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  • : Jean-Paul Busnel, journaliste et éditorialiste, aujourd'hui intervenant-professeur auprès de grandes écoles, notamment SciencesCom, Centrale, Audencia, EAC, et par ailleurs consultant/expert pour les entreprises, porte un oeil critique sur la Communicatio
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Vendredi 30 juin 2006

L’Espagne va-t-elle prendre sa revanche du Mondial de football en provoquant un séisme sur le Tour de France cycliste ? Tout porte à le croire, même si une telle formulation relève de la boutade. On sait, en effet, depuis hier et les indiscrétions d’une radio ibérique, que près de 58 coureurs seraient impliqués dans les pratiques de dopage sanguin mises en place par le docteur Fuentes, ancien médecin de l’équipe Liberty-Seguros. Et, parmi ceux-ci, ne figureraient pas moins d’une trentaine de champions, reconnus aptes après la croquignolette « visite médicale » et invités à prendre demain le départ de la « Grande boucle ». On peut ainsi citer pêle-mêle Ullrich, Basso , Beloki, Heras, Guiterrez, Botero, Mancebo, Hamilton et quelques autres. Que du beau monde !

On imagine sans peine l’embarras des organisateurs qui attendent d’en savoir plus aujourd’hui pour prendre leur décision, mais qui savent, d’ores et déjà, qu’ils auront bien du mal à empêcher tous ces coureurs de participer à l’épreuve. Malgré toute leur bonne volonté et le fameux code éthique signé par les responsables des équipes. L’exemple récent de Vinokourov et de son équipe Astana-Wurth, « exclus » puis réintégrés par le tribunal arbitral du sport, montre combien la lutte contre le dopage est loin d’être gagnée. Car, pour l’instant, la justice espagnole ne dispose apparemment que de soupçons faits de listing et de cassettes vidéo. Et on ne peut décemment pas reprocher à quelqu’un de rendre visite à un médecin, fut-il compromis, ou de figurer sur une liste de noms codés. C’est toujours le problème du « pas vu, pas pris ».

Enfin, l’affaire n’en est encore qu’au niveau de l’instruction puisque la plupart des membres présumés du réseau, dont le fameux docteur, arrêtés par la police espagnole  le 23 mai dernier, ne doivent être interrogés par le juge qu’à partir du 20 juillet. Question de vacances sûrement. Ce qui laisse largement au Tour de France le temps de quitter Strasbourg et, peut-être même, … d’arriver à Paris.

par le blog-notes de Jean-Paul Busnel publié dans : jpbusnel
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Jeudi 29 juin 2006

L’histoire ne dit pas si l’on s’agite dans tous les sens en préfecture du Morbihan, mais on peut bien l’imaginer. Il reste en effet 24 heures aux fonctionnaires de l’Etat pour trouver un point de chute aux 40.000 raveurs prêts à « déferler » sur la Bretagne ce week-end. Et sans doute encore un peu moins si l’on considère qu’il va falloir informer rapidement les principaux intéressés d’un éventuel changement. Autant dire que la décision du tribunal administratif de Rennes, hier, suspendant l’arrêté préfectoral de réquisition de l’aérodrome de Vannes, a jeté un pavé dans la mare. Et c’est bien fait !…

Car les raveurs n’ont pas besoin d’un aérodrome civil en état de marche pour « s’empiffrer » de décibels. Ils n’ont pas besoin non plus d’aller en Bretagne, qu’ils ne visiteront ni ne verront pas. Ils pouvaient tout aussi bien occuper un terrain vague, une friche militaire, un parc d’entraînement commando, voire une déchetterie à ciel ouvert. Leur but n’est pas, en effet, de faire du tourisme ou d’acheter des cartes postales, mais d’écouter de la musique. La plus folle possible et le plus fort évidemment. Dès lors, ce ne sont pas les terrains isolés qui manquent, mais l’Etat semble vouloir faire supporter aux particuliers, aux communes et aux riverains des nuisances qu’il ne veut pas assumer dans ses propres camps. Et qu’il se révèle incapable à contrôler chez les autres, comme en témoignent, chaque année, les tonnes de déchets et les dégradations diverses constatées après chaque passage. Sans parler, bien sûr, des saisies de drogue, des pilules d’ecstasy, des milliers de seringues ramassées, des trafics en tout genre constatés et du… reste.

L’hypocrisie ambiante du pouvoir politique consiste à prétendre que ces « rave-party » sont désormais bien encadrées un peu partout en France, alors que chacun sait qu’elles sont toujours des zones de non-droit. Autant alors acheter des terrains vierges, dans des lieux déserts et abandonnés, et les équiper, une fois pour toutes, pour ces grands débordements. Ou bien autant les interdire définitivement et se donner les moyens de faire respecter la loi. Ce qui, dans les deux hypothèses, coûtera moins cher aux contribuables.

Hier, à Vannes, les communes étaient satisfaites. Mais il leur faut cependant se garder d’illusions. Il y a de fortes chances, en effet, que la Préfète passe outre la décision du tribunal administratif, pour éviter « des troubles graves à l’ordre public ». Il serait alors souhaitable, dans ce cas, que sa responsabilité pénale personnelle soit pleinement engagée en cas d’incident ou d’accident. Car on ne peut prôner, à longueur d’année, démocratie, légalité et justice et… si peu les respecter.

par le blog-notes de Jean-Paul Busnel publié dans : jpbusnel
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Mercredi 28 juin 2006

Cela s’appelle « avoir la baraka ». Et c’est désormais une évidence depuis hier soir. Car le miracle a eu lieu à Hanovre, devant plus de 40.000 spectateurs et plus de vingt millions de téléspectateurs, et donné, contre toute attente, la victoire aux tricolores. Tout le mérite en revient sans doute à Ribéry qui, par un coup de rein dont il a le secret, a su égaliser au moment opportun. Car la suite ne fut, somme toute, qu’un festival de passes approximatives et de contres favorables ou pas qui auraient pu tout aussi bien donner la victoire à l’Espagne. Nulle action d’éclat ou éclair de génie ne fut vraiment à mettre au crédit de ce match. La défense française fut certes plus solide que celle de son adversaire du jour, mais l’attaque a piétiné sans succès, multipliant les hors-jeu et les tirs hors cadre. Pourtant, les dieux du football avaient choisi, hier soir, de récompenser les vieux du ballon rond. Et ils avaient décidé, par une sorte de pied-de-nez au temps qui passe, d’accorder à Vieira et Zidane le plaisir de porter l’estocade. A la faveur d’une faute imaginaire en faveur des Bleus et d’un retour en défense tardif. C’est cela aussi le football.

Ce matin, tous les commentateurs vont parler de résurrection là où il ne faudrait, prudemment,  qu’évoquer une bénédiction. La chance, hier soir, avait choisi son camp. Paralysant au passage des Ibères timorés par l’importance de l’enjeu. Et c’est sans doute la plus grande déception de cette rencontre. On attendait mieux, en effet, d’une équipe qui avait gagné toutes ses rencontres du 1er tour en inscrivant un maximum de buts.

Reste qu’il y a encore loin de la coupe aux lèvres. Et que le match de samedi contre le Brésil s’annonce déjà passionnant. S’il est gagné, rien ne sera alors impossible à l’équipe de Zidane qu’on se surprend parfois, depuis hier soir, à appeler la bande à… Domenech. C’est le second miracle de cette victoire contre l’Espagne. Quand une qualification en quarts de finale le réconcilie avec ses joueurs et toute une nation. Et lui décerne un brevet… d’entraîneur.

par le blog-notes de Jean-Paul Busnel publié dans : jpbusnel
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Mardi 27 juin 2006

Une nouvelle fois, l’arbitrage de ce mondial 2006 va être critiqué après le penalty généreux qui a permis, hier, à l’Italie de se qualifier au détriment de l’Australie. Déjà, la veille, la pluie de cartons qui s’était abattue sur le match opposant le Portugal à la Hollande avait fait désordre et ajouté à la confusion du jeu. Il y a eu, certes, de nombreuses erreurs, tant de l’arbitre russe Valentin Ivanov que de l’Espagnol Luis Medina Cantalejo, mais on aurait tort de se tromper ainsi de coupables en désignant les « hommes en noir ». Car les premiers responsables des fautes ne sont pas tant ceux qui les sanctionnent que ceux qui les commettent. Qu’elles soient réelles ou non. Et quand on voit à la télévision, au ralenti, les agressions commises par de nombreux joueurs, on ne peut qu’avoir honte de ces équipes que l’on soutient. Il en est de même pour les multiples simulations qui semblent parfois transformer la pelouse en scène de théâtre. Les footballeurs montrent à ce sujet, depuis le début de la compétition, qu’ils peuvent être aussi de remarquables acteurs.

Mais ce qui pourrait faire sourire fait grincer des dents quand il truque le résultat d’un match et donne l’avantage à la plus malhonnête des équipes. Ou à la moins sportive. Enfin, si le jeu dur et la multiplication des cartons incombent en priorité aux joueurs, il est également navrant de constater l’étrange passivité de certains entraîneurs. On ne pouvait ainsi qu’éprouver un certain malaise dimanche soir en voyant l’ancien joueur et désormais sélectionneur Marco Van Basten rester « immobile » face aux actes d’anti-jeu caractérisés de son équipe. Le football serait-il à ce point devenu un combat pour que tous les coups soient permis s’ils ne sont pas « pris » en flagrant délit ? Faudrait-il mettre un arbitre derrière chaque joueur pour éviter les tricheries ? Ce serait sans doute excessif, mais il n’en reste pas moins qu’il va falloir faire quelque chose rapidement si l’encadrement lui-même n’est pas capable de ramener la sérénité sur le terrain.

Tous les records sont battus. Depuis le début de la compétition, plus de 23 cartons rouges ont été distribués alors que le précédent record datait de 1998 avec, au final, « seulement » 22 sanctions suprêmes. Trois expulsions lors du match Italie-USA, quatre lors de la rencontre Portugal-Hollande, ainsi que 16 cartons jaunes, ont ainsi détrôné et renvoyé aux archives le choc Allemagne-Cameroun de sinistre mémoire qui s’était terminé, en 2002, avec 16 cartons jaunes et deux cartons rouges.

Enfin, il faut absolument venir en aide aux arbitres pour éviter que la sensation d’être « volé » sur un but, dans un sens ou dans un autre, n’exaspère les équipes au point de leur faire perdre parfois tout contrôle. Quant à refuser, comme le fait encore Sepp Blatter, le président de la Fifa, l’arbitrage vidéo, pour « garder au football son visage humain », cela relève plus désormais de la plaisanterie de mauvais goût que d’un parfait professionnalisme. Car, au chapitre des réclamations, notamment de la part des pays africains, ce mondial 2006 fait déjà carton… plein.

par le blog-notes de Jean-Paul Busnel publié dans : jpbusnel
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Citation du jour

- Tout Etat libre où les grandes crises n'ont pas été prévues est à chaque orage  en danger de périr.

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Jean-Jacques ROUSSEAU

Agenda

- Le 1er février - Media training à SciencesCom

- Les 4 et 5 février - Communication orale à SciencesCom

- Le 12 février - Communication de crise à Centrale

 

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