Présentation

  • : La Communication de crise
  • jpbusnel
  • : Société
  • : Jean-Paul Busnel, journaliste et éditorialiste, aujourd'hui intervenant-professeur auprès de grandes écoles, notamment SciencesCom, Centrale, Audencia, EAC, et par ailleurs consultant/expert pour les entreprises, porte un oeil critique sur la Communicatio
  • Recommander ce blog
  • Retour à la page d'accueil

Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Commentaires

Mardi 9 janvier 2007

Hugo Chavez, adoubé par tous les intellectuels de gauche comme le nouveau Castro, va jusqu’au bout de sa logique. Il a annoncé hier la nationalisation des entreprises d’électricité et de télécommunications. Et ce n’est sans doute pas fini puisqu’il veut récupérer le contrôle de l’ensemble des secteurs stratégiques, pétrole compris. Le président vénézuélien, qui prêtera serment demain pour un nouveau mandat, en principe le dernier, vise en fait à transformer radicalement le paysage national pour en faire un pays socialiste entièrement « dédié » à son image.

Hier, il a déclaré être « tout à fait dans la ligne de Trotski, la révolution permanente » et ce n’est pas le moins inquiétant. Chacun sait en effet ce qu’il advint des régimes communistes, de tous les régimes communistes à l’exception de la Chine, de Cuba et de la Corée du Nord. Il a également réclamé au Parlement des pouvoirs spéciaux et tout laisse à penser qu’il demandera prochainement une révision de la Constitution. Hugo Chavez a désormais franchi une nouvelle étape. Il cite volontiers Marx et Lénine pour se voir présenter comme le nouveau Simon Bolivar, comme l’homme qui va réinventer le socialisme du XXIème siècle. Quitte à bouleverser les institutions, à se proclamer rééligible à vie et à dilapider « à tout va » la manne pétrolière. Reste que, si la méthode est populiste, la recette est populaire. La pauvreté, voire même l’extrême pauvreté, n’a pas disparu, mais le peuple peut se procurer des aliments à prix « solidaire » et des médicaments gratuits.

L’ex-lieutenant-colonel va parfois jusqu’à réécrire sa biographie et tenter d’effacer des mémoires son coup d’Etat de 1992 contre le président social-démocrate de l’époque Carlos Perez. Il se réinvente ainsi une histoire comme s’il cherchait à entrer dans la légende. Pourtant, s’il veut réussir, Il lui faudra aussi s’attaquer à la criminalité, à la corruption et à l’incompétence qui ruinent plus sûrement son pays que les Etats-Unis qu’il vilipende quotidiennement. Mais, pour l’instant, Hugo Chavez est entré tout entier dans le culte de la personnalité. Et cela n’a jamais été synonyme de… liberté.

par le blog-notes de Jean-Paul Busnel publié dans : jpbusnel
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Lundi 8 janvier 2007

Et si Ségolène Royal n’était qu’un « produit » de consensus fabriqué par quelques socialistes pour pallier leur divergences criantes ? Si elle n’était qu’un leurre destiné à détourner l’attention des médias d’un Nicolas Sarkozy omniprésent et peu rassurant. Si elle n’était que l’instrument d’une mini-révolution de société ? Si elle n’était qu’un clone, parfois mal réglé, qui allait tout faire « exploser », la République comme la pensée unique ? Toutes ces questions méritent d’être posées au lendemain d’un week-end touristique en Chine qui, déjà, fait jaser. Passe encore que la candidate invente des mots comme « bravitude », sans doute pour permettre à ses hôtes de mieux la traduire, mais qu’elle confonde droits de l’homme et droits humains dépasse l’entendement. Au point que certains de ses soutiens se demandent aujourd’hui s’ils ne font pas fausse route au pays de Mao.

Il y avait ainsi, hier, dans "Le journal du Dimanche", une féroce caricature de la Madone du Poitou signée Wolinski. Le dessinateur, cet ancien de l’Humanité que l’on ne peut taxer de « béni oui oui », avait inventé avec son crayon une conférence de presse et il résumait en quelques mots les propos de Ségolène Royal par trois « bulles » féroces. « Pourquoi je suis en Chine ? Posez la question aux Chinois ». « Qui vais-je rencontrer. C’est aux Chinois de l’annoncer ». « Mon opinion sur la Chine ? C’est celle du peuple chinois ».

Cela faisait, comme aurait dit Coluche, plus vrai que vrai, plus blanc que blanc. Le dessinateur, en trouvant le trait « juste », renvoyait finalement tout le monde à ses chères études. Dos à dos. « Les gens de droite ne croient qu’aux conneries qu’on leur a apprises. Les gens de gauche ne croient qu’aux conneries qu’ils ont découvertes ». Et quelle découverte !

Mais, pourtant, qu’elle avait fière allure, Ségolène, tout de blanc vêtue, sur la muraille de Chine ! On aurait dit une apparition, un mirage, un rêve, une image, une icône. Elle réunissait sur elle tous les adjectifs et les qualificatifs. Vierge immaculée d’un marigot politique où elle baigne pourtant depuis trente ans, « Papesse » de toutes les religions et de toutes les espérances, il ne lui manquait que la « ségomobile » du vicaire de Rome et la canne du marcheur de Solutré.

Mais pour que l’image soit parfaite, encore aurait-il fallu qu’elle se taise. Car c’est là que le bât blesse. Toujours et encore. Il faudrait finalement qu’elle enregistre ses déclarations avec la voix d’une autre ou qu’elle prétexte une extinction de voix. Elle parlerait alors par gestes. Ce qu’une partie de la France semble encore attendre pour pouvoir enfin se… prosterner.

par le blog-notes de Jean-Paul Busnel publié dans : jpbusnel
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Dimanche 7 janvier 2007

Il n’y a pas d’injustice à voir l’œuvre de Vauban préférée à celle de Le Corbusier comme candidate à l’inscription au patrimoine de l’Unesco. Car non seulement le grand architecte du roi Soleil a quelque ancienneté à prévaloir sur  le créateur de la cité Radieuse, mais, en plus, il a proliféré sur tout le territoire à une époque où il n’était pas si facile de voyager. Ah, si Vauban nous était conté, il nous emmènerait dans un véritable tour de France des réalisations, de Briançon à Besançon, via Mont-Dauphin, Mont-Louis, Saint-Martin-de-Ré, Camaret, Arras, Longwy et quelques autres ! Il nous promènerait de courtines en caponnières, d’escarpes en fossés diamants et de gorges en banquettes. A tel point qu’on lui prête mille choses encore, comme le fort Napoléon dans l’archipel des Saintes, ce chef d’œuvre de l’architecture militaire du XIXème siècle dont il n’est pour rien. Mais l’on ne prête qu’aux riches et l’on ne compte plus désormais les constructions « à la Vauban ».

Mais le plus remarquable, chez ce bâtisseur, fut sans doute Vauban lui-même. Quelle homme fut en effet ce petit gentilhomme de Bourgogne qui passa toute sa vie, entre places fortes et sites fortifiées, à construire ce que les autres rêvaient de détruire et d’asservir. Saint-Simon le décrivait comme un « homme de médiocre taille, assez trapu, qui avait fort l’air de guerre… Il n’était rien moins : jamais homme plus doux, plus compatissant, plus obligeant, mais respectueux sans nulle politesse, et le plus avare ménager de la vie des hommes, avec une valeur qui prenait tout sur soi, et donnait tout aux autres… ».

Ce bronchiteux chronique, ce spécialiste de « la cochonnerie », qui écrivit un livre fort sérieux sur le sujet où l’on pouvait ainsi connaître la production d’une truie pendant dix ans, s’intéressait à tout. Au point de publier douze volumes intitulés « Oysivetés », d’inventer une fiscalité au taux unique de 10% sur tous les revenus, véritable scandale, et de proposer, bien avant l’euro, une monnaie unique européenne.

Comme bien d’autres précurseurs avant lui et après lui, Vauban ne fut pas toujours admiré. Il déclencha cabale et jalousies. Mais il mourut Maréchal de France, ce qui lui valut d’être doublement enterré, son corps à Vézelay et son coeur aux Invalides. Tel un patrimoine dispersé ! Toute une histoire et toute une œuvre qui devraient passionner l’Unesco et contribuer à son… universalité.

par le blog-notes de Jean-Paul Busnel publié dans : jpbusnel
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Samedi 6 janvier 2007

L’Eglise catholique polonaise peut désormais dormir sur ses deux oreilles. Elle a désormais à sa tête un expert du renseignement, un petit prodige du déguisement et un artiste de la dénégation. Monseigneur Wielgus a été officiellement adoubé hier comme archevêque de Varsovie par son prédécesseur Monseigneur Glemp. Et, enfin touché par la grâce, le nouvel impétrant a reconnu en soirée avoir été un ancien agent de la police secrète communiste, ce qu’il niait depuis déjà fort longtemps.

L’homme a donc attendu d’être officiellement désigné pour reconnaître enfin son « péché » et jouer les grands réconciliateurs. Si ce n’est pas de la haute stratégie, cela y ressemble vraiment. Car, dans une lettre distribuée aux fidèles, le nouvel archevêque confesse cette « erreur » comme il déclare l’avoir déjà « confessée au Saint-Père » et demande, « avec le cœur repenti », au clergé et aux fidèles de le « recevoir en frère qui veut unir et non diviser ».

Stanislas Wielgus avait été recruté il y cinquante ans alors qu’il était étudiant. Mais, preuve sans doute de ses bonnes dispositions, il avait suivi également « une formation spéciale pour agents ». Pour le reste, difficile pour l’instant d’en savoir plus sur ses 20 ans de collaboration « pieuse » et active, en tant qu’enseignant, au sein de la jeunesse de ce pays. Les archives ne sont pas toutes publiques et, secret de la confession oblige, le pape Benoît XVI refuse d’aller au-delà du communiqué qu’il avait publié le 21 décembre dernier et dans lequel il affirmait lui confier, « en pleine conscience », l’archidiocèse de Varsovie. Enfin, pas question de gâcher la fête qui verra demain l’ancien recteur de l’université catholique de Lublin, Stanislas Wielgus, entrer d’un pas alerte et conquérant dans la cathédrale de Varsovie et recevoir les honneurs de tous les prélats ainsi que du chef de l’Etat Lech Kaczynski.

Chacun attend sans doute avec impatience l’homélie du saint homme. Mais comment croire en la sincérité d’un archevêque, historien de surcroit, qui, au début du mois dernier, dénonçait encore une campagne de « calomnies » lancée contre lui ? Autant s’en remettre à… Dieu.

par le blog-notes de Jean-Paul Busnel publié dans : jpbusnel
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander

Citation du jour

- Tout Etat libre où les grandes crises n'ont pas été prévues est à chaque orage  en danger de périr.

.

Jean-Jacques ROUSSEAU

Agenda

- Le 08 septembre 2008 : jury de recrutement Bac +5

 

Blog : Décoration sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus