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  • : Jean-Paul Busnel, journaliste et éditorialiste, aujourd'hui intervenant-professeur auprès de grandes écoles, notamment SciencesCom, Centrale, Audencia, EAC, et par ailleurs consultant/expert pour les entreprises, porte un oeil critique sur la Communicatio
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Jeudi 31 août 2006

On doit reconnaître à Laurence Parisot d’avoir su, en très peu de temps, changer l’image surannée, figée, voire parfois rétrograde, et  conservatrice du MEDEF incarnée jadis par le baron Seillière. Ce petit bout de femme énergique et courtoise a même réussi à transformer son université d’été en mini-Davos hexagonal. Depuis mardi, tout le monde se presse à HEC, tant les syndicalistes que les politiques. Ces derniers viennent pourtant à Jouy-en-Josas passer un « grand oral » sans complaisance qui les change de leurs  habituelles salles de meetings avec applaudisseurs et sans contradicteurs. Leurs prestations sont d’ailleurs saluées comme elles le méritent, poliment et prudemment. Et bien malin sera celui qui saura deviner, derrière les chuchotements des travées, les emballements de la majorité. Nicolas Sarkozy, attendu ce soir, bénéficie, certes, d’une certaine préférence que l’on pourrait presque qualifier « d’habituelle » ou d’historique, mais le ministre de l’Intérieur devra faire preuve de « cohérence » s’il veut convaincre madame la Présidente.

Etonnant donc ce Medef 2006 qui avait placé son travail, cette année, sous le slogan « Concilier l’inconciliable » et qui, déjà, y parvient largement en rassemblant des hommes et des femmes de tous les horizons sociaux et politiques ! L’actualité et l’agenda s’y prêtaient sans doute, mais il est d’autres temps ou nombre de ces leaders d’opinion auraient même refusé de se saluer.

Chacun semble donc désormais accepter l’idée que rien de bien ne pourra se faire demain sans une relance du dialogue social et un renforcement du dialogue économique. C’est un progrès qui nous rapproche du « siècle des Lumières » longuement évoqué lors de la première journée de l’université d’été du mouvement patronal. Il n’évitera pas les confrontations, mais il pourra les éclairer d’un jour nouveau, par une meilleure connaissance des hommes et un respect mutuel.

Les seuls finalement à ne pas avoir bénéficié de ces « éclaircissements » auront été les rares absents à ces débats de société, Ségolène Royal d’un côté et Bernard Thibault de l’autre. Quelles que soient leurs raisons, ils ont eu fondamentalement tort. Prisonniers parfois de leur « ego », sûrs de leurs connaissances économiques et soucieux peut-être d’éviter la confrontation des hommes et des idées, ils ont en effet raté une belle occasion de réécrire l’histoire. Ou plutôt de tourner définitivement un chapitre. Celui d’une lutte des classes synonyme à tout jamais de confrontations stériles et de… déclin assuré.

par le blog-notes de Jean-Paul Busnel publié dans : jpbusnel
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Jean-Jacques ROUSSEAU

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