L’Espagne va-t-elle prendre sa revanche du Mondial de football en provoquant un séisme sur le Tour de France cycliste ? Tout porte à le croire, même si une telle formulation relève de la boutade. On sait, en effet, depuis hier et les indiscrétions d’une radio ibérique, que près de 58 coureurs seraient impliqués dans les pratiques de dopage sanguin mises en place par le docteur Fuentes, ancien médecin de l’équipe Liberty-Seguros. Et, parmi ceux-ci, ne figureraient pas moins d’une trentaine de champions, reconnus aptes après la croquignolette « visite médicale » et invités à prendre demain le départ de la « Grande boucle ». On peut ainsi citer pêle-mêle Ullrich, Basso , Beloki, Heras, Guiterrez, Botero, Mancebo, Hamilton et quelques autres. Que du beau monde !
On imagine sans peine l’embarras des organisateurs qui attendent d’en savoir plus aujourd’hui pour prendre leur décision, mais qui savent, d’ores et déjà, qu’ils auront bien du mal à empêcher tous ces coureurs de participer à l’épreuve. Malgré toute leur bonne volonté et le fameux code éthique signé par les responsables des équipes. L’exemple récent de Vinokourov et de son équipe Astana-Wurth, « exclus » puis réintégrés par le tribunal arbitral du sport, montre combien la lutte contre le dopage est loin d’être gagnée. Car, pour l’instant, la justice espagnole ne dispose apparemment que de soupçons faits de listing et de cassettes vidéo. Et on ne peut décemment pas reprocher à quelqu’un de rendre visite à un médecin, fut-il compromis, ou de figurer sur une liste de noms codés. C’est toujours le problème du « pas vu, pas pris ».
Enfin, l’affaire n’en est encore qu’au niveau de l’instruction puisque la plupart des membres présumés du réseau, dont le fameux docteur, arrêtés par la police espagnole le 23 mai dernier, ne doivent être interrogés par le juge qu’à partir du 20 juillet. Question de vacances sûrement. Ce qui laisse largement au Tour de France le temps de quitter Strasbourg et, peut-être même, … d’arriver à Paris.
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L’histoire ne dit pas si l’on s’agite dans tous les sens en préfecture du Morbihan, mais on peut bien l’imaginer. Il reste en effet 24 heures aux fonctionnaires de l’Etat pour trouver un point de chute aux 40.000 raveurs prêts à « déferler » sur la Bretagne ce week-end. Et sans doute encore un peu moins si l’on considère qu’il va falloir informer rapidement les principaux intéressés d’un éventuel changement. Autant dire que la décision du tribunal administratif de Rennes, hier, suspendant l’arrêté préfectoral de réquisition de l’aérodrome de Vannes, a jeté un pavé dans la mare. Et c’est bien fait !…
Cela s’appelle « avoir la baraka ». Et c’est désormais une évidence depuis hier soir. Car le miracle a eu lieu à Hanovre, devant plus de 40.000 spectateurs et plus de vingt millions de téléspectateurs, et donné, contre toute attente, la victoire aux tricolores. Tout le mérite en revient sans doute à Ribéry qui, par un coup de rein dont il a le secret, a su égaliser au moment opportun. Car la suite ne fut, somme toute, qu’un festival de passes approximatives et de contres favorables ou pas qui auraient pu tout aussi bien donner la victoire à l’Espagne. Nulle action d’éclat ou éclair de génie ne fut vraiment à mettre au crédit de ce match. La défense française fut certes plus solide que celle de son adversaire du jour, mais l’attaque a piétiné sans succès, multipliant les hors-jeu et les tirs hors cadre. Pourtant, les dieux du football avaient choisi, hier soir, de récompenser les vieux du ballon rond. Et ils avaient décidé, par une sorte de pied-de-nez au temps qui passe, d’accorder à Vieira et Zidane le plaisir de porter l’estocade. A la faveur d’une faute imaginaire en faveur des Bleus et d’un retour en défense tardif. C’est cela aussi le football.
Une nouvelle fois, l’arbitrage de ce mondial 2006 va être critiqué après le penalty généreux qui a permis, hier, à l’Italie de se qualifier au détriment de l’Australie. Déjà, la veille, la pluie de cartons qui s’était abattue sur le match opposant le Portugal à la Hollande avait fait désordre et ajouté à la confusion du jeu. Il y a eu, certes, de nombreuses erreurs, tant de l’arbitre russe Valentin Ivanov que de l’Espagnol Luis Medina Cantalejo, mais on aurait tort de se tromper ainsi de coupables en désignant les « hommes en noir ». Car les premiers responsables des fautes ne sont pas tant ceux qui les sanctionnent que ceux qui les commettent. Qu’elles soient réelles ou non. Et quand on voit à la télévision, au ralenti, les agressions commises par de nombreux joueurs, on ne peut qu’avoir honte de ces équipes que l’on soutient. Il en est de même pour les multiples simulations qui semblent parfois transformer la pelouse en scène de théâtre. Les footballeurs montrent à ce sujet, depuis le début de la compétition, qu’ils peuvent être aussi de remarquables acteurs.
- Tout Etat libre où les grandes crises n'ont pas été prévues est à chaque orage en danger de périr.
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