Présentation

  • : Information ou Communication
  • Information ou Communication
  • : Actualité
  • : Jean-Paul Busnel, journaliste et éditorialiste, aujourd'hui intervenant-professeur auprès de grandes écoles, notamment SciencesCom, Centrale, Audencia, EAC, et par ailleurs consultant/expert pour les entreprises, porte un oeil critique sur l'actualité
  • Partager ce blog
  • Retour à la page d'accueil
  • Contact

Calendrier

Juin 2012
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30  
<< < > >>

Commentaires

Michele Alliot-Marie va reprendre sa place de député sur les bancs de l'Assemblée nationale. Elle l'a fait annoncer aujourd'hui par son suppléant en pays basque. Elle montre ainsi qu'elle a du cran et du courage. Car, l'on peut penser ce que l'on veut de cette femme, l'aimer ou la détester, on ne peut lui reprocher d'être fragile ou "tiède". Quoiqu'il arrive, elle reste entière, "droite dans ses bottes" comme le ministre qui l'a remplacée. Mais de quel bois sont donc faits nos politiques pour se relever ainsi toujours et encore des chausse-trappes de la vie ? Quel est donc le ressort secret qui les anime là où tant d'entre nous se seraient cachés ou enfuis pour pleurer ? Ou alors sont-ils insensibles à ce point aux choses de la vie que rien ne les touche profondément ? 

Michele Alliot-Marie connait sans doute mieux que quiconque le phénomène du balancier. Elle sait que demain sera un autre jour avec d'autres "os à ronger", d'autres scandales et que "le pire n'est jamais certain" comme dit Lucchini dans un film de Lelouch. Elle a appris à s'endurcir, à se moquer des autres et d'elle-même. Sans aucune pitié. Alors elle devrait pouvoir comprendre d'avoir été sacrifiée. En fait, elle a été trahie par son besoin de grandeur, celui de l'apparat, de l'argent facile, de la considération qu'elle a d'elle-même. Une grandeur qui n'a rien à voir avec celle de la France... Quoique. Elle n'imaginait pas un seul instant qu'elle puisse être prise en flagrant délit de "gourmandise" dans ce pot de confiture des petits avantages de fonction qu'on se refile entre ministres et ministères. Ce même pot "empoisonné" dont se délecte la classe politique, de droite comme de gauche, à longueur d'années, de septennat en quinquennat et de mandats en mandatures. Mais désormais tout se sait. Plus rien ou presque ne peut se dissimuler. On comprend mieux alors pourquoi personne, à droite comme à gauche, ne s'est vraiment léché les babines de sa... démission. Car plus rien désormais ne sera... comme avant.

Guillaume Pepy a raison de manifester sa colère contre les voleurs de cable. Mais les passagers de la SNCF méritent mieux qu'une simple colère du Président des chemins de fer après la journée d'enfer qu'ils viennent de vivre dans les Alpes. Déja, contrairement aux annonces faites dans les trains, ils méritent au moins le remboursement de leur billet. Car les voies ferrées font partie du domaine privé et c'est à la SNCF d'assurer la protection de son domaine privé. Que penserait-on d'un magasin qui se fait cambrioler ses commandes dans la nuit et qui se dégage ensuite de toute responsabilité vis-à-vis de ses clients ? D'autant qu'il existe des moyens de prévention qui n'ont pas encore été utilisés.

Mais, surtout, tous ces passagers fatigués, irrités, déçus méritent une meilleure considération. Il y a urgence à former les agents de la SNCF à l'accueil, à la politesse, à l'empathie, à la considération et à la communication devant l'évènement imprévisible. Car il ne suffit pas d'une annonce-micro absurde du style "la SNCF vous remercie de votre compréhension" pour s'excuser d'une avarie et réparer ses dégats collatéraux chez les... usagers. Correspondances ratées, frais d'hôtels, enfants perdus, stress et inquiétude.

Il y a aussi nécessité impérieuse à pouvoir dégager des moyens humains pour secourir à tout moment des passagers en détresse. Sans que les syndicats crient aux heures supplémentaires et aux cadences infernales. Il y a urgence à refaire de la SNCF un vrai service public avec des trains qui arrivent à l'heure et des employés conscients de l'importance de leur comportement exemplaire. En toutes circonstances.... Mais surtout dans les... mauvaises.

Michele Alliot-Marie y travaille encore et encore. Surtout le week-end et pendant les vacances scolaires. Sans doute entre deux projets de SCI pour ses parents. En vraie fi-fille modèle. Francois Fillon, lui, vole et survole toujours sur le sujet, à bord de son Falcon de fonction. Un avion qui met plus de temps à chauffer en bout de piste qu'à faire 200 kilomètres entre Paris et la Sarthe. Dominique de Villepin, quant à lui, spécule sur son retour sur scène. Ah, théâtre du monde, quand tu nous tiens ! Enfin, Alain Juppé en rêve en secret. Depuis sa tentation de "Venise" et son choix cornélien entre Paris et Bordeaux. Mais n'est pas tragédien qui veut. Bref, tout ce petit monde va penser très fort à notre diplomatie aujourd'hui et demain. Il est vrai que les Libyens, les Tunisiens, les Algériens, les Egyptiens et tous nos ressortissants attendent avec impatience quelques avions pour évacuer et une sorte de "voix de la France" qui nous reparle de ce fameux "droit d'ingérence".

Notre Président a distribué les cartes. A chacun désormais de s'en saisir avant lundi. Et, surtout, que l'on ne le dérange pas pendant le Tournoi des Six Nations ! Pour une fois que l'on tient une France qui gagne, qui se bat, qui ne rechigne pas à l'effort, qui chante la Marseillaise, qui saigne mais se relève, qui tombe mais ne renonce jamais, qui reste solidaire en toutes circonstances et unie bien au-delà des frontières.

Quel est le nom du sélectionneur déjà ? Ferait-il un bon.... diplomate ?

Bon anniversaire Monsieur le Président. Non, il ne s'agit pas d'une nouvelle publicité sur le loto, mais bien d'une réalité pour Didier Lombard. Dans deux jours, le "charismatique" président de France Telecom, fêtera ses 69 ans. Cela valait bien une messe. Elle a été dite, hier, par son successeur qui lui a offert, en prime, un titre de conseiller spécial et a confirmé que sa future retraite chapeau serait de 300.000 euros par an.

Il est ainsi des hommes dont on ne peut se passer. Didier Lombard est de ceux-là. Même s'il a, en tant qu'ancien dirigeant d'un opérateur "public" historique, contribué à rabaisser ses employés au niveau des outils accessoires. Clause de mobilité oblige. Même s'il a, en ne voyant dans la succession de suicides dans son entreprise qu'un risque de "mode", fait preuve seulement d'une inhumanité exceptionnelle. A défaut de clairvoyance....

Rien n'a été fait au hasard pour lui permettre de couler bientôt.... des jours heureux. Son titre de conseiller "pour deux ans" va ainsi lui permettre d'attendre des jours meilleurs, bien au chaud, pour faire valoir ses milliers de stock-options. Mais qui peut-il encore conseiller ? Personne, sauf lui. Il lui faut attendre seulement la remontée des cours pour toucher le pactole.

Rien n'a donc changé au pays de l'argent facile. A crédit toutefois, celui des autres.

Et les bonnes résolutions, affichées maintes fois au sommet, de moraliser les marchés financiers et de plafonner les rémunérations outrancières n'auront donc franchi ni le Rubicon, ni les bords de Seine. Chapeau, Monsieur le Président....

 

Citation du jour

sas_titre-1.jpg- Tout Etat libre où les grandes crises n'ont pas été prévues est à chaque orage  en danger de périr.

.

Jean-Jacques ROUSSEAU

Agenda

 

 

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés