Il en reste encore à boire et à acheter. Mais, aujourd’hui, la mairie de Paris « casse » les prix et les lots de bouteilles de Morgon-les Charmes ne devraient pas dépasser les 48 euros. Il est même prévu de « solder » des caisses de Dechartrons à 16 euros. Visiblement, ces « petits crus » n’avaient pas les faveurs de Jacques Chirac et de Jean Tiberi qui, du temps de leur « splendeur » à la mairie de Paris, leur préféraient les Château Pétrus et autres Romanée Conti estimés à 1500 euros minimum l’unité et adjugés beaucoup plus.
Rien n’était alors trop beau pour arroser les soirées de l’Hôtel de ville. On y « trinquait » Châteaux Margaux ou Châteaux Latour selon l’usage en Cour. Et le Mouton Rothschild coulait à flot, en salle et en cuisine, pour le plus grand bonheur des invités. D’aucuns en gardent encore un souvenir ému sur leurs papilles, même s’ils sont prêts aujourd’hui à jurer qu’ils n’ont jamais vraiment « trempé » leur lèves dans la combine. Quant au « prince de ces lieux », il a été blanchi par la justice qui n’a jamais pu prouver qu’il avait abusé. Pourtant, la seule estimation qui aurait mérité, hier, d’être proposée aux enchères eut été de savoir combien de ces fastueuses bouteilles avaient pu être bues au cours de ces quelques vingt années de pouvoir sans partage. Car, finalement, il n’étaient pas si nombreux ces « grands crus » qui restaient encore proposées à la convoitise des spéculateurs.
Jadis, les élus avaient du nez et les finances locales, des trésors de ressources « insoupçonnées ». A tel point que Bernard Bled grand « échevin » de la mairie de Paris à cette époque, semblait regretter hier que « l’on vende le vin des Parisiens ». Alors qu’il aurait dû, pour le moins, s’excuser que l’on ait dépensé ainsi… l’argent des Parisiens. On aurait même souhaité, en prime et en ultime pied de nez, qu’il réclame que l’on restitue le produit de la vente aux administrés. En chèque ou en liquide.
Ce soir, ce sont sans doute près de 800.000 euros qui vont réintégrer le budget de la ville de Paris. Alors qu’ils n’auraient jamais dû y… entrer.
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- Tout Etat libre où les grandes crises n'ont pas été prévues est à chaque orage en danger de périr.
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