Hugo Chavez, adoubé par tous les intellectuels de gauche comme le nouveau Castro, va jusqu’au bout de sa logique. Il a annoncé hier la nationalisation des entreprises d’électricité et de télécommunications. Et ce n’est sans doute pas fini puisqu’il veut récupérer le contrôle de l’ensemble des secteurs stratégiques, pétrole compris. Le président vénézuélien, qui prêtera serment demain pour un nouveau mandat, en principe le dernier, vise en fait à transformer radicalement le paysage national pour en faire un pays socialiste entièrement « dédié » à son image.
Hier, il a déclaré être « tout à fait dans la ligne de Trotski, la révolution permanente » et ce n’est pas le moins inquiétant. Chacun sait en effet ce qu’il advint des régimes communistes, de tous les régimes communistes à l’exception de la Chine, de Cuba et de la Corée du Nord. Il a également réclamé au Parlement des pouvoirs spéciaux et tout laisse à penser qu’il demandera prochainement une révision de la Constitution. Hugo Chavez a désormais franchi une nouvelle étape. Il cite volontiers Marx et Lénine pour se voir présenter comme le nouveau Simon Bolivar, comme l’homme qui va réinventer le socialisme du XXIème siècle. Quitte à bouleverser les institutions, à se proclamer rééligible à vie et à dilapider « à tout va » la manne pétrolière. Reste que, si la méthode est populiste, la recette est populaire. La pauvreté, voire même l’extrême pauvreté, n’a pas disparu, mais le peuple peut se procurer des aliments à prix « solidaire » et des médicaments gratuits.
L’ex-lieutenant-colonel va parfois jusqu’à réécrire sa biographie et tenter d’effacer des mémoires son coup d’Etat de 1992 contre le président social-démocrate de l’époque Carlos Perez. Il se réinvente ainsi une histoire comme s’il cherchait à entrer dans la légende. Pourtant, s’il veut réussir, Il lui faudra aussi s’attaquer à la criminalité, à la corruption et à l’incompétence qui ruinent plus sûrement son pays que les Etats-Unis qu’il vilipende quotidiennement. Mais, pour l’instant, Hugo Chavez est entré tout entier dans le culte de la personnalité. Et cela n’a jamais été synonyme de… liberté.
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Et si Ségolène Royal n’était qu’un « produit » de consensus fabriqué par quelques socialistes pour pallier leur divergences criantes ? Si elle n’était qu’un leurre destiné à détourner l’attention des médias d’un Nicolas Sarkozy omniprésent et peu rassurant. Si elle n’était que l’instrument d’une mini-révolution de société ? Si elle n’était qu’un clone, parfois mal réglé, qui allait tout faire « exploser », la République comme la pensée unique ? Toutes ces questions méritent d’être posées au lendemain d’un week-end touristique en Chine qui, déjà, fait jaser. Passe encore que la candidate invente des mots comme « bravitude », sans doute pour permettre à ses hôtes de mieux la traduire, mais qu’elle confonde droits de l’homme et droits humains dépasse l’entendement. Au point que certains de ses soutiens se demandent aujourd’hui s’ils ne font pas fausse route au pays de Mao.
Il n’y a pas d’injustice à voir l’œuvre de Vauban préférée à celle de Le Corbusier comme candidate à l’inscription au patrimoine de l’Unesco. Car non seulement le grand architecte du roi Soleil a quelque ancienneté à prévaloir sur
L’Eglise catholique polonaise peut désormais dormir sur ses deux oreilles. Elle a désormais à sa tête un expert du renseignement, un petit prodige du déguisement et un artiste de la dénégation. Monseigneur Wielgus a été officiellement adoubé hier comme archevêque de Varsovie par son prédécesseur Monseigneur Glemp. Et, enfin touché par la grâce, le nouvel impétrant a reconnu en soirée avoir été un ancien agent de la police secrète communiste, ce qu’il niait depuis déjà fort longtemps.
- Tout Etat libre où les grandes crises n'ont pas été prévues est à chaque orage en danger de périr.
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