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  • : Jean-Paul Busnel, journaliste et éditorialiste, aujourd'hui intervenant-professeur auprès de grandes écoles, notamment SciencesCom, Centrale, Audencia, EAC, et par ailleurs consultant/expert pour les entreprises, porte un oeil critique sur la Communicatio
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Vendredi 27 janvier 2006
Le Hamas est aujourd'hui bien dans l'embarras. Alors qu'il ne voulait ni de la gestion du pouvoir ni des institutions issues des accords d'Oslo, il se retrouve confronté à une réalité qui lui échappe. Il va ,en effet, lui falloir gérer non seulement les relations avec Israël, son ennemi juré, mais seul pourvoyeur de travail, d'énergie et même d'eau pour les Palestiniens, mais aussi avec les pays occidentaux généreux donateurs de subventions essentielles pour la survie et le "développement" des territoires.
Il n'ignore pas, non plus, que l'Egypte, l'autre pays voisin, l'observe avec une égale méfiance, averti depuis longtemps des risques sanglants de contagion des Frères musulmans. Et, comme un écho malvenu, il reçoit le soutien appuyé de l'Iran qui vient rappeler au monde que le seul but des fondamentalistes radicaux est la destruction d'Israël.
Pas étonnant, dès lors, que le silence  "assourdissant" des dirigeants du Hamas contraste singulièrement avec les manifestations de liesse populaire. Car le cadeau de ces derniers, en remerciements légitimes des prêches du vendredi et d'une aide sociale de tous les instants, ressemble fort à un cadeau empoisonné. 
La seule porte de sortie du Hamas consiste sans doute à intégrer des membres du Fatah dans le nouveau gouvernement. Mais par quel artifice, Mahmoud Abbas, le président de l'Autorité palestinienne et chef de file du parti battu, acceptera-t-il de se prêter à cette comédie du pouvoir ? La porte est étroite. Mais l'histoire de cette partie du monde fourmille de ces portes étroites. Telles celles qui aboutirent à la création d'Israël ou qui transformèrent  Itzhak Rabin de faucon en colombe ou celle qui fit de Yasser Arafat un orateur reconnu à l'ONU et un prix Nobel de la Paix...
Il n'empêche que cette victoire électorale du Hamas consacre définitivement l'après-Arafat et se superpose étrangement avec le prochain scrutin israélien qui décidera aussi de l'après-Sharon, plongeant, une nouvelle fois, comme une malédiction éternelle, ce Proche-Orient compliqué entre... guerre et paix.
par le blog-notes de Jean-Paul Busnel publié dans : jpbusnel
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Jeudi 26 janvier 2006
"Le contrat première embauche (CPE) est sans doute un mauvais contrat, mais mieux vaut un mauvais contrat que pas de contrat du tout". C'est en quelque sorte, et en substance, le message qui ressort du sondage CSA publié jeudi matin par l'Humanité. D'autant qu'il vient en confirmer un autre paru récemment dans "Le Nouvel Observateur".
Alors, au risque de passer pour "politiquement incorrect", ne faut-il pas s'interroger sur nos crispations sociales, nos idées préconçues et notre refus permanent des réalités ?
Certes, le CPE risque d'accroître la précarité du travail. Mais, entre travail précaire et pas de travail du tout, le choix est... facile à faire. Et 75% des personnes interrogées le font.
Certes, le CPE "risque de faire en sorte que les contrats à durée indéterminée ne soient plus la règle en France". C'est tout aussi vrai, mais peut-on raisonnablement penser aujourd'hui que nos enfants resteront toute leur vie dans la même entreprise ? A moins d'être fonctionnaires ou employés... protégés.
Enfin, si le CPE risque de faire diminuer le chômage des jeunes, ne faut-il pas au moins l'essayer, quitte à le surveiller, à l'encadrer et, si besoin, le modifier, voire le supprimer ? Si seulement 48% des salariés sont, semble-t-il, prêts à en prendre le risque, ce qui n'est déja pas si mal, ils sont 62% des chômeurs à vouloir y croire. Et pour cause...
Alors, entre les sirènes politiques et syndicales qui agitent les peurs et les sirènes patronales qui prônent l'humanisme à moitié prix, il est sans doute urgent de nous faire notre propre religion et de donner au CPE le bénéfice de... l'expérimentation.
par le blog-notes de Jean-Paul Busnel publié dans : jpbusnel
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Mercredi 25 janvier 2006
La démocratie a toujours été un pari courageux, mais un pari risqué. Nous en avons, toutes proportions gardées, deux exemples criants dans l'actualité avec, d'un côté, la crise européenne sur la TVA et, de l'autre, les élections législatives palestiniennes. Clemenceau disait d'ailleurs que c'était "le pouvoir pour les poux de manger les lions".
L'illustration en est flagrante en ce qui concerne l'Europe. Trois pays, la Tchéquie, la Pologne et Chypre tiennent la communauté en haleine parce qu'une des rares dispositions du traité sur la fiscalité veut que toutes les décisions concernant la TVA se prennent à l'unanimité... des 25 membres. Comme quoi, la technocratie en est émouvante d'aveuglement et de démagogie. Au moins, les petits Français vont-ils, à l'occasion de cette crise, faire des progrès en géographie et chercher notamment Chypre sur la carte. Ils apprendront ainsi à mesurer la puissance d'un tel Etat qui, du haut de ses 650.000 habitants, met en péril les équilibres économiques d'au moins autant d'entreprises.
    Au Proche-Orient, l'heure est beaucoup plus grave puisque, sous "prétexte" de démocratie, les élections législatives palestiniennes tournent à l'affrontement dans les urnes entre le Hamas et le Fatah. D'un côté, un mouvement terroriste et de l'autre, le Fatah plus "respectable" de Yasser Arafat.
L'Europe a soutenu le processus voulu par Mahmoud Abbas et poussé le Hamas à participer à ces élections en considérant que, en s'intégrant à la vie politique institutionnelle, il renoncerait d'autant plus facilement à la violence. Un pari risqué, basé certes sur les 40% obtenus par ce mouvement aux élections municipales, mais qui veut faire croire à l'homogénéité de la lutte armée, fait fi de l'effroyable expérience algérienne et, surtout, semble oublier la terrible filiation du Hamas avec les Frères musulmans.
    L'Europe est comme cela, pleine de bonne volonté et parfois d'une clairvoyance qui confine à la naïveté.
Mais si, d'un côté, l'on ne risque qu'une petite crise institutionnelle, de l'autre, on peut s'engager vers une nouvelle... guerre civile larvée.
par le blog-notes de Jean-Paul Busnel publié dans : jpbusnel
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Mardi 24 janvier 2006
PASSE
 
Il n'y a pas eu de miracle. Fabrice Santoro n'est pas parvenu à se défaire de David Nalbandian, Jacques Chirac n'a pas réussi à convaincre Angela Merkel et Bernard Tapie n'a pas confirmé les propos explosifs de son ancien joueur. Mais qu'y avait-il de commun entre ces trois personnes ? Apparemment rien. Sauf qu'une seule d'entre elles aurait pu surprendre.
Bernard Tapie ? Non. "L'ex-en tout", de ministre à homme d'affaires en passant par président de club sportif, détenu et comédien, n'a jamais rien avoué de sa vie. Il n'a eu de cesse de dénoncer le complot médiatico-politique et de laver plus blanc que blanc. Hier soir, sur RTL, il a été fidèle à sa légende, menaçant et attachant, inquiétant et tonitruant.  Mais l'affaire VA-OM a déjà été jugée et la prescription a fait son oeuvre.
Jacques Chirac ? Non plus. La fabuleuse histoire de la TVA réduite dans la restauration était, sans doute, une bien mauvaise chose. Non seulement parce qu'elle n'était en rien une assurance de créations d'emploi, mais aussi parce qu'elle mettait en péril un peu plus nos finances publiques (3 millions d'euros de perte sèche au bas mot). Elle n'était en réalité, chacun le sent bien, qu'une promesse électoraliste de Jacques Chirac, un de ses effets de manche clientéliste dont il a le secret. Au moins pourra-t-il toujours dire que c'est l'Europe, et l'Allemagne en particulier, qui a torpillé son projet et se présenter plus paternaliste et compatissant que jamais.
Alors Fabrice Santoro ? Peut-être... Mais le joueur français avait déjà réalisé l'exploit d'éliminer Gaston Gaudio. Enfin, l'effet canicule ajouté au poids des ans l'ont fait succomber logiquement face au jeune Argentin Nalbandian.
Finalement, la seule chose qu'avaient en commun ces trois hommes, c'est qu'ils représentaient un passé glorieux. Mais un passé dont on ne rêve plus aujourd'hui, qui peut surprendre parfois, mais qui, hélas, déçoit toujours.
 Alors, il est sans doute temps de tourner la page et de... penser à l'avenir.
par le blog-notes de Jean-Paul Busnel publié dans : jpbusnel
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Citation du jour

- Tout Etat libre où les grandes crises n'ont pas été prévues est à chaque orage  en danger de périr.

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Jean-Jacques ROUSSEAU

Agenda

- Le 08 septembre 2008 : jury de recrutement Bac +5

 

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