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  • : Jean-Paul Busnel, journaliste et éditorialiste, aujourd'hui intervenant-professeur auprès de grandes écoles, notamment SciencesCom, Centrale, Audencia, EAC, et par ailleurs consultant/expert pour les entreprises, porte un oeil critique sur la Communicatio
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Mardi 18 juillet 2006

Il est quand même tout à fait extravagant d’entendre la presse en général, et celle de France en particulier, se gausser de la prétendue « gaffe » du Président Bush. En fait, ce dernier, en déclarant hier à Tony Blair, lors du sommet du G8, « ce qu’ils doivent faire, c’est amener la Syrie à faire en sorte que le Hezbollah cesse de semer la merde, et ce sera fini », fait preuve d’une réelle clairvoyance. Ou d’un vrai courage. C’est selon. Cette « sortie » tranche en tout cas avec la prudence compassée et l’hypocrisie des autres « Grands » de ce monde. Car chacun sait que Bush a raison sur le fond et que le Hezbollah n’existerait pas ou plus sans l’énorme soutien logistique, financier et militaire de l’Iran et, surtout, de la Syrie. Dès lors, qu’importe la forme. Qui vaut mieux que les grands discours et la langue de bois.

Les pays du G8 n’ont pas encore, pour l’instant, réussi à s’entendre sur le concepts de force internationale qu’il faudrait disposer au Liban-sud. Pour les uns, dont Jacques Chirac, il faudrait une force de « coercition », pour d’autres, tels Romano Prodi ou Kofi Annan, mieux vaudrait installer une « force » de stabilisation. Reste que cette dernière existe déjà, sous le nom de Finul et qu’elle a fait largement la preuve, depuis trente ans, de son inutilité et de son impuissance. Reléguée à un rôle d’observation, voire de secours de « dernière » urgence. Quant à la première, prônée par le chef de l’Etat français qui rêve de désarmer le Hezbollah la fleur au fusil,, il faudrait lui donner des moyens humains et militaires que l’Europe répugne pour l’instant à envisager.

En fait, tout le monde, sauf la Grande-Bretagne, se moque des Américains, tout en espérant bien qu’ils se décideront à y aller. Ce qui, finalement, ôterait une belle épine dans le pied de l’Europe et des ses alliés. Mais George Bush n’est pas si fou. Il n’acceptera jamais de déployer ses « boys »  au Liban sans résolution expresse des Nations Unis. Par ailleurs, fatigués d’être sans cesse le gendarme du monde et de se le voir ensuite reprocher, les USA aimeraient bien que, pour une fois, l’Europe mette aussi « les pieds dans le plat ». Et désigne clairement, dans cette affaire » quels sont les agresseurs et leurs soutiens. Or le G8, à défaut de payer de sa personne, s’est surtout payé de mots ou de banalités et contenté d’apartés. Chacun semble désormais « décidé » à  renvoyer la balle au Conseil de Sécurité. Ce qui est, sans doute, de bonne guerre, mais aussi d’une terrible… frilosité.

par le blog-notes de Jean-Paul Busnel publié dans : jpbusnel
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