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  • : Jean-Paul Busnel, journaliste et éditorialiste, aujourd'hui intervenant-professeur auprès de grandes écoles, notamment SciencesCom, Centrale, Audencia, EAC, et par ailleurs consultant/expert pour les entreprises, porte un oeil critique sur la Communicatio
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Jeudi 27 juillet 2006

Le grand art de la diplomatie est de savoir présenter un échec avec le sourire. On en a encore eu la démonstration éclatante, hier, à Rome puisque la conférence internationale n’a pu que conclure à la nécessité de… promouvoir un cessez-le-feu.  On n’en attendait pas moins, mais pouvait-on en attendre plus ? Ce n’est pas sûr. Car ce genre de conférence est, dès le départ, voué à l’échec si elle ne réunit que les « troisièmes couteaux » des gouvernements occidentaux. Or il n’y avait dans la capitale italienne que des ministres des Affaires Etrangères affublés d’aucun autre pouvoir de décision que de celui de ne pas… en prendre.

« Travailler immédiatement pour parvenir de toute urgence à un cessez-le-feu » est un beau programme qui n’engage à rien, ne compromet rien et, finalement, autorise tous les espoirs. Ceux d’Israël qui garde les mains libres et gagne un délai supplémentaire pour tenter d’éradiquer le Hezbollah. Ceux des USA qui répètent qu’ils veulent, non pas une trêve, mais une solution négociée et durable et ceux, enfin, des Européens qui peuvent jurer, la main sur le cœur, œuvrer en faveur de la paix. La meilleure preuve en est, d’ailleurs, qu’ils s’engagent tous à aider le gouvernement libanais à faire face à la situation. Hier, à Rome, on en venait même à se féliciter de l’acceptation par Israël de laisser passer l’aide humanitaire. Il est ainsi des grandes « victoires » qui laissent coi.

Au risque de se répéter, on peut assurer que rien ne pourra se faire sans mandat express de l’ONU. Rien ne pourra se décider hors ou contre le Conseil de sécurité. Même si, parfois, quelques négociations doivent emprunter le tortueux chemin de Damas ou de Téhéran. Dès lors, aucune réunion, que ce soit à Rome, Saint-Pétersbourg ou Pétaouchnock, ne permettra d’avancer une solution véritable pour le Proche-Orient. Car la région a besoin d’exorciser ses vieux démons et, notamment, ce plan de partage onusien de la Palestine, datant de 1947, qui ne fut jamais appliqué entre deux communautés juives et arabes qui, chacune, voulait plus que sa part du gâteau. En fait, chaque communauté refusait l’existence de l’autre. On n’en est plus là, heureusement, aujourd’hui. Et cela devrait enfin permettre… d’avancer.

par le blog-notes de Jean-Paul Busnel publié dans : jpbusnel
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- Tout Etat libre où les grandes crises n'ont pas été prévues est à chaque orage  en danger de périr.

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