En décidant hier d’étendre l’offensive terrestre au Liban, le cabinet de sécurité israélien ne pratique pas l’escalade, comme on l’entend dire ici ou là. Il tire, hélas, les leçons de l’échec de ses raids aériens sur l’organisation terroriste qu’il combat. Avec dépit et, sûrement, une certaine souffrance. Une centaine de roquettes sont en effet encore tombées sur le nord d’Israël. Et chaque jour qui passe tend à démontrer que les capacités de nuisance du Hezbollah, grâce à ses sites mobiles de lancement, sont intactes. Enfin, pour « corser » le tout, Hassan Nasrallah, le chef de la milice chiite libanaise, a demandé hier aux habitant arabes de Haïfa de quitter la ville israélienne. Ce qui laisse entendre que le Hezbollah s’apprête à lancer des missiles longue portée sur la troisième ville de l’Etat hébreu. Et à poursuivre son harcèlement commencé le mois dernier par l’enlèvement de soldats de Tsahal.

En fait, Ehoud Olmert se retrouve devant un choix impossible. Soit il devient lui-même « prisonnier » de la stratégie du Hezbollah qui s’abrite derrière les civils pour susciter la compassion de la communauté internationale. Il accepte alors, comme son pire ennemi, un éventuel déploiement de l’armée libanaise dans le sud-Liban. Ce qui constituerait, pour la milice armée, une aubaine, une sorte de « paix des braves » sans les inconvénients. Chacun pourrait ainsi se retirer sur ses terres, « abrité » par un bouclier libanais, et, pourquoi pas, une bonne « résolution » des Nations-Unies, prêt à recommencer la guerre d’usure dans quelques années, voire dans quelques mois.

Soit le Premier ministre israélien accepte le « compromis » français qui lui laisse tout loisir de riposter aux attaques terroristes s’il est attaqué, mais lui impose d’abord de laisser le soin à une force d’interposition de protéger son pays. Eternellement… Il ne lui resterait plus alors qu’à prier pour que cette dernière réussisse là où la Finul a échoué depuis plus d’une vingtaine d’années et pour que l’Occident accepte de mobiliser « pour la vie » des milliers d’hommes aux portes du Liban.

Israël ne peut mettre ainsi en balance son existence. Et croire aux chimères comme aux bonnes paroles. En réalité, aucun accord ne pourra vraiment être pris au sérieux par les parties au conflit s’il n’implique pas la Syrie et l’Iran. Israël le sait, tout comme les Etats-Unis, l’Allemagne et le Liban le savent aussi. Or le silence de Damas et de Téhéran se fait, chaque jour, plus pesant. Il serait plus « diplomatique » aujourd’hui, pour la France, comme pour le Conseil de sécurité, de s’en… préoccuper.    

 

par le blog-notes de Jean-Paul Busnel publié dans : jpbusnel
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Mercredi 9 août 2006

Ce qui devait arriver est, hélas, arrivé. Sans doute exaspérés d’être envahis sans vergogne, l’été, par quantité de joggeurs et autres VTTistes, les animaux de la forêt commencent à se révolter et à manifester leur mauvaise humeur. A force de voir leur pâturages piétinés, leurs fraises des bois pillées et leurs baies rouges dévastées, ils ont, en quelque sorte, créé un comité d’autodéfense, sans même attendre la médiation éventuelle de Brigitte Bardot. Les premiers signes de cette révolte ont eu pour cadre la forêt d’Anché, dans la Vienne. Cela s’est passé dimanche dernier et une personne âgée de 71 ans en garde une trace mémorable. Il a fallu, en effet, lui poser pas moins de cinquante points de suture pour « réparer » ses blessures au dos et aux jambes. On aurait pu croire cet incident isolé, imaginer même que la retraitée ait pu « provoquer » l’animal. Mais le chevreuil a récidivé hier, pratiquement au même endroit, en attaquant un joggeur qui n’a dû son salut qu’en frappant la bête à coups de pierre.

Désormais, l’affaire est prise au sérieux par les autorités et la tête du « chevreuil qui boîte » a été mise à prix. Plus exactement, le préfet a autorisé hier, par arrêté préfectoral, un lieutenant de louveterie à mettre tout en œuvre pour mettre l’animal hors d’état de nuire.

Reste que personne n’est vraiment à même d ‘expliquer cet accès d’agressivité de la part de ce petit ruminant dont les bois n’ont que deux cors. Mais deux cors qui font du « bruit », le soir, au fond des bois. Ce descendant de « Bambi » a peut-être été blessé par un chasseur et ne supporterait plus, dès lors, qu’on l’approche. A moins qu’il ne s’agisse des prémices d’une réelle révolution dans les comportements de la gent animale. Au même titre que la planète se réchauffe et que les climats se dégradent, la faune sauvage deviendrait plus hostile. De quoi redouter désormais la révolte des écureuils ou, pour rester dans la catégorie des bêtes à cornes, celle des… escargots ?

par le blog-notes de Jean-Paul Busnel publié dans : jpbusnel
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Mardi 8 août 2006

Les espions et agents secrets français ont parfois des attitudes et des « pudeurs » surprenantes. Surtout lorsqu’ils sont pris la main dans le sac. A tel point que l’on peut s’interroger largement sur les conditions de leur recrutement. On en a eu l’illustration récente avec les petits « papiers » du général Rondot dans l’affaire Clearstream. Et on en a encore la démonstration avec l’étonnante procédure diligentée par les faux-époux Turenge contre une chaîne de télévision locale néo-zélandaise. Les avocats d’Alain Mafart et de Dominique Prieur ont en effet tenté d’interdire la diffusion du film de leur comparution devant un tribunal d’Auckland après le sabotage du Rainbow Warrior. Le « couple » n’y apparaît certes pas à son avantage. D’autant qu’il a plaidé « coupable » devant la Cour et que, à travers lui, c’est un peu la France qui a été condamnée. Mais ce n’est pas pour cette raison que nos deux espions ont saisi la justice de ce pays. Ils ont introduit cette action tout simplement parce que on ne leur avait pas demandé leur autorisation pour prendre ce film, mais aussi pour atteinte « à leur vie privée ». Alors là, on se perd en conjectures. Les faux époux Turenge auraient-ils été plus proches dans la vie qu’il n’y parait ? Leur métier d’agent secret n’aurait-il pas été une extraordinaire « couverture » destinée à cacher leurs… amours clandestins ? "Voici" devrait s'y intéresser de plus près.

Toujours est-il que les magistrats néo-zélandais n’ont pas été sensibles à leurs arguments et que, 21 ans après les faits, ils ont jugé, hier, que le grand public et les nouvelles générations avaient largement droit à leur part de vérité. D’autant qu’ils ont pu estimer, à bon droit, qu’Alain Mafart et Dominique Prieur, condamnés en 1985 à dix ans de prison, avaient largement bénéficié d’un traitement de faveur. Les deux espions avaient en effet été remis aux autorités françaises un an plus tard pour, soi-disant, purger le restant de leur peine en France. Ce dont personne n’a été dupe. Ici comme ailleurs.

Aussi, nos deux plongeurs amoureux auraient sans doute été mieux conseillés de rester dans l’ombre. Car, même s’ils ont aujourd’hui changé d’activité ou de partenaires de jeu, ils ont suffisamment nagé en eaux troubles pour ne pas pouvoir prétendre à un certificat de… virginité.

par le blog-notes de Jean-Paul Busnel publié dans : jpbusnel
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Citation du jour

- Tout Etat libre où les grandes crises n'ont pas été prévues est à chaque orage  en danger de périr.

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Jean-Jacques ROUSSEAU

Agenda

- Le 08 septembre 2008 : jury de recrutement Bac +5

 

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