Georges Bush est, dit-on, parti en vacances avec trois livres historiques. Le premier s’intitule « Polio : une histoire américaine » et traite du sujet dans les années 40 et 50 aux Etats-Unis. Quant aux deux autres, ils retracent la vie du héros du parti Républicain Abraham Lincoln. Des lectures somme toute banales, mais qui méritent explications.
En s’intéressant de près à la polio, George Bush voudrait-il suivre la trace de Franklin Roosevelt ? Ce dernier, lui-même atteint par la maladie, en avait fait une priorité politique dans les années 1930. Il avait même crée une sorte d’opération « pièces jaunes », la « March of Dimes » pour récolter des fonds, en l’occurrence des pièces de 10 cents, destinés aux chercheurs. La maladie, qui touchait alors environ 50.000 personnes par an aux USA, disparut progressivement grâce au vaccin élaboré par Jonas Salk et largement diffusé à partir de 1955. Mais l’Amérique ne fut « officiellement » débarrassée du fléau qu’en 1996. L’Europe, quant à elle, dut attendre 2002.
Franklin Roosevelt avait trouvé dans un livre, « les Horizons perdus » (Lost Horizon), le best-seller de James Hilton, l’énergie nécessaire pour réapprendre à marcher à 40 ans, après son attaque de polio. Le 32ème président américain avait pu alors rêver d’un « New Deal » pour son pays déprimé. Qui sait donc si George Bush ne cherche pas, à son tour, des « visions » aussi éclairées !
Abraham Lincoln fut, quant à lui, l’homme qui abolit l’esclavage aux Etats-Unis en 1863. Homme d’une grande droiture et d’une éloquence rare, il fut assassiné alors qu’il assistait à une pièce de théâtre. L’homme qui cachait ses discours dans son chapeau haut de forme, avait, dans sa jeunesse, adoré Robinson Crusoé et la vie de George Washington. La mort tragique de « la girafe de l’Illinois » inspira à Walt Whitman le poème « O Captain ! my Captain ! ». Plus tard, le film « Le cercle des poètes disparus » en transmis l’écho au monde entier.
En cherchant ainsi dans les livres les « secrets » du démocrate Franklin Roosevelt et du républicain Abraham Lincoln, George Bush est-il en quête de cette recette de « l’éternité », celle qui fit de ces Présidents des grands hommes sans qu’ils l’aient vraiment désiré. Les mauvaises langues disent déjà que ces trois livres ont avant tout vocation à rester dans son ranch du Texas. Mais qu’ils seront juste à peine assez gros pour… caler ses trophées de chasse.
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Certains prétendent y voir désormais plus « clair » grâce à l’accord franco-américain sur le Liban. D’autant que Paris « triomphe » sans réserve. Il est vrai que l’on a aujourd’hui le sentiment que les hostilités vont pouvoir enfin s’arrêter. Quand le Liban sera complètement détruit. Quand le Hezbollah sera totalement décimé ou n’aura plus de munitions. Quand Israël aura décidé de stopper son offensive terrestre. Quand tous les ressortissants étrangers auront quitté le pays du Cèdre. Bref, quand il n’y aura plus aucun danger, ni aucun risque, pour entraver la marche en avant d’une force internationale de « coercition ». Ce qui n’est plus l’affaire que de quelques jours, au pire de quelques semaines, vu l’ampleur des bombardements en cours. Tous les ponts ou presque sont détruits. Les principaux sites de stockage de pétrole sont en feu. Le tissu industriel est en piteux état et la majorité des salariés sont en chômage « technique ».
Nouveau « pastis » en perspective à Marseille avec l’affaire Ribéry. Pour une fois d’ailleurs, ce n’est pas une spécialité typiquement phocéenne, mais elle ne pouvait trouver meilleur domicile, en ce début de championnat, que les allées tortueuses du stade Vélodrome. Ce soir, la nouvelle « coqueluche » du football français, le « minot » balafré de Boulogne ne sera pas à Sedan. Il réfléchit à domicile… après avoir, au moins verbalement, rompu son contrat ave l’OM. Quel contrat ? Finalement on ne sait plus. Pape Diouf affirme que Ribery a signé pour quatre ans. Quant au joueur, il répond qu’il ne veut plus jouer. Bref, les contrats ne sont plus apparemment que des chiffons de papier. Avec des dizaines de zéros qui donnent le frisson, mais résonnent dans cette affaire comme des zéros pointés.
Philippe Douste-Blazy a sans doute encore perdu, hier, une occasion de se taire. Et ce par deux fois. Car, non seulement, le ministre français des Affaires Etrangères s’est laissé prendre au petit jeu de la provocation du président iranien, mais il a aussi déclaré qu’il « n’était pas souhaitable de parler » avec la Syrie.
- Tout Etat libre où les grandes crises n'ont pas été prévues est à chaque orage en danger de périr.
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