Présentation

  • : Information ou Communication
  • Information ou Communication
  • : Actualité
  • : Jean-Paul Busnel, journaliste et éditorialiste, aujourd'hui intervenant-professeur auprès de grandes écoles, notamment SciencesCom, Centrale, Audencia, EAC, et par ailleurs consultant/expert pour les entreprises, porte un oeil critique sur l'actualité
  • Partager ce blog
  • Retour à la page d'accueil
  • Contact

Calendrier

Juin 2012
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30  
<< < > >>

Commentaires

Le prix de l'essence augmente. Toujours et encore. Mais personne ne dit trop rien dans une sorte de fatalisme ambiant. Tout juste entendons-nous dire que c'est la faute à la révolution en Libye. Et, avant elle, à celle de la Tunisie ou de l'Algérie. A l'Egypte aussi. Bref, à toutes ces agitations en Afrique du Nord et au Moyen Orient qui ne font pas mieux qu'affoler nos traders "favoris". Et tous ces derniers n'en finissent pas de trembler à l'envi en jouant de la souris à la hausse. Ils sont inquiets. Forcément.... Ce sont des inquiets permanents.

Car ils l'étaient déjà en septembre dernier. Pour la rentrée des classes.... En octobre. Pour... les premières neiges. Forcément. Ils ne savaient pas comment le monde entier allait réagir . Finalement, toutes nos petites poussées de fièvre, nos premiers boutons d' acné, nos récoltes, notre manque de blé, nos premières flambées stressent à l'extrême toutes ces jeunes pousses des marchés financiers.

Et personne ne dit trop rien alors que, depuis un an, le prix de l'essence n'a cessé d'augmenter. TIPP et TVA prennent toujours leurs 60% au passage et c'est un vrai bonheur pour le budget. Le budget de l'Etat s'entend. Pas seulement... Celui des régions de gauche et des départements de droite aussi car une part de la TIPP sert aujourd'hui à financer la décentralisation. Et cette part augmente à chaque coup de pompe.

Et puis, il n'y a guère que les ménages modestes qui habitent loin de leur lieu de travail, qui n'ont pas de voitures de fonction, qui payent le car pour que les enfants aillent à l'école, qui ne trouvent pas un loyer accessible dans les centre-ville. Et les "modestes", ils ne disent rien non plus. Cherchons l'erreur.... 

Il y a quelques chose d'incongru à entendre certains spéculer sur la prochaine Présidentielle quand la jeunesse du monde se révolte aux portes de l'Europe. Jamais, sans doute, décalage n'aura été aussi grand entre ceux qui se préoccupent, toujours et encore, de leur nombril et ceux qui luttent pour survivre. Le sexe des anges, et celui d'un DSK futur candidat ou pas, n'a que très peu d'importance au regard des mutations actuelles en cours. Et, là encore, nous faisons fausse route. Car nous nous croyons spectateurs alors que nous serons bientôt acteurs. Nous nous sentons à l'abri alors que, dans notre pays aussi, la colère sourde. Nous croyons assister au spectacle du monde alors qu'il n'est que les prémices du nôtre, plus hexagonal

Le pays civil ne pourra pas, en effet, accepter bien longtemps les hausses à répétitions d'organismes qui préfèrent appauvrir les masses que d'affronter leurs syndicats ou actionnaires et réduire leurs coûts ou profits. Comment peut-on admettre des hausses de 5, 7 ou 8% du gaz, de l'électricité, de la sncf quand le pouvoir d'achat du plus grand nombre a stagné, voire baissé. Comment des députés peuvent-ils voter des augmentations sans rapport avec la pauvreté ambiante.

Quand un jeune de notre pays ne peut plus louer un studio à Paris car son salaire ne fait pas trois fois le prix de son loyer, le gouffre est proche. Quand les banques refusent tout crédit à risque et affichent des résultats colossaux un an après avoir crié "misère", on se dit que le monde tourne à l'envers.

Jusqu'à quand ? L'heure de "l'addition" approche, en Europe comme partout, pour ceux qui n'auront pas été "vertueux". Pas seulement dans les discours, mais aussi dans les actes 

Lamentable ! La France a-t-elle perdu ses valeurs ? Elle si prompte à dégainer et à donner des leçons à la terre entière en ce qui concerne les droits de l'homme, l'équité, l'honnêteté... Elle si "chatouilleuse" sur la liberté, la fraternité, la solidarité... Elle si soucieuse de paraître et d'apparaître comme exemplaire se trouve aujourd'hui partagée entre les tenants du "pas vu, pas pris" et ceux du "c'est la faute à l'arbitre". Quant aux politiques, ils se dédouanent du problème en renvoyant piteusement au football ce qui n'en est déjà plus et en balayant d'une main toutes les questions d'éthique. A la manière d'un Thierry Henri...
Mais le joueur a au moins l'excuse d'avoir été saisi par l'immédiateté et l'intensité de l'action. Et il a désormais le courage, lui, de reconnaître que rejouer le match serait plus équitable.
Tous ceux qui aujourd'hui défendent l'indéfendable et la gravure dans le marbre du résultat "sportif" ont, semble-t-il oublié qu'il ne s'agissait pas d'un match comme un autre, qu'il était synonyme d'élimination ou de qualification, et que les équipes portaient les couleurs respectives de leur pays. "Mais "respectives" est peut-être aujourd'hui un gros mot. Chaque footballeur sélectionné portait en quelque sorte les espoirs, les valeurs et les couleurs d'une nation. Ambassadeurs du ballon rond, certes, mais ambassadeurs tout de même. On a ainsi tellement chanté les vertus de notre interculturalité.
"Allons enfants de la patrie,le jour de gloire est arrivé". Comme pourrons-nous, demain, chanter cet hymne sur tous les terrains d'Afrique du sud et du monde entier après une telle "disqualification" ! Comment pourrons-nous, dans nos écoles, sur nos stades et dans nos familles, prêcher le fair-play du sport, l'honnêteté si nous nous accordons le "droit" de tricher ou de frapper - le coup de tête de Zidane n'est pas oublié -  quand cela nous arrange. Ainsi donc, la vérité serait "malléable" à souhait, selon qu'elle nous arrange ou nous dérange. Ainsi l'équité serait à géométrie variable et porterait le maillot national uniquement quand elle nous favoriserait.
Etrange pays que la France où l'on découpe désormais l'intégrité en tranches. Les affaires du football ne sont pas les affaires politiques, alors que l'origine du mot même renvoie chacun, ou devrait renvoyer chacun, aux affaires de la cité.
Chacun a ses règles, quoi ! serons-nous tentés de dire. Pas étonnant dès lors que les banquiers et autres traders se soient affranchis de toute moralité lors de la crise des subprimes.
Ne rejouons pas ce match contre l'Irlande et le maillot français, comme les individus qui le portent en toutes circonstances, sera "tâché" à jamais. On n'en parlera pas toujours, mais on ne l'oubliera jamais. On peut déjà envisager de changer les paroles de la Marseillaise ou décider de ne plus la chanter avant les matchs car il n'y aura plus de "jour de gloire". Il faudra s'habituer à ne plus être cocardier. A ce que le mot France soit sans valeur. Sauf, bien sûr, pour d'étranges... supporters.
Jean-Paul BUSNEL  

La crise au PS dépasse l'imagination et même la simple.... intelligence. Il n'est ni question de valeurs, ni question de programme ou de projets, mais propos de leadership et comptages  de boutiquier. L'image est pitoyable. Le résultat est désastreux. Certes, l'une des candidates est plus médiatique que l'autre, mais elle en use et en abuse à... l'écoeurement. Elle profite de la faiblesse de ses interlocuteurs-journalistes pour dire tout et n'importe quoi. Comment ainsi peut-on lui laisser affirmer, sans sourciller, qu'elle représente 50% des militants socialistes, voire plus, alors qu'il n'y a eu que 58,87% de votants à ce scrutin.

La réalité est plus médiocre. Ni Martine Aubry, ni Ségolène Royal n'attirent les foules. Et, quelle que soit la triomphatrice, elle ne sera le porte-drapeau que d'un peu plus de 25% de la totalité des militants. Ce qui est, somme toute, bien peu pour incarner le rassemblement et bien maigre pour parler d'un nouveau souffle.

Mais, pire, derrière l'image d'un vote partisan, il est des sourires à la Brutus qui ne trompent pas et des invectives d'arrière-cour, même si des mots comme fra-ter-ni-té peuvent encore créer l'illusion.

Le parti socialiste, comme les autres partis d'ailleurs, souffre d'un manque cruel de "grand timonier". Alors, les "sous-lieutenants" se déchirent et s'imaginent des destinées. Chacun cherche alors à séduire plus qu'à convaincre et à surfer sur l'utopie participative des citoyens. Mais, si Pierre Mendes France, Clemenceau, Gambetta, René Cassin, et Charles De Gaulle étaient uniques et n'avaient point besoin d'artifices, n'est pas non plus Poujade qui veut.

L'une manque de populisme, l'autre pas. L'une prétend incarner la rupture et la jeunesse, l'autre le renouvellement dans la continuité. A vrai dire, elles sont sans doute aussi mal placées l'une que l'autre. Car, l'ambition leur ronge les ongles et le pouvoir leur empoisonne les sangs. Mais, aujourd'hui, le PS n'a que faire d'un Premier secrétaire. Fut-il en jupon. Il lui faut d'abord un bon... médecin.

Jean-Paul BUSNEL

Citation du jour

sas_titre-1.jpg- Tout Etat libre où les grandes crises n'ont pas été prévues est à chaque orage  en danger de périr.

.

Jean-Jacques ROUSSEAU

Agenda

 

 

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés