L’allongement éventuel d’une semaine du délai de récolte des signatures de parrainage pour l’élection Présidentielle est une fausse bonne idée. Elle devrait, certes, si elle est acceptée, faire plaisir à nombre de « petits » candidats qui, de Jean-Marie Le Pen à Olivier Besancenot en passant par Philippe de Villiers et quelques autres, peinent toujours à recueillir les 500 signatures nécessaires pour se présenter, mais elle est fondamentalement contraire à l’esprit de cette élection. Le scrutin présidentiel n’est pas en effet un scrutin comme les autres et il n’a pas vocation à permettre à chaque sensibilité de se compter. Il n’est pas non plus destiné à servir de sondage partisan. Enfin, l’éparpillement des candidatures ne sert pas la démocratie quand on sait que les trois quart d’entre elles n’ont d’autre but que de recueillir des subsides et les 5% des voix nécessaires au remboursement des frais de campagne.
La barre des « 500 signatures », que d’aucuns avouent avoir du mal à obtenir, ne devrait pourtant pas, théoriquement, être un obstacle majeur. Car plus de 47.000 élus, et pas seulement des maires, sont habilités à les délivrer. Le problème n’est donc pas de savoir s’il y a suffisamment de parrains « disponibles » pour permettre aux candidats de se présenter, mais s’ils sont suffisamment motivés pour le faire. En dehors du fait que certains adhérents de partis, dont le PS, ont reçu des consignes strictes, nombre d’élus ne remplissent pas leur devoir en cette matière. Ainsi, en 2002, sur les 36.700 maires de France, seuls 17.815 avaient parrainé un candidat. Soit moins de un sur deux. Et cette « abstention » devrait elle-même être « signalée ».
Enfin, il reste à savoir ce que l’on veut. Le seuil des 500 signatures avait été fixé en 1976 dans le but d’éviter les candidatures fantaisistes, type « Barbu » il y a quelques années. Ce qui n’a pourtant pas empêché, en 2002, l’émergence record de 16 candidats. A tel point que le Conseil s’est interrogé publiquement « sur le bien-fondé de règles de présentation dont le renforcement » n’a pas empêché un nombre sans précédent de candidats, comportant notamment « des inconvénients tant pour la clarté et la sincérité des opérations électorales… » et coûtant au total plus de 200 millions d’euros. Or, aujourd’hui, avec 44 postulants « déclarés » et quelques « sous-marins », on frise le ridicule et l’explosion des budgets destinés à cette élection, tant en terme d’impressions des bulletins de vote qu’en terme de matériel réglementaire d’exposition des professions de foi. Et quid enfin des temps d’antenne obligatoires à la télévision !
Autant dire donc que le projet Chirac-Villepin tient plus de la démagogie que du bon sens. Car, si tous les postulants ne seront pas sur la ligne de départ, ils sont déjà beaucoup trop à le… pouvoir. Ce qui ne s’appelle plus de la démocratie, mais de la… gabegie électorale.
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L’information tombe plutôt mal, ou bien, c’est selon. Le jour même où le tribunal correctionnel de Nanterre rend son jugement dans l’affaire de dopage au sein de l’équipe Cofidis, on apprend que Carlos Perreiro était soigné pour « asthme » durant le dernier Tour de France, qu’il a été contrôlé positif deux fois et que près de la moitié des coureurs du peloton bénéficiait d’autorisations à usage thérapeutique. Plus précisément, au moins soixante-cinq cyclistes avaient une ordonnance en bonne et due forme leur permettant d’ingurgiter salbutamol et terbutaline, budésonide et prednisolone ou autre « essence » médicamenteuse au gré de leurs pérégrinations. Bref, ce n’est plus une caravane de coureurs que les spectateurs ont vu passer l’été dernier sur les routes, mais une noria d’éclopés, de rhumatisants et autres bronchiteux chroniques venus chercher convalescence sur la grande Boucle.
Il n’est certes jamais trop tard pour bien faire, mais il l’est quelquefois pour rendre un hommage mérité, plus de soixante ans après les faits. Car nombre de ces 2.700 « Justes », dont on célèbre enfin la mémoire au Panthéon, sont aujourd’hui décédés et n’auront sans doute jamais compris que l’on daigne à peine leur dire « merci ». Oh, ils n’en demandaient pas tant et, pour la plupart, ne s’en glorifiaient pas, considérant leur geste comme une preuve d’humanité ordinaire. Sauf que, à cette époque, « l’ordinaire » n’était pas toujours d’actualité et que « l’extraordinaire » vivait caché !
Quand on veut être transparent, il faut l’être jusqu’au bout. Et le couple Royal a raison de remettre les pendules à l’heure. Mais il ne faut pas dire pour autant, comme leur avocat, que la création d’une SCI est le meilleur moyen pour un couple non-marié d’acheter des biens en commun. Il existe nombre de formules plus simples, chez notaire, et moins contraignantes annuellement.
- Tout Etat libre où les grandes crises n'ont pas été prévues est à chaque orage en danger de périr.
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