Il y a quelque incohérence à vouloir créer un « contrat dernière embauche » pour les seniors de plus de 57 ans alors que, à cet âge-là, ils sont dispensés de… recherche d’emploi par les Assedic et l’Anpe. Il y a quelque aveuglement à vouloir faire croire qu’il s’agit juste de compenser quelques trimestres manquants pour permettre d’obtenir des retraites à taux plein alors que le chômage des « vieux » touche en masse les plus de 50 ans. Et que, dès lors, les trimestres défaillants avoisinent plus les… dix ans que les dix-huit mois proposés.
Mais, c’est pourtant la mesure-phare que le gouvernement entend promouvoir ce matin au Conseil économique et social, en s’appuyant sur l’accord cadre signé par les partenaires sociaux le 13 octobre dernier. A croire que le but avoué de cette manifestation est avant tout de saluer le consensus plutôt que de faire œuvre d’imagination.
Officiellement, il est vrai que le taux de chômage diminue avec l’âge et qu’il n’est que de 6% pour les plus de 50 ans. Mais chacun sait que les statistiques sont complètement faussées par les préretraites « aidées » massives de ces dernières années.
C’est vrai qu’il faut changer les mentalités et que la France est sans doute encore le seul pays d’Europe à considérer les plus de 50 ans comme des personnes « âgées », à estimer que les seniors n’ont pas d’expérience à transmettre, qu’ils sont juste bons à faire la sieste et à diminuer le taux de productivité. Mais on peut penser, là aussi, que le secteur public ou semi-public est un des premiers responsables de cet état d’esprit. Aussi, le gouvernement, s’il voulait être encore mieux suivi par les entreprises, devrait pour le moins donner l’exemple et supprimer la retraite à 50 ou 55 ans pour une « certaine » catégorie non négligeable de ses propres agents. Mais il ne faut pas rêver…
Une chose est sûre : mieux vaut entretenir l’activité qu’encourager l’oisiveté. Aussi, à défaut d’être obligé, un jour, d’imposer des « quotas », comme on le fait désormais pour les travailleurs handicapés ou les femmes en politique, il faudrait peut-être réfléchir et innover. Car ce ne sont pas le récent changement de logo de l’agence nationale pour l’emploi, ni le mariage annoncé avec les assedic qui vont « booster » la lutte contre le chômage de cette catégorie de salariés.
Pourquoi ne pas prévoir par exemple des mécanismes qui instaurent plus des contreparties que des subventions ? Ainsi, l’on pourrait imaginer permettre aux entreprises de déduire une partie de leur fiscalité annuelle à concurrence du coût d’un emploi senior créé. Ou reverser, par exemple, un an d’Assedic à la société qui proposerait un CDD d’au moins deux ans à un chômeur indemnisé de plus de 50 ans. On pourrait alors parler de « nourrir » le travail et la valeur ajoutée, et non plus s’activer à compter ou radier les inscriptions à l’Anpe et les dépenses à fonds perdus.
Tout cela nécessite une véritable révolution dans les esprits. Pas obligatoirement du courage, mais du bon sens et l’envie de gagner. Car, pour faire du neuf avec du « vieux », mieux vaut faire simple au lieu de faire… compliqué.
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La France est un pays formidable. C’est aussi une « République indivisible, laïque, démocratique et sociale » qui,
C’est à croire qu’ « elles » ont peur de le manquer. Le 19 juin n’est pourtant, cette année, ni un dimanche, ni un jour chômé. Ni un vendredi, ni un jour férié. C’est bêtement un lundi, tout comme l’accident qui lui aura coûté la vie. Coluche est mort depuis 20 ans, mais plus personne ne « respecte » cette triste date d’anniversaire. Tout le monde court après, ou plutôt avant, de peur que telle ou telle chaîne ne prenne des parts de marché à sa place. Et, surtout, de la juteuse publicité.
45% des Français disent souffrir de fatigue visuelle, soit 12% de plus que l’an dernier. C’est ce qui ressort d’un sondage rendu public hier par l’association nationale pour l’amélioration de la vue. Et cette « photographie » chiffrée est tout autant un indicateur de santé publique qu’un baromètre citoyen. Même s’il s’agit avant tout d’impressions plus que de constatations sanitaires, l’alerte est en effet réelle et doit être prise au sérieux.
- Tout Etat libre où les grandes crises n'ont pas été prévues est à chaque orage en danger de périr.
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