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  • : Jean-Paul Busnel, journaliste et éditorialiste, aujourd'hui intervenant-professeur auprès de grandes écoles, notamment SciencesCom, Centrale, Audencia, EAC, et par ailleurs consultant/expert pour les entreprises, porte un oeil critique sur la Communicatio
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Dimanche 5 février 2006
Le Makalu est resté silencieux depuis le 28 janvier. Et, hier, à Katmandou, les derniers espoirs se sont envolés avec le retour bredouille du second hélicoptère de secours. Jean-Christophe Lafaille, guide de haute montagne et professeur à l’ENSA, a donc choisi de rester éternellement sur le cinquième plus haut sommet du monde. Au plus près des étoiles, de "ses" étoiles aux noms prestigieux et inquiétants d’Annapurna, de Shisha-pangma, de Daulaghiri, de Nangat Parbat, de Broad Peak et de tant d’autres.

Reinhold Messner était son maître et l'Himalaya sa passion. Jean-Christophe Lafaille savait qu'il défiait le temps et les tempêtes, qu'il n'était qu'un "géant" de la montagne en sursis, mais c'était aussi un de ces Chamoniards têtus, digne héritier du Lyonnais Maurice Herzog, qui se jouait des vents et des éléments comme d’autres des déferlantes et des courants.

Il collectionnait les ascensions en solitaire, interprétait les couloirs neigeux tel un virtuose, passait indifféremment de la « Divine Providence » au Grand Pilier d’Angle à la face Sud du Fou et accumulait les exploits dans des endroits dont les noms seuls font frissonner. Jamais prétentieux, ce petit bonhomme par la taille savait communiquer son enchantement au retour d’une course. Il parlait alors de ce « moment magique » qui fait que l’on est à la fois « terriblement fragile et immensément puissant ».  

On ne saura jamais si Jean-Christophe Lafaille est parvenu au  sommet du Makalu. Mais qu'importe puisqu'il a atteint son but et rejoint les Pierre Beghin, Benoît Chamoux, Chantal Mauduit et Eric Escoffier au paradis blanc, fier sans doute de s'être toujours aventuré là où, comme le disait encore Messner, "aucun être n'est jamais allé, là où personne ne peut plus vous suivre, ni vous... comprendre".

 

 

 

 

 

par le blog-notes de Jean-Paul Busnel publié dans : jpbusnel
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Samedi 4 février 2006
La dernière route maritime du Clémenceau prend des allures d'épopée fantastique. Notre porte-avions n'en finit pas, en effet, de susciter allers-retours et controverses. Vendu d'abord aux Espagnols en 2003 pour être désamianté, mais "détourné" au large de la Sicile alors qu'il prenait la direction d'Izmir, ramené ensuite à Toulon puis renvoyé en Inde sans être sûr d'y arriver, voilà désormais l'ancien fleuron de notre flotte freiné par Bruxelles et suspecté d'être un "déchet" ambulant par la Commission européenne.
    Paris a eu beau dire déjà qu'il s'agissait d'un matériel de guerre, pour échapper à la Convention de Bâle et amadouer les Egyptiens pour transiter par le canal de Suez, l'explication est toujours restée fumeuse et n'a convaincu personne. Car le bateau ayant été désarmé en...1997 et vendu à un chantier civil, il ne vaut plus désormais que le prix de la ferraille. Et encore... le prix de la ferraille moins l'amiante.
    Bruxelles veut donc en avoir le coeur net et connaître le tonnage exact des produits dangereux restant à bord, quitte à saisir la Cour de Justice européenne en cas d'infraction. Et, comme en écho, le tribunal de Versailles a débouté hier l'Etat français qui s'opposait à une mission d'expertise. Alors les paris sont désormais ouverts. D'un côté, le ministère de la Défense qui affirme qu'il ne reste plus que 45 tonnes d'amiante. De l'autre, les associations anti-amiante, bien sûr, et la commission de contrôle indienne qui indique que les chiffres qui lui ont été fournis varient entre 50 et 1000 tonnes.
    Bref, la preuve est faite que, à défaut d'être resté un vrai navire de guerre, le Clémenceau n'en demeure pas moins, pour la France, un déchet... explosif.
par le blog-notes de Jean-Paul Busnel publié dans : jpbusnel
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Vendredi 3 février 2006
La surprise des Occidentaux face à ce qui est devenu "l'affaire des caricatures de Mahomet" fait peine à voir. C'est à croire que l'Europe avait déjà oublié le triste sort réservé aux "Versets sataniques" de Salman Rushdie. Pourtant, l'auteur est toujours condamné à mort et vit caché à New-York depuis 1989. Les Norvégiens, Danois et Français semblent ainsi découvrir que l'Islam n'est pas la religion de tolérance qu'ils croyaient ou, plutôt, celle que l'on veut leur faire croire depuis quelques années. A grand renfort de déclarations sur "l'Islam de France" ou la nécessaire intégration.
    Mais l'Islam n'a jamais été une... religion. Il est beaucoup "plus". Contrairement au christianisme qui est centré sur la personne du Christ, l'Islam est, lui, tout entier centré sur le Coran, livre sacré, certes, mais aussi livre de morale et de prescriptions sociales et politiques. Car le discours du Prophète avait bien évolué de La Mecque à Médine. Et le Coran, parole de Dieu, est devenu Consitution, apte à définir les droits et les devoirs publics et privés, la législation du travail, la réglementation des mariages, les ordonnances fiscales et même le droit de propriété. Nous sommes donc loins des simples interdits religieux.
    Mais, aujourd'hui, encore, les mots n'ont pas le même sens entre Musulmans et Européens. Ces derniers, drapés dans leur dignité et absorbés à leur tour par la dictature de la "pensée unique", hurlent à la censure et, brandissant la liberté d'expression, appellent la communauté musulmane à respecter le droit des démocraties laïques. Et, ce faisant, commettent un contresens supplémentaire. Car le mot arabe "oumma" qui désigne la communauté veut dire également "nation", ignorant les frontières. Dès lors, partout, les Musulmans, s'ils veulent suivre le Coran, ont vocation à se "superposer". Nullement à s'intégrer ou à respecter. 
    Finalement, cette affaire arrive à point nommé. Car elle montre au monde entier que cet Islam imagé que l'on persiste, depuis quelque temps, à vouloir présenter divisé, voire apaisé ou pragmatique, n'est en réalité qu'une bien aimable... caricature.
par le blog-notes de Jean-Paul Busnel publié dans : jpbusnel
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Jeudi 2 février 2006
La bataille de chiffres que se livre la classe politique en France au sujet du chômage devient désormais intolérable et inacceptable. Plus personne ne sait qui croire. Et plus personne ne fait plus confiance à... personne. Mardi, le gouvernement Villepin nous annonce un neuvième mois consécutif de baisse du chômage et 300.000 emplois CNE signés. Mais, hier, l'Office européen des statistiques tempère le "triomphalisme" ambiant en ne voyant dans ce recul qu'un effet du traitement social et du nettoyage statistique.
    Qui a raison? L'Insee ou l'Eurostat ? C'est vrai qu'il y a de quoi s'interroger face à une baisse annoncée du chômage de 127.000 personnes contre seulement 42.000 emplois créés. Où est donc passée la différence ? Economistes et syndicats ont bien chacun, leur petite idée, mais elle n'est pas uniforme et les chiffres divergent encore. Quant à l'homme de la rue, s'il sent bien que le chômage persiste et que les créations d'emplois sont toutes relatives, il est bien incapable de faire la moindre... estimation.
    Alors, il serait peut-être temps de donner les vrais chiffres. A l'heure de l'informatique, il devrait être possible de croiser les données des cotisations, retraites ou autres Urssaf, pour connaître le nombre exact des nouveaux emplois. A l'heure des Assedic et de l'ANPE, il devrait être enfantin de recenser, à l'individu près, le nombre des demandeurs d'emplois enregistrés. Sans "corrections" des variations... saisonnières ou autres "stupidités" qui ne servent qu'à masquer une triste réalité. Et en réintégrant, pour une fois, toutes ces radiations mathématiques qui n'ont pour seul but que de supprimer les indemnités.
    La société de vérité réclame aujourd'hui un réel état des lieux, sans trucage ou dissimulation. Au risque d'être obligé de créer une commission d'enquête parlementaire sur le sujet. Avec audition publique des comptables et statisticiens qui, depuis des lustres, laissent, sans s'émouvoir outre mesure, leurs chiffres être triturés et... manipulés au gré des autorités.
par le blog-notes de Jean-Paul Busnel publié dans : jpbusnel
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Citation du jour

- Tout Etat libre où les grandes crises n'ont pas été prévues est à chaque orage  en danger de périr.

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Jean-Jacques ROUSSEAU

Agenda

- Le 08 septembre 2008 : jury de recrutement Bac +5

 

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