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  • : Jean-Paul Busnel, journaliste et éditorialiste, aujourd'hui intervenant-professeur auprès de grandes écoles, notamment SciencesCom, Centrale, Audencia, EAC, et par ailleurs consultant/expert pour les entreprises, porte un oeil critique sur la Communicatio
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Dimanche 24 décembre 2006

Noël, ce sont des milliers de sourires de par le monde. Mais certains sont, parfois, plus importants que d’autres car ils sont tout à la fois annonciateurs de fin de souffrances et porteurs d’espoirs. Deux bonnes nouvelles sont ainsi arrivées juste à temps pour les fêtes. L’une aura permis à Nathalie Gettliffe de sortir de prison pour retrouver sa famille, après huit mois d’enfermement au Canada pour rapt d’enfants. Il reste à espérer que la jeune femme saura désormais trouver cette paix intérieure qui lui sera nécessaire pour bâtir l’avenir avec tous ses enfants. L’autre bonne nouvelle aura redonné un peu d’espoir à cette Palestine déchirée de l’intérieur depuis l’arrivée du Hamas au pouvoir. La poignée de mains entre Mahmoud Abbas et Ehud Olmert symbolise, après six mois de brouille et de silence, et à défaut de mieux, une reprise du processus de paix et une volonté d’apaisement de part et d’autre. Il suffirait sans doute de peu de chose, de la libération du soldat Shalit contre quelques dizaines de prisonniers palestiniens par exemple, pour que la fête soit complète.

Finalement, la situation n’est jamais désespérée et il n’y a pas de cause perdue d’avance. « Le temps est un grand maître, il règle bien des choses » disait Corneille dans Sertorius. Mais qu’il est long parfois pour des calvaires qui n’en finissent pas. Pour ces infirmières bulgares condamnées à mort et à tort en Lybie. Pour Ingrid Betancourt qui va bientôt entamer sa sixième année de détention dans la jungle colombienne, loin des siens. Pour ces sinistrés d’Asie du sud-est qui, déjà éprouvés par le tsunami, n’en finissent pas de lutter contre les éléments et, plus précisément, contre ces pluies de mousson qui ont fait des centaines de morts. Pour tous ceux, enfin, que l’on hésite à… dénombrer, de peur d’en oublier.

Pourtant, Noël représente pour eux, comme pour nous, cette étoile inaccessible que chantait merveilleusement Jacques Brel quand il célébrait la quête. Car elle brille encore, au milieu des tempêtes, et entretient l’espoir. Trait d’union entre l’orient et l’occident, elle luit contre vents et marées. Elle est à la fois, pour parodier Verlaine, ce « brin de paille dans l’étable » et ce « caillou dans un creux ». A condition, bien sûr, d’y… croire.

par le blog-notes de Jean-Paul Busnel publié dans : jpbusnel
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Samedi 23 décembre 2006

Le Père Noël est descendu avec quelques jours d’avance dans la hotte de DCN, ex-Direction des Constructions navales, avec la commande de six sous-marins nucléaires d’attaque « type Barracuda » livrables entre 2016 et 2027. Voici donc un cadeau royal qui devrait faire « plaisir » à nos enfants qui voient ainsi la dette française « s’enrichir » de plus de 8 milliards d’euros, sans compter les « rallonges » habituelles de ce style de contrat, de l’ordre de 30 à 50%, comme on l’a vu avec les hélices du porte-avions « Charles-de-Gaulle ». Décidément, la France ne doute de rien et engage les budgets à venir, et les nouvelles générations, avec une facilité déconcertante qui frise l’écoeurement.

On en oublierait presque que notre pays est en situation de « sur-surendettement » et que notre dette publique atteint déjà, selon le rapport Pébereau, plus de 2.000 milliards d’euros. Soit la bagatelle de 120% de notre produit intérieur brut. Pas étonnant, dès lors, que de nombreux « contributeurs », tel Johnny qui estime cette semaine, sur Paris-Match, avoir payé à lui tout seul l’équivalent d’un porte-avions, aient décidé de nous quitter pour ne plus avoir à payer les frais de notre « grandeur ». Là est, en fait, le cœur de notre problème. Faut-il continuer à investir ? Oui ! sans aucun doute, mais à condition que notre investissement soit « utile », non seulement en terme de maintien ou de création d’emplois, mais aussi en terme de création de richesses. Ce qui, en l’espèce, est très loin d’être le cas.

Car, en ce qui concerne nos sous-marins, nous n’avons à nous mettre sous la main que le discours pompeux, délivré vendredi par le porte-parole du ministère de la Défense. Selon lui, ce programme « permettra de conforter le statut de puissance navale de premier rang de la France ». C’est un peu court question pertinence du statut. Cela n’engage par ailleurs que son auteur et devient désormais hors de prix et de proportion. Il n’est en aucun cas nullement l’assurance d’un bon choix et d’une nécessité militaire. D’autant que l’on peut estimer que la portée de nos missiles balistiques aura largement progressé d’ici dix ans et qu’il ne servira à rien d’avoir de nouveaux sous-marins pour se rapprocher de nos cibles « potentielles ». En réalité, il n’est pas acceptable que de tels engagements ne fassent pas l’objet d’un contrôle budgétaire indépendant et plus sérieux. D’autant que cette commande est assortie d’un dédit de 100 millions d’euros avec les industriels en cas d’annulation d’une commande.

Alors, à quelques mois de l’élection Présidentielle, on ne peut que déplorer une telle attitude et un tel contrat qui tiennent plus du chèque en blanc, sinon de l’escroquerie, que de la fuite… en…avant.

par le blog-notes de Jean-Paul Busnel publié dans : jpbusnel
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Vendredi 22 décembre 2006

Que dire après le drame de Meaux, sinon des banalités affligeantes ? Que penser de cette bagarre qui dégénère, comme nous en avons tous connues sur des cours de récré, sans pour autant que cela ne se termine en drame ? Rien ! Tristement rien !

Il faudra attendre les résultats de l’autopsie pour savoir si la jeune victime était d’un naturel fragile ou si elle a fait l’objet d’un véritable règlement de comptes. Il faudra connaître les causes exactes de sa mort pour savoir s’il y a eu dans cette affaire négligence ou défaut coupable de surveillance et d’encadrement.

Mais, une chose est sûre, on se gardera bien de prononcer, à l’égal de Gilles de Robien, cette « formule magique » teintée d’hypocrisie selon laquelle le ministre de l’Education exprime « sa compassion à la famille et à la communauté éducative ». Car, seule la famille mérite aujourd’hui que l’on pleure avec elle. La « communauté éducative », quant à elle, a « failli » tant dans son instruction que dans sa vigilance. La condamnation est, certes, sévère, mais il en sera toujours ainsi tant que des parents confieront leurs enfants à l’école. Avec cette confiance aveugle dans une structure destinée à les éduquer dans le respect des autres et d’eux-mêmes par le savoir et la connaissance. Alors, inutile aujourd’hui d’en rajouter, ni même d’adjoindre à ce drame de la violence, que l’on doit refuser de qualifier d’ « ordinaire », une « cellule psychologique », sorte de remède miracle dont on use et on abuse quand des fonctionnaires sont « touchés », mais que l’on oublie régulièrement dans les accidents du travail.

Déjà, des voix se font entendre pour dégager leurs responsabilités. Le syndicat Snes-Fsu a fait savoir que les enseignants alertaient « depuis deux mois » leur hiérarchie à propos des problèmes de violence et du manque de personnels dans le collège Albert-Camus. Bientôt, on va apprendre que les bagarres étaient quotidiennes dans cet établissement « sensible » et que nul n’a rien fait.

Mais il n’est pas acceptable d’entendre dire qu’il s’agissait d’une « classe de sixième normale dans un collège où règne un climat de violence ». Car le « climat » dans une école, c’est aussi la communauté éducative qui le construit, le maintient ou le défend. Ce sont aussi les enseignants qui doivent avoir le courage d’interdire, de punir, de renvoyer ou de « coller ». Bref de faire régner l’ordre et la discipline, préalables à tout enseignement.

Finalement, en marge de ce drame, on s’aperçoit que, pour l’école, le coupable c’est toujours « l’autre ». Il n’est, dès lors, pas étonnant qu’avec de tels raisonnements, la société soit aujourd’hui… en danger.

par le blog-notes de Jean-Paul Busnel publié dans : jpbusnel
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Jeudi 21 décembre 2006

L’étude sur l’espérance de vie, publiée hier par l’Insee, bouscule toutes les idées reçues. Elle nous apprend en effet que l’on vit plus vieux en Ile-de-France que nulle part ailleurs. Et qu’il vaut mieux vieillir dans le sud-ouest que dans le nord Pas-de-Calais. On s’en doutait un peu, mais nul n’imaginait sans doute que même la Seine-Saint-Denis pouvait être un « paradis » pour les « vieux »et que la banlieue parisienne, en général, pouvait autant protéger ses anciens que faire peur aux nouveaux.

Pour bien comprendre le classement de l’Insee, il faut savoir que l’espérance de vie à la naissance atteint désormais, en France, 75,7ans pour les hommes et 82,9 ans pour les femmes. Dès lors, il nous faut intégrer une « rallonge » ou une « décote » suivant notre situation géographique. Parisiennes et Mayennaises sont, dans cet ordre d’idées, les mieux loties. Au grand dam des Alsaciennes et des Lilloises.

Il va sans dire que cette étude ne fera pas plaisir aux Nordistes qui, avec 3 ans en moins d’espérance de vie, ne se priveront pas de la contester. Avec, d’ailleurs, quelques raisons. Car il est des professions intellectuelles qui « conservent » plus longtemps et la France du Nord « paye » encore sa longue tradition des mines de charbon.

Enfin, il n’est pax exclu que l’Insee puisse se tromper. Et dans les grandes largeurs, comme en témoigne une autre étude publiée aujourd’hui. Ainsi, selon les prévisions de l’Institut des études démographiques (INED), la population française devrait sensiblement augmenter dans les années à venir alors qu’il était prévu le contraire. Jusqu’à atteindre près de 70 millions d’habitants en 2050,là où l’Insee n’en prévoyait que 64 millions.

La fécondité a en effet beaucoup augmenté. Grâce en soit rendue d’ailleurs aux 30-35 ans qui ont pris la relève des jeunes de moins en moins pressés d’entrer en paternité ou en maternité.

Mais cette querelle entre jeunes et vieux est elle-même dépassée. Il nous faut toujours méditer cette phrase du général Mac Arthur qui estimait que l’on « ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d’années; on devient vieux parce qu’on a déserté son idéal ». Ce qui veut dire, entre nous, je l’espère, qu’il nous reste encore de… longues années pour faire mentir ensemble… l’Ined et l’Insee.

par le blog-notes de Jean-Paul Busnel publié dans : jpbusnel
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Citation du jour

- Tout Etat libre où les grandes crises n'ont pas été prévues est à chaque orage  en danger de périr.

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Jean-Jacques ROUSSEAU

Agenda

- Le 08 septembre 2008 : jury de recrutement Bac +5

 

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