A jouer avec le feu, on se brûle. Et Israël n’a pas échappé à la règle pour avoir cru un instant que ses attaques « ciblées » contre les activistes du Liban-sud pouvaient miraculeusement épargner les civils et, surtout, les enfants. Mais les dégâts « collatéraux » de cette guerre de position commencent à faire « désordre ». Le bombardement de Cana, hier, est inexcusable et injustifiable. Inexcusable parce que « aveugle », comme tous les bombardements, et « injustifiable » parce que inutile. Dès lors, il tourne au massacre des innocents et laisse indemnes tous ceux qui s’abritent derrière ces populations sacrifiées.
Mais comment faire cesser les hostilités ou protéger les Libanais alors que, dans le même temps, le Hezbollah a encore tiré, hier, une quinzaine de roquettes sur le nord d’Israël ? Comment penser que le Liban pourra avoir demain un quelconque pouvoir pacificateur sur la milice chiite alors que son Premier ministre a « félicité » et remercié le Hezbollah, hier, pour ses « sacrifices » ? Fouad Siniora joue sur les deux tableaux parce qu’il est, certes, pris entre deux feux, mais, en encourageant ainsi l’épreuve de force, il ne promet à son pays que des larmes et du sang.
Quant à Condoleeza Rice, elle est rentrée à Washington sans résultat tangible, mais elle n’en pouvait mais. Elle ne pouvait en aucun cas condamner Israël qui, depuis le 12 juillet, fait l’objet d’une attaque en règle du Hezbollah. L’Etat hébreu a reçu plus de 1800 roquettes sur son sol et n’arrive toujours pas à démanteler les sites de lancement d’une armée de fanatiques qui se réfugie dans la foule sitôt son forfait accompli. Seule, une invasion terrestre de grande ampleur aurait pu permettre à Israël de distinguer entre activistes et « boucliers » humains. Mais au prix de combien de morts et de blessés dans les deux camps ?
Cana a encore payé le prix du sang. Non pas seulement à cause d’Israël, mais également à cause de la communauté internationale qui est suffisamment lâche pour vouloir croire que la pax syriana est porteuse de stabilité. Ainsi, comme la Grande-Bretagne qui a tout fait, jadis, pour que le plan de partage échoue, le monde entier n’a pas voulu voir le réarmement massif des milices chiites et leur entrée en force dans le gouvernement libanais. Comme elle ne veut toujours pas voir que la prise du pouvoir du Hamas à Gaza transforme l’autorité palestinienne en simple pantin. Le Liban d’aujourd’hui est exsangue parce que les assassins de l’ex Premier ministre sunnite Rafic Hariri n’ont pas été punis. Les USA le savent, quand l’Europe, elle,… l’oublie.
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Trois pas en avant, trois pas en arrière... C’est un peu ce qui caractérise la politique de la France au Proche-Orient depuis une vingtaine d’années. Il est vrai que la situation est délicate et que les pièges tendus ne manquent pas. Ainsi, Paris a dû avoir des sueurs froides quand la ministre des Affaires Etrangères d’Israël a déclaré officiellement, cette semaine, qu’il acceptait que la France soit le fer de lance d’une force internationale au sud-Liban et qu’elle profite de ses bonnes relations avec le pays pour aider à désarmer le Hezbollah. Autant dire « mission suicide », car le groupe terroriste et son chef Hassan Nasrallah n’ont que faire de l’emblème tricolore de nos armées.
On connaissait déjà le « pot belge ». On connaît désormais le « pot américain ». Grâce aux confidences d’un Floyd Landis, la casquette à l’envers, exilé, par « sécurité », en Espagne, le pays du sinistre docteur Fuentes, « expert » en transfusion sanguine. Vous prenez un peu de corticoïdes pour soulager la douleur, vous y mélangez quatre verres de whisky et deux de bière, vous y ajoutez deux doigts de testostérone et « le Tour » est joué. L’ensemble est détonant et fait franchir les montagnes comme de vulgaires étapes de plaine.
Il avait une « belle tête de vainqueur », mais il a, semble-t-il, « cocufié » le Tour de France dans ses plus grandes largeurs. Avec la « complicité » passive des organisateurs et des suiveurs qui, sans doute déçus par une course peu animée et guère passionnante, ont voulu en faire une idole trop tôt, un « pape » du renouveau trop beau, un « Monsieur propre » du vélo.
- Tout Etat libre où les grandes crises n'ont pas été prévues est à chaque orage en danger de périr.
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