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  • : Jean-Paul Busnel, journaliste et éditorialiste, aujourd'hui intervenant-professeur auprès de grandes écoles, notamment SciencesCom, Centrale, Audencia, EAC, et par ailleurs consultant/expert pour les entreprises, porte un oeil critique sur la Communicatio
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Commentaires

Dimanche 30 septembre 2007

Les Antilles françcaises peuvent se faire du souci. Un silence pesant règne en effet sur place et en métropole depuis les grandes révélations des pollutions massives aux pesticides. Et ce n'est pas de bonne augure à quelques semaines du début de la grande saison touristique. Car les touristes peuvent se poser légitimement des questions quant à la sécurité alimentaire et sanitaire en général. Et personne, étrangement, n'y répond.

La politique de l'autruche n'est pas bonne conseillère en communication de crise. Ne rien voir, ne rien entendre et ne rien dire semblent désormais une stratégie d'un autre âge. Aujourd'hui, les populations sont en quête d'éthique, de transparence et de responsabilité. Elle veulent savoir si elles peuvent consommer de l'eau, des oeufs, du boudin, des acras et du soleil en toute sécurité. Sans risque de cancer de la prostate ou de contamination foetale pour les femmes enceintes. Il y a un besoin de savoir qui, s'il n'est pas satisfait, se transformera inévitablement en rejet profond et en... désintérêt général.

Dès aujourd'hui, il faudrait communiquer  tant en termes rationalistes qu'en termes symboliques. Tant en termes de santé publique qu'en termes de solidarité nationale. Or le vide actuel est sidérant.

Ce qui peut faire redouter une autre crise. Celle d'identité. Quand les habitants des îles nous reprocheront bientôt de les avoir abandonnés et... contaminés.

Jean-Paul BUSNEL

Crédit photo : lesantilles.net

 

Mots-clés : Communication de crise, pesticides, Antilles, Guadeloupe, soldarité, consulting, Jean-aul Busnel, expertise, Martinique, pollution, SciencesCom, communication, éthique, gouvernement, tourisme

par La crise n'est pas une fatalité publié dans : jpbusnel
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Dimanche 30 septembre 2007

François Fillon a-t-il eu raison, le 21 septembre dernier, de parler de "faillite" de l'Etat ? Aujourd'hui, "à froid" et après une dizaine de jours de réflexion, on peut répondre par l'affirmative et par la négative, mais avec un peu plus d'accent sur la dernière nommée.

Oui, la France est en "faillite" et ce n'est plus guère une surprise pour personne. Pas un budget de l'Etat n'a été équilibré depuis 1974. La faute en revient donc tout autant à la droite qu'à la gauche. Aucun régime politique n'a en effet eu le courage de faire les réformes de structure indispensables au pays. Et la France se meurt désormais d'un endettement insupportable et de dépenses de fonctionnement hors de proportion avec sa dimension.

Le Premier ministre a donc eu raison de pratiquer le langage de la vérité et de la responsabilité, ne ménageant pas au passage l'ancien gouvernement prétendument "vertueux" de Dominique de Villepin.

Mais il a sans doute eu tort de faire cette annonce lors d'un voyage anodin en Corse car il est des arguments explosifs qu'il faut garder en réserve de la République pour des temps plus durs. Certes, les agriculteurs de l'Ile  de Beauté lui réclamaient encore plus d'aides, mais la situation n'était pas tendue à ce point. Certes, françois Fillon a voulu avoir recours à une "image", mais il est des images qu'il faut garder soigneusement dans son portefeuille pour casser des grèves ou des insurrections.

En terme de communication de crise, François Fillon a "anticipé", mais il s'est aussi privé d'une arme de choix pour mener à bien la réforme des régimes spéciaux voulue par Nicolas Sarkozy. Qu'aura-t-il désormais à opposer aux cheminots et aux traminots qui tenteront de paralyser la France en octobre ?

L'expérience montre que l'on a raison de dire la vérité en situation de crise. A condition toutefois de ne pas la dire... trop tôt. Sauf à précher dans le désert.

Jean-Paul BUSNEL

crédit photo : AFP

Mots-clés : François Fillon, Etat, Corse, communication de crise, Jean-Paul Busnel, consulting, expertise, SciencesCom, professeur, Premier ministre

par La crise n'est pas une fatalité publié dans : jpbusnel
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Lundi 24 septembre 2007

Le vice-président exécutif de Mattel, le leader mondial du jouet, a présenté vendredi dernier ses excuses au "peuple chinois et à tous les consommateurs qui ont acheté des jouets" de sa société fabriqués en Chine. Selon lui, en effet,  l'immense majorité des produits rappelés provenait « d'un défaut de conception chez Mattel et non d'un problème avec les fabricants chinois »  .

En terme de « Communication de crise », on a envie de saluer ce mea-culpa industriel, « responsable ET coupable », qui tranche avec les attitudes habituelles. Mais, car il y a un mais, ces excuses ont été trop fortement médiatisées côté chinois pour ne pas attirer la suspicion.

Les enjeux sont en effet considérables. Mattel a tout intérêt à ménager la susceptibilité des ses sous-traitants Chinois qui travaillent pour un coût dix fois inférieur à la norme américaine. Par ailleurs, le marché intérieur Chinois est, lui aussi, porteur de milliards de dollars de bénéfices. Alors, eu égard à toutes ces considérations, les excuses publiques et le rappel de millions de jouets peuvent apparaître comme des « péripéties » négligeables que la firme américaine peut bien se permettre. Dès lors, la « Communication de crise » n’est plus aussi vertueuse qu’il y paraissait.

Reste que cette affaire sera bénéfique à deux titres : les contrôles qualité vont sans doute être plus rigoureux, tant côté Chinois que côté occidental, et il faudra bien, chez Mattel, que les « défauts de conception » soient corrigés. Quitte à le refaire savoir rapidement par une autre Communication de crise. Celle-là plus… crédible.

Jean-Paul BUSNEL

Mots-clés : Communication de crise, crise, consulting, Chine, formation, SciencesCom, Jean-Paul Busnel, Mattel, jouets, communication, expertise.

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Samedi 22 septembre 2007

Nicolas Sarkozy a bien compris les mécanismes de la Communication de crise. Il anticipe et prépare les Français à un éventuel affrontement. Face aux menaces brandies par certains syndicats et au préavis de grève lancé à la SNCF, il oppose le principe de l'égalité entre les cotisants-retraite, la valeur d'équité entre les citoyens et la notion de solidarité entre les générations au travail.

Habilement, il refuse de parler de privilèges pour les régimes spéciaux et il affirme haut et fort qu'il ne s'agit pas de dresser deux catégories sociales les unes contre les autres.

Reste que, dans ce cas de figure, après 25 ans de lâcheté des gouvernements successifs, il sera difficile à Nicolas Sartkozy d'éviter vraiment la crise. Mais il va l'aborder dans les meilleures conditions possibles. Les enjeux ont été bien expliqués, les causes ont été rappelées, les remèdes semblent "justes", pour reprendre l'expression d'une ancienne candidate à l'élection présidentielle. Parmi les cinq "ripostes" possibles à la crise latente, selon la théorie de Marie-Hélène Westphalen, il a choisi l'offensive, avec un zeste de déplacement latéral. Et, plutôt que d'opposer les deux "écoles", rationaliste et symboliste, il a choisi un "mix" cohérent avec son idée de la France de demain. S'il échoue, ce sera, en quelque sorte, tout le pays qui sera "complice" de l'échec. Et qui en subira le chaos...

Pour autant, la communication de crise est plus que jamais d'actualité et l'effort ne doit pas être relâché. Il convient désormais d'aborder la réforme avec fermeté tout en sachant jusqu'où ne pas aller trop loin. C'est sûrement plus facile à écrire qu'à... faire.

Jean-Paul BUSNEL

 

Mots-clés : communication, crise, jean-paul busnel, expertise, formation, SciencesCom, Sarkozy, Westphalen, consulting, sncf, égalité, solidarité, équité

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Citation du jour

- Tout Etat libre où les grandes crises n'ont pas été prévues est à chaque orage  en danger de périr.

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Jean-Jacques ROUSSEAU

Agenda

- Le 1er février - Media training à SciencesCom

- Les 4 et 5 février - Communication orale à SciencesCom

- Le 12 février - Communication de crise à Centrale

 

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