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  • : Jean-Paul Busnel, journaliste et éditorialiste, aujourd'hui intervenant-professeur auprès de grandes écoles, notamment SciencesCom, Centrale, Audencia, EAC, et par ailleurs consultant/expert pour les entreprises, porte un oeil critique sur la Communicatio
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Dimanche 3 décembre 2006

La fermeture d’une tribune du PSG ou le report d’un match de championnat ne solutionneront pas le problème des hooligans à la française. Cela part, certes, d’un bon sentiment, mais cela fait aussi naître chez les riverains du Parc des Princes, déjà soumis à forte tension, des inquiétudes supplémentaires. Avec la crainte de voir des hordes entières de mécontents refoulés se déplacer, demain ou le match prochain, dans les rues avoisinantes, au grand dam des vitrines et des voitures particulières, des biens et des personnes. La seule réponse possible, hélas, à cette augmentation de la violence dans les stades de football est la répression. Accrue, sévère et durable, pour reprendre une dernière expression devenue « populaire ». Il n'y a pas à avoir peur des mots, mais plutôt des morts.

D’autres pays, tout aussi démocratiques que la France, en ont déjà fait la preuve et la démonstration. Aujourd’hui, en Angleterre, au Pays de Galles et en Ecosse, plus de 3.500 « supporteurs » sont ainsi bannis des stades et doivent pointer à la gendarmerie ou au commissariat. Quant aux chants racistes, sexistes et homophobes, ils sont interdits.

Tout n’est pourtant pas réglé. D’autant que les éléments les plus durs de chaque club ou de chaque pays ont désormais tendance à exporter leur violence lors des matchs à l’extérieur, en France ou ailleurs. Nancy vient de s’en apercevoir cruellement avec des supporteurs » néerlandais fous furieux arrachant les sièges et les jetant sur la pelouse. Mais, là encore, certaines réponses « radicales » peuvent être apportées, comme la confiscation de passeport ou l’interdiction de stade à vie. Surtout si l’on veut toujours faire l’Europe du sport

La relative bienveillance des autorités à l’égard de ces agissements n’est jamais pris comme de la tolérance, mais toujours comme de la faiblesse. Le bras de fer entre autorités et supporteurs est en effet, en lui-même, un match que les « ultras » veulent gagner. Ou plutôt qu’ils ne veulent pas perdre. A tout prix et sur tous les terrains. Celui de la communication comme celui de l’affrontement. Tout débordement mal maîtrisé devient ainsi titre de gloire. Toute victime d’un affrontement qui dégénère devient « martyr » qu’il faut venger. Toute rencontre sans violences est ressentie comme match nul ou perdu. Il n’y a plus ni limites, ni raisonnement.

L’heure n’est donc plus aujourd’hui de dire « qu’il faut que jeunesse se passe », d’autant que le profil des « casseurs » a également changé, mais bien d’affirmer qu’il faut l’empêcher de se détruire. Et… nous avec.

par le blog-notes de Jean-Paul Busnel publié dans : jpbusnel
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Samedi 2 décembre 2006

Le dernier numéro de la revue « Nature », paru jeudi,  met à mal la légende et la réputation des Stradivarius. Elle laisse à penser, sous la plume et l’archet acéré de Joseph Nagyvary, violoniste et biochimiste dans une université du Texas, que le bois d’érable du célèbre instrument ne devrait son étonnante sonorité qu’à un traitement chimique de conservation. Ainsi donc, la « magie » des luthiers de Crémone tiendrait plus des effets indirects, par oxydation ou hydrolyse, d’une peinture de protection du bois que d’un savoir-faire inégalé d’artisans de génie.

On ne veut pas le croire. Enfin, pas encore… D’autant que Joseph Nagyvary n’a pas livré la « recette » exacte qu’il prétend avoir décelé sur des « échantillons » choisis, avec force résonance magnétique nucléaire et spectroscopie infrarouge. Car l’homme a encore besoin de mystère et le musicien, tout comme l’enfant que nous restons toujours, n’aime pas qu’on lui « casse » ainsi ses jouets.

Antonio Stradivari, dit Stradivarius, fils spirituel de Niccolo Amati dont l’ancêtre avait inventé le violon, avait peut-être trouvé un produit miracle pour protéger ses bois des rigueurs du temps, mais il avait aussi percé le secret de la dimension idéale, des proportions parfaites, de ce savant mélange entre érable et sapin et de cette combinaison de 35 centimètres finement sculptée.

Vouloir donc expliquer cette vibration à nulle autre pareille par des histoires de colle et de résine, c’est vouloir résumer l’art à un simple « mécano » et l’oeuvre d’art à de la pacotille.

Quant à cette manie de tout vouloir décortiquer, d’analyser tout ou rien au microscope électronique et de soumettre ainsi  Stradivari et Guarneri « à la question », elle confine au sacrilège. Et procède parfois d’un comportement enfantin ! Comme s’il suffisait de déshabiller une femme pour en découvrir le charme et la complexité.

Car, plus qu’une simple histoire de bois et de chimie, c’est toute une alchimie qui fait la « belle ouvrage » et qui sépare l’habileté du talent, comme elle sépare toujours la beauté de la… perfection.

par le blog-notes de Jean-Paul Busnel publié dans : jpbusnel
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Vendredi 1 décembre 2006

L’affaire Litvinenko ne fait plus rire, si tant est même qu’elle ait pu, l’espace d’un instant, faire sourire. Avec ses gesticulations d’agents secrets, ses méthodes de barbouze et ses rendez-vous discrets dans la capitale britannique. Mais il y a eu mort d’homme et, en prime, semble-t-il, vaste contamination au Polonium 210. Désormais, cinq avions de la British Airways sont immobilisés, douze sites de Londres sont en cours de décontamination, deux hôpitaux sont également concernés, 33.000 passagers sont convoqués pour examens et, selon « Le Parisien » de ce matin, deux Français, récemment rentrés de Londres, manifestent quelques inquiétudes.

On en saura sans doute un peu plus aujourd’hui avec l’autopsie, sous très haute protection, de l’ancien colonel du FSB, successeur du KGB, que l’on présente volontiers comme une victime du Président Poutine. Quoique… Le propre de ces méthodes criminelles d’empoisonnement est justement de supprimer toutes traces de ceux qui les ordonnent ou les encouragent.

Mais, à propos de « traces »,  et à défaut de vraiment savoir, l’on voudrait bien comprendre comment des particules radioactives peuvent ainsi se manipuler, s’inoculer, s’ingérer et se transporter en toute impunité dans le ciel européen. On aimerait aussi que les services de police aux frontières, les douaniers, les médecins et autres experts nous renseignent et nous protègent. Même à coups de compteur Geiger. Ce qu’ils ne pourront, bien sûr, pas faire. Car ce fameux polonium 210, de la famille de l’uranium, s’il peut être d’origine artificielle, fruit du bombardement neutronique du bismuth 209, est aussi un radionucléide naturel omniprésent dans l’environnement. Il se trouve ainsi dans l’air et dans l’eau, concentré sur les feuilles, de tabac notamment, dans le plancton ou les moules. Sans que l’on puisse accuser constamment l’ancien KGB d’en être responsable. En fait l’homme est exposé en permanence au Polonium 210 découvert en 1898 par Marie Curie. A petites doses, certes, mais couramment.

Et, paradoxalement, toutes ces informations, si elles nous rendent plus intelligents, ne sont pas faites pour nous… rassurer.

par le blog-notes de Jean-Paul Busnel publié dans : jpbusnel
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Citation du jour

- Tout Etat libre où les grandes crises n'ont pas été prévues est à chaque orage  en danger de périr.

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Jean-Jacques ROUSSEAU

Agenda

- Le 08 septembre 2008 : jury de recrutement Bac +5

 

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