Noël, ce sont des milliers de sourires de par le monde. Mais certains sont, parfois, plus importants que d’autres car ils sont tout à la fois annonciateurs de fin de souffrances et porteurs d’espoirs. Deux bonnes nouvelles sont ainsi arrivées juste à temps pour les fêtes. L’une aura permis à Nathalie Gettliffe de sortir de prison pour retrouver sa famille, après huit mois d’enfermement au Canada pour rapt d’enfants. Il reste à espérer que la jeune femme saura désormais trouver cette paix intérieure qui lui sera nécessaire pour bâtir l’avenir avec tous ses enfants. L’autre bonne nouvelle aura redonné un peu d’espoir à cette Palestine déchirée de l’intérieur depuis l’arrivée du Hamas au pouvoir. La poignée de mains entre Mahmoud Abbas et Ehud Olmert symbolise, après six mois de brouille et de silence, et à défaut de mieux, une reprise du processus de paix et une volonté d’apaisement de part et d’autre. Il suffirait sans doute de peu de chose, de la libération du soldat Shalit contre quelques dizaines de prisonniers palestiniens par exemple, pour que la fête soit complète.
Finalement, la situation n’est jamais désespérée et il n’y a pas de cause perdue d’avance. « Le temps est un grand maître, il règle bien des choses » disait Corneille dans Sertorius. Mais qu’il est long parfois pour des calvaires qui n’en finissent pas. Pour ces infirmières bulgares condamnées à mort et à tort en Lybie. Pour Ingrid Betancourt qui va bientôt entamer sa sixième année de détention dans la jungle colombienne, loin des siens. Pour ces sinistrés d’Asie du sud-est qui, déjà éprouvés par le tsunami, n’en finissent pas de lutter contre les éléments et, plus précisément, contre ces pluies de mousson qui ont fait des centaines de morts. Pour tous ceux, enfin, que l’on hésite à… dénombrer, de peur d’en oublier.
Pourtant, Noël représente pour eux, comme pour nous, cette étoile inaccessible que chantait merveilleusement Jacques Brel quand il célébrait la quête. Car elle brille encore, au milieu des tempêtes, et entretient l’espoir. Trait d’union entre l’orient et l’occident, elle luit contre vents et marées. Elle est à la fois, pour parodier Verlaine, ce « brin de paille dans l’étable » et ce « caillou dans un creux ». A condition, bien sûr, d’y… croire.
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Le Père Noël est descendu avec quelques jours d’avance dans la hotte de DCN, ex-Direction des Constructions navales, avec la commande de six sous-marins nucléaires d’attaque « type Barracuda » livrables entre 2016 et 2027. Voici donc un cadeau royal qui devrait faire « plaisir » à nos enfants qui voient ainsi la dette française « s’enrichir » de plus de 8 milliards d’euros, sans compter les « rallonges » habituelles de ce style de contrat, de l’ordre de 30 à 50%, comme on l’a vu avec les hélices du porte-avions « Charles-de-Gaulle ». Décidément, la France ne doute de rien et engage les budgets à venir, et les nouvelles générations, avec une facilité déconcertante qui frise l’écoeurement.
Que dire après le drame de Meaux, sinon des banalités affligeantes ? Que penser de cette bagarre qui dégénère, comme nous en avons tous connues sur des cours de récré, sans pour autant que cela ne se termine en drame ? Rien ! Tristement rien !
L’étude sur l’espérance de vie, publiée hier par l’Insee, bouscule toutes les idées reçues. Elle nous apprend en effet que l’on vit plus vieux en Ile-de-France que nulle part ailleurs. Et qu’il vaut mieux vieillir dans le sud-ouest que dans le nord Pas-de-Calais. On s’en doutait un peu, mais nul n’imaginait sans doute que même la Seine-Saint-Denis pouvait être un « paradis » pour les « vieux »et que la banlieue parisienne, en général, pouvait autant protéger ses anciens que faire peur aux nouveaux.
- Tout Etat libre où les grandes crises n'ont pas été prévues est à chaque orage en danger de périr.
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