S’il n’est pas question d’accuser sans preuves, il est quand même permis de se poser des questions. Et, puisque aucun journal ne le fait, de s’étonner, avec « admiration », de la fabuleuse performance de Floyd Landis, hier, dans l’étape de Morzine, dernière grosse difficulté du Tour de France 2006.
L’Américain, « à l’agonie » avant-hier dans l’ascension de la Toussuire, a en effet retrouvé, hier, une seconde jeunesse dans les Aravis, où il a rattrapé les échappées de la première heure, pour se détacher irrésistiblement et terminer seul à Morzine avec plusieurs minutes d’avance sur ses poursuivants. Ainsi, alors que l’ambulance et le spectre de l’abandon guettaient mercredi l’ancien lieutenant de Lance Amstrong, hier, c’étaient les baisers et les lauriers de la victoire qui attendaient le coureur de la Phonak. C’est à peine s’il n’a pas, pour quelques poignées de secondes, repris le maillot jaune qu’il avait perdu la veille, donnant ainsi une fabuleux « coup de pied de l’âne » à tous ceux qui l’avaient déjà « enterré ».
Exténué, brisé, à son arrivée à la Toussuire, au point de rendre dix minutes à ses rivaux, Floyd Landis est ce que l’on pourrait appeler un « miraculé » de la montagne. Il lui a suffi d’une nuit pour effacer fatigue et déception, oublier ses douleurs aiguës de la hanche droite, qui nécessiteront une opération délicate après le Tour, et retrouver un moral de vainqueur.
On sait que le coureur américain bénéficie de « traitements antalgiques » adaptés. Et on ne peut que chaleureusement les recommander à ses concurrents car leurs effets sont foudroyants. Enfin, on peut également penser que le « chouchou » de l’équipe suisse Phonak, plusieurs fois démantelée avec les suspensions de Tyler Hamilton, Santiago Perez, Oscar Camenzind, Fabrizio Guidi, Santiago Botero et Enrique Guttierez pour dopage, a dû écouter avec attention les conseils de Lance Amstrong venu en début de semaine à l’Alpe d’Huez. Reste à savoir même s’il n’a pas bénéficié de la fameuse méthode de son ancien leader, « Urine claire et sang de bébé », qu’on s’arrache encore dans le Wisconsin ou en Espagne.
En tout cas, aujourd’hui, il faut féliciter soigneurs, entraîneurs et « magiciens » pour avoir su rendre à ce garçon de trente ans ses jambes de… 20 ans. Voire moins.
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- Tout Etat libre où les grandes crises n'ont pas été prévues est à chaque orage en danger de périr.
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