Le fin du fin de la réflexion, le summum de l’intelligence a sans doute été atteint hier par François Hollande, en pleine période troublée. Ce dernier a, en effet, annoncé que le PS « reviendra sur toutes les baisses d’impôts sur le revenu qui ont été accordées sur les tranches supérieures du barème » depuis 2002, s’il arrive au pouvoir en 2007. En clair, ce « Robin des Bois » de l’IRPP veut reprendre aux « riches » ce qu’ils ne donnent déjà pas aux pauvres mais à la dette publique, détruire le bouclier fiscal plafonnée pourtant à 60% et promet même qu’il ne sera pas question d’exonération fiscale, même partielle, de la résidence principale. Bref, le Premier secrétaire du parti semble avoir oublié quelle est la main qui lui verse ses confortables émoluments et les règles élémentaires d’une saine gestion qui passe d’abord par l’augmentation du nombre des assujettis plus que par l’assiette d’une contribution. Mais il a peut-être quelques excuses et il n’aime sans doute pas Johnny Hallyday.
Il reste à espérer que la compagne de celui qui n’est que la moitié d’une candidate aura plus de lucidité et un autre raisonnement comptable. Et qu’elle penchera d’abord sur une remise à plat des finances publiques qui représentent sans doute la pire des « évasions » fiscales et des injustices sociales.
Le problème devra pourtant bien, un jour, être traité avec courage et détermination. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui, tant à droite qu’à gauche. Et ce qui n’est jamais le cas en période électorale. Chacun attend toujours en effet, surtout ceux qui payent, la baisse de 30% des impôts sur le revenu promise, dans un excès de démagogie, par Le Président Chirac. Enfin, nul n’est dupe de la déclaration « malhonnête » du ministre de l’Economie parlant, hier, du futur prélèvement à la source et annonçant pour 2008 une « année blanche sur le plan fiscal ». Car, en fait d’année blanche, chacun doit savoir qu’il paiera sur la base de ses impôts de l’année précédente.
Toutes ces déclarations électoralistes de « bas étage » montrent bien que, sur ce sujet, le niveau de réflexion au sommet de la société française n’a guère évolué. Les partis politiques font de la dissimulation et de la propagande là où il faudrait faire de la pédagogie et de la transparence. Ils rivalisent d’effets d’annonce et de dénonciations pour éviter finalement d’avoir à se prononcer sur une réforme en profondeur qui risquerait de leur… « péter » au nez.
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La personnalité de l’année, c’est vous, c’est nous, c’est moi. Du moins pour le magazine américain Time qui parait aujourd’hui et qui considère, à juste titre, que la grand révolution de l’année passée a été la montée en puissance des sites internet alimentés par nous, les usagers.
Principe de précaution oblige, les cellules de dégrisement vont bientôt déborder de fêtards alcoolisés, les urgences des hôpitaux vont crouler sous les admissions surnuméraires, les églises et les évêchés vont tenir table ouverte à chaque coup de sonnette. Sinon, la loi, dans toute sa rigueur et son humanité de circonstance, aura vocation à s’appliquer pour peu que le « désespéré » s’en aille noyer son chagrin dans le cours d’eau voisin. Aucun pompier, aucun ambulancier, aucun fonctionnaire de service public, de préfecture ou de mairie ne pourra plus bientôt croiser un « poivrot » sans s’arrêter. Sous peine d’encourir le risque d’être un jour accusé de « non assistance à personne à danger ». Dès lors que l’on reconstituera toutes ses rencontres et tout son emploi du temps par GPS et vidéo interposés.
Roberto Alagna et Sami Naceri n’en sont pas à leur première fausse note. Pourtant la sanction qui les frappe aujourd’hui, et qui n’a rien d’une injustice, semble les étonner. Le premier, exclu de la Scala de Milan pour avoir « insulté » son public en quittant la scène le poing levé avant la fin de la représentation, ne comprend pas que l’on puisse considérer désormais que son contrat est rompu. Et il s’apprête même à demander des dommages et intérêts. Quand au second, déjà condamné sept fois, qui ne s’explique pas ses violences à répétition et plaide en quelque sorte un dédoublement de personnalité, il semble abasourdi de devoir encore rendre des comptes et pouvoir faire six mois de prison alors qu’il s’est excusé, d’excuses « les plus plates », auprès des policiers.
- Tout Etat libre où les grandes crises n'ont pas été prévues est à chaque orage en danger de périr.
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