Une nouvelle stratégie de « communication de crise » sous forme de poker menteur est en passe de naître demain grâce au
Crédit Agricole. Les deux dirigeants de la banque verte, Georges Pauget et, solidairement, René Carron devraient en effet mettre leur démissions en balance avec les mauvais résultats du groupe.
Sous-entendu : si vous n’êtes pas contents, on s’en va et vous vous débrouillerez tout seuls.
Cette « méthode » pour désamorcer la crise, qui ne tient ni d’une Communication produits, ni d’une Communication valeurs, qui n’est ni rationnaliste, ni symboliste, pourra peut-être marcher avec les membres du Conseil d’administration, mais ne sera d’aucun secours vis-à-vis de la clientèle. Car cette « personnalisation » du pouvoir à l’extrême n’atténuera en rien une mauvaise gouvernance sur le marché des subprimes qui a, au bas mot, coûté un peu plus de 4 milliards d’euros à la banque. C’est certes moins que l’affaire « Kerviel » à la Société Générale, mais la crise est loin d’avoir livré sa facture définitive.
Georges Pauget entame donc demain, à 61 ans, une décisive partie de poker avec les caisses régionales d’où il est issu. Ce haut-savoyard passionné de corrida aime les défis dangereux. Il reste que, en terme d’image pour le moins, la partie est bien mal engagée.
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- Tout Etat libre où les grandes crises n'ont pas été prévues est à chaque orage en danger de périr.
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