Si les Français boivent moins désormais, contrôles routiers obligent, il n’en est peut-être pas de même des étrangers. Nos exportations de Champagne, vins et spiritueux ne se sont en effet jamais aussi bien portées. Mais on doit sans doute cette « révolution » plus à l’ouverture des frontières vers les pays de l’Est et la Chine qu’à une plus grande intempérance. Car si le nombre de consommateurs va en s’élargissant, la consommation individuelle mondiale tend, elle aussi, à se réduire sérieusement. Enfin, du moins le croit-on !
Au mois de juin dernier, la croissance de ce secteur, « camouflé » pieusement avec nombre de produits anodins sous la dénomination générique de commerce agroalimentaire, a été de 100 millions d’euros. Les ventes de champagne ont augmenté de 38% en volume tandis que celles des vins dits « tranquilles » ont été plus modestes avec une hausse de seulement 4% en volume mais de 20% en valeur. Quant à la vodka française, la « Grey Goose », elle poursuit sa marche en avant après avoir déjà conquis la première place aux Etats-Unis. Nos amis américains sont d’ailleurs pour une large part dans le succès de nos produits agroalimentaires en juin dernier.
Et, pour une bonne nouvelle, c’est une bonne nouvelle, notre cognac national, tenu à bout de bras, depuis des années, par les élus, notamment Jean-Pierre Raffarin et Ségolène Royal, en Charente, semble séduire les Asiatiques et tout particulièrement les Chinois. Ce qui laisse augurer d’une belle percée dans les mois à venir.
Bref, quand le vin est tiré, il faut le boire. Et même si c’est à l’étranger, ce sont toujours les Français qui « trinquent ». Dans le bon sens, toutefois, et sans… modération.
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- Tout Etat libre où les grandes crises n'ont pas été prévues est à chaque orage en danger de périr.
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