Présentation

  • : La Communication de crise
  • jpbusnel
  • : Société
  • : Jean-Paul Busnel, journaliste et éditorialiste, aujourd'hui intervenant-professeur auprès de grandes écoles, notamment SciencesCom, Centrale, Audencia, EAC, et par ailleurs consultant/expert pour les entreprises, porte un oeil critique sur la Communicatio
  • Recommander ce blog
  • Retour à la page d'accueil

Calendrier

Août 2006
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Commentaires

Jeudi 31 août 2006

On doit reconnaître à Laurence Parisot d’avoir su, en très peu de temps, changer l’image surannée, figée, voire parfois rétrograde, et  conservatrice du MEDEF incarnée jadis par le baron Seillière. Ce petit bout de femme énergique et courtoise a même réussi à transformer son université d’été en mini-Davos hexagonal. Depuis mardi, tout le monde se presse à HEC, tant les syndicalistes que les politiques. Ces derniers viennent pourtant à Jouy-en-Josas passer un « grand oral » sans complaisance qui les change de leurs  habituelles salles de meetings avec applaudisseurs et sans contradicteurs. Leurs prestations sont d’ailleurs saluées comme elles le méritent, poliment et prudemment. Et bien malin sera celui qui saura deviner, derrière les chuchotements des travées, les emballements de la majorité. Nicolas Sarkozy, attendu ce soir, bénéficie, certes, d’une certaine préférence que l’on pourrait presque qualifier « d’habituelle » ou d’historique, mais le ministre de l’Intérieur devra faire preuve de « cohérence » s’il veut convaincre madame la Présidente.

Etonnant donc ce Medef 2006 qui avait placé son travail, cette année, sous le slogan « Concilier l’inconciliable » et qui, déjà, y parvient largement en rassemblant des hommes et des femmes de tous les horizons sociaux et politiques ! L’actualité et l’agenda s’y prêtaient sans doute, mais il est d’autres temps ou nombre de ces leaders d’opinion auraient même refusé de se saluer.

Chacun semble donc désormais accepter l’idée que rien de bien ne pourra se faire demain sans une relance du dialogue social et un renforcement du dialogue économique. C’est un progrès qui nous rapproche du « siècle des Lumières » longuement évoqué lors de la première journée de l’université d’été du mouvement patronal. Il n’évitera pas les confrontations, mais il pourra les éclairer d’un jour nouveau, par une meilleure connaissance des hommes et un respect mutuel.

Les seuls finalement à ne pas avoir bénéficié de ces « éclaircissements » auront été les rares absents à ces débats de société, Ségolène Royal d’un côté et Bernard Thibault de l’autre. Quelles que soient leurs raisons, ils ont eu fondamentalement tort. Prisonniers parfois de leur « ego », sûrs de leurs connaissances économiques et soucieux peut-être d’éviter la confrontation des hommes et des idées, ils ont en effet raté une belle occasion de réécrire l’histoire. Ou plutôt de tourner définitivement un chapitre. Celui d’une lutte des classes synonyme à tout jamais de confrontations stériles et de… déclin assuré.

par le blog-notes de Jean-Paul Busnel publié dans : jpbusnel
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mercredi 30 août 2006

Il est un nouveau fléau qui menace le monde et dont on parle peu. Qui touche toutes les classes sociales sans distinction de race ou de religion, avec même une préférence pour les plus pauvres. Qui s’aggrave au fil des ans et peine à trouver remèdes sur tous les continents. Qui fait sourire, mais qui fait aussi mourir dans l’indifférence générale. C’est l’obésité. En 1990, cette maladie touchait près de 100 millions d’Américains, mais aussi 60% de la population mexicaine, 24 % des femmes saoudiennes, 42% des Colombiens et 10% des enfants de 10 ans en France. Chez nous, plus de 43% des personnes âgées de plus de 15 ans sont maintenant en surpoids. Bref, quatre Français sur dix sont trop gros, voire obèses. Enfin, vaste sujet d’interrogation et de réflexion, on compte aujourd’hui, selon la FAO, autant de personnes obèses que de personnes dénutries dans le monde. On peut même estimer que la « balance » a changé de côté.

Hier, l’organisation « Trust for America’s health » a publié son rapport de l’année et révélé que l’obésité avait continué d’augmenter aux Etats-Unis, progressant dans 31 Etats, principalement dans le sud, chez les plus pauvres. Triste tiercé gagnant de cette épidémie : le Mississipi, l’Alabama et la Virginie occidentale. Désormais, dans ce pays, les deux tiers des habitants sont en surcharge pondérale.

L’Europe sait donc ce qui l’attend, mais tarde à se prendre en main. Pire même, elle fait de la résistance et dénature les quelques mesures de bon sens. C’est ainsi qu’en avril 2005, les parlementaires européens ont rejeté le principe selon lequel toute mention figurant sur l’emballage d’un produit devait reposer sur les qualités nutritionnelles « réelles » du produit. Qu’importe donc pour eux, semble-t-il, qu’il y ait des produits trop salés ou trop sucrés, dangereux pour la santé. Ces produits ont gardé le « droit » de s’afficher « riches en calories » ou « supers en énergie ». Car, pour nos élus, ce ne sont pas tant les produits qu’il faut accuser, mais les régimes qu’il faut changer... Certes !…

On peut quand même regretter qu’il n’y ait en France aucune enquête nationale de suivi épidémiologique de l’obésité. Tout comme on peut s’inquiéter d’un certain silence des « autorités » sur le sujet, toutes opinions politiques confondues. On sait en effet que la proportion d’enfants en surpoids est nettement plus importante en zone d’éducation prioritaire. L’Insee nous informe également que c’est bien le niveau d’études et non celui des revenus des parents qui est discriminant. Nous sommes donc certains aujourd’hui qu’une partie du remède à l’obésité passe par une meilleure éducation, par un apprentissage de l’alimentation, par une inscription obligatoire dans les manuels scolaires. Ce qui passe, à tout le moins, par des cours et, bien sûr, de… l’exercice.

par le blog-notes de Jean-Paul Busnel publié dans : jpbusnel
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mardi 29 août 2006

La mode est donc aux universités d’été. Après le PS et avant l’UMP, c’est au tour du Medef et de la Ligue Communiste révolutionnaire de sonner l’heure de la rentrée, sans d’ailleurs que les deux évènements ne soient liés. La LCR a choisi « d’étudier » les pieds dans l’eau, à Port-Leucate, tandis que l’organisation patronale se fait plus studieuse dans les locaux d’HEC, à Jouy-en-Josas.

Mais que peuvent bien se dire tous ses « universitaires » bon teint qui s’affichent ainsi tout bronzés sur les bancs de l’école qu’ils détestaient jadis ? Ils se racontent leurs vacances… Mais encore ? Ils parlent de la pluie et du beau temps, de la canicule de juillet et du mois d’août d’antan… Mais aussi ? Ils évoquent l’avenir, celui de la France et le leur, celui de leurs enfants et celui de la Sécu… Tout ça pour çà ? Oui, mais ils écoutent aussi des chansons, Johnny Hallyday d’un côté, et cette histoire de fachos qui votent Sarko fredonnée par un ancien paumé qui se croit désormais psycho.

Cette rentrée, c’est en quelque sorte la caricature des potaches. On y vient surtout pour s’y montrer, faire l’important, paraître occupé, voire préocccupé, à défaut de perdre son temps. On s’y fait offrir un nouveau cartable avec plein de polycopiés et, quelquefois, des mots croisés. On peut y acheter pins, briquets, écharpe, maillots et calicots, comme de vrais supporters. C’est aussi l’occasion de faire la fête, le soir, au dortoir de l’hôtel, de revoir les vieux copains et de bizuter les nouveaux. C’est enfin le seul moyen, véritablement, de se compter et de s’encourager.

Les organisateurs voient dans ses rassemblements une occasion rêvée de fédérer les énergies, de rassembler les bonnes volontés, d’écrire une feuille de route et de piocher des idées. Ils espèrent ainsi trouver les perles rares qui feront de bons permanents, les « pétris de sincérité » qui animeront les ateliers et toutes ces petites mains qui ne demandent qu’à applaudir pour le prix d’un déjeuner. Chaque année, hélas, il leur faut bien se rendre à l’évidence, la majorité du travail est à refaire. Car, à défaut de vraiment travailler, la plupart des potaches de ces universités d’été n’aspirent qu’à une chose,… redoubler.

par le blog-notes de Jean-Paul Busnel publié dans : jpbusnel
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Lundi 28 août 2006

Le troisième homme ! Celui du secours ou du recours. Quel leader politique n’a pas eu, un jour, cette envie de brouiller ainsi les cartes ou même d’incarner cette solution ! Qu’il soit manipulateur ou manipulé, la jouissance de l’homme ainsi désigné ne doit bien souvent avoir d’égale que l’ambition qui le porte. Et cette tentation de tous les âges, de tous les temps et de toutes les époques transcende tous les camps. Hier à gauche, aujourd’hui à droite, il n’est de parti à l’abri quand nul ne se détache vraiment, quand personne n’incarne l’adhésion de tous ou la raison du plus grand nombre. Quand, surtout, les caciques voient le pouvoir leur échapper sans aucun moyen de le contrôler.

François Mitterrand aimait ces différends qui déchiraient les siens. Il se plaisait à opposer chiens et chats, courants et contre-courants, flattant tour à tour ses ministres pour désarmer complots en devenir et « Brutus » en puissance. Jacques Chirac en rêvait, lui aussi, sans trop y parvenir. « Orphelin » d’un Villepin qu’il croyait son dauphin, apparemment résigné à adouber ce Sarkozy auquel il n’a jamais pardonné, le chef de l’Etat espérait encore. Et c’est désormais comme une « bénédiction » qu’il attend venue de Bordeaux. Car, aujourd’hui, en Aquitaine, bruisse comme un souffle de sirocco qui se serait trompé de continent. L’homme du tramway est de retour et réclame toute sa place sur les rails du pouvoir. Le « banni » pour « emplois fictifs » a purgé sa peine et son amertume et repris racines et appartement depuis le mois de mai dernier. Il a même assisté aux deux premiers matchs des Girondins.

Ce matin, la majorité municipale tient réunion à huis clos. Hugues Martin doit désormais respecter la parole donnée à Alain Juppé, ce pacte secret qui l’a fait « roi », mais aussi remplaçant. La démission collective est à l’ordre du jour. A croire que le temps presse un an et demi avant l’échéance. Qu’il faut de toute urgence remettre le pied à l’étrier et redonner, par des élections municipales anticipées, toute sa légitimité à un homme qui n’a jamais démérité.

La politique française a ainsi de ces résurrections qui sentent le « coup monté ». Car si Alain Juppé a trompé sa « tentation de Venise » avec les trottoirs de Montréal, on ne peut pas croire un instant que ce soit seulement pour la tentation… de Bordeaux.

par le blog-notes de Jean-Paul Busnel publié dans : jpbusnel
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander

Citation du jour

- Tout Etat libre où les grandes crises n'ont pas été prévues est à chaque orage  en danger de périr.

.

Jean-Jacques ROUSSEAU

Agenda

- Le 1er février - Media training à SciencesCom

- Les 4 et 5 février - Communication orale à SciencesCom

- Le 12 février - Communication de crise à Centrale

 

créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus