Quand la tempête menace, la France retient son souffle. Il en est ainsi de politique comme de la météorologie. Aujourd’hui, alors que des pointes de vent jusqu’à 140 Km/h sont attendues en Loire-Atlantique et en Vendée et que tout le monde rentre bâche et salons de jardin, chacun se « barricade » dans un attentisme prudent. Attendant avec impatience que l’on nous annonce enfin un week-end plus calme et plus respectueux.
Même Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal vont sans doute éviter d’en rajouter une « couche », soucieux sans doute de ne pas en faire trop ou, peut-être, conscients d’en avoir fait déjà bien assez. Car, cette semaine encore, les deux favoris de la Présidentielle ont largement fait parler d’eux, l’un sur l’Iran et la Banque centrale européenne en malmenant bien des Traités, l’autre à la télé et sur… Paris-Match par une sorte de « juste retour des choses » qui fera grincer bien des dents.
Mais, pour l’un comme l’autre, et contrairement à ce qui se passe sur nos côtes, il s’agit de tempêtes dans un verre d’eau. Personne n’imagine en effet un seul instant voir la France se mettre au ban de la Communauté internationale en décidant d’autorité de ne plus respecter les traités qu’elle a signés. Tout comme nul n’ignore que l’article élogieux sur Nicolas Sarkozy dans l’hebdomadaire du fils Lagardère sonne comme une sorte d’acte de contrition, un an après le péché. La réalité est sans doute plus nuancée et bien plus complexe. Bien loin des provocations sur papier glacé et des déclarations tapageuses, à l’emporte-pièce.
La stratégie marketing de leur campagne leur commande d’occuper le terrain. Mais ils ont fait plus encore, cannibalisant le débat et ne laissant que quelques miettes à leurs adversaires. Seuls, peut-être, François Bayrou et Jean-Marie Le Pen « résistent » encore. Mais pour combien de temps ? Quant aux autres, des souverainistes vertueux de Philippe de Villiers aux antilibéraux « déchirés » entre Clémentine Autain et Marie-George Buffet, ils en sont encore à chercher leur premier souffle. Et ils vont tenter, ce week-end, bien maladroitement de voler la vedette au Téléthon. Comme si la politique pouvait encore rivaliser avec gratuité et… solidarité.
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Jadis, ce risque était ignoré de tous parce qu’il était hautement improbable, statistiquement négligeable et totalement accidentel. Aujourd’hui, c’est le pire cauchemar des Français parce qu’il est possible, voire habituel et, parfois, … négligé. Son mécanisme est implacable et touche toutes les classes sociales, sans distinction de races ou de religions.
Ah, ces experts que le monde entier nous envie ! Ils étaient deux, hier soir, sur M6 à nous montrer comment mieux nous protéger. Après, bien sûr, nous avoir « découragés par la facilité avec laquelle ils ont déjoué nos petits stratagèmes de protection. «Il reste que « SOS cambriolage » n’a rien à voir avec « SOS dépannage » ou « SOS garde d’enfant ». Les deux repentis de fort belle facture, Francis et Zem, que l’on voyait à l’écran, ont un casier à montrer, à défaut de diplômes, et, visiblement, une réputation à défendre, à défaut de reconversion. Il leur restait à prouver, hier soir, que leur université du savoir-faire avait bien eu lieu à domicile, chez les autres, avec pignon sur rue. Et à leur détriment.
« C’est l’avis des autorités israéliennes qui m’importe » a déclaré hier Ségolène Royal à Jérusalem à propos de la polémique sur son absence de réaction aux propos du Hezbollah la veille. Décidément, la candidate du PS à l’élection présidentielle a une étonnante facilité à se couler dans l’air du temps. A ne contredire personne en face pour se faire aimer de profil par tout le monde. Israélienne hier, Palestinienne la veille, Tyrolienne peut-être, Africaine du Sud bientôt à Soweto, Brésilienne avec Lula, Française bien sûr entre deux escales, mais Corse pendant ses vacances et Poitevine au bord de la Sèvre, la « prétendante » dévoile ainsi, chaque jour qui passe, un peu plus de ses traits de caractère.
- Tout Etat libre où les grandes crises n'ont pas été prévues est à chaque orage en danger de périr.
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