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  • : Jean-Paul Busnel, journaliste et éditorialiste, aujourd'hui intervenant-professeur auprès de grandes écoles, notamment SciencesCom, Centrale, Audencia, EAC, et par ailleurs consultant/expert pour les entreprises, porte un oeil critique sur la Communicatio
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Mercredi 22 novembre 2006

Rien ne peut justifier ce déferlement de violences dans les rues de Paris ou d’ailleurs. Ni la garantie d’une retraite « décente » dès 55 ans, ni l’octroi d’une prime, ni l’excuse d’un uniforme, que l’on porte plus souvent pour sauver des biens et des vies que pour cogner des CRS, ni même une quelconque exaspération sociale. Et les syndicats qui permettent ou encouragent ce mode d’expression qui consiste, sous l’impunité d’un masque ou d’un casque, à se conduire comme le plus banal des voyous « ordinaires », en jetant pierres, éléments de chantier et barres de fer, devront un jour s’en mordre les doigts. Car la violence n’a jamais été la clé d’une négociation. Et, si elle le devenait demain, ce serait la porte ouverte à tous les débordements. Y compris pour eux.

Hier, certains pompiers de France et de Navarre ont confondu les genres et, si l’on se rapporte au manuel historique du capitaine Hamon qui fait figure de « bible » pour la profession, « sali » la tenue qu’ils portent. Celui-ci précise en effet, dans sa page 220, que « l’uniforme que la sapeur porte lui commande de ne rien faire qui puisse nuire à la réputation de son régiment, mais au contraire, de donner par sa tenue, son attitude, sa conduite, une haute idée du corps où il sert avec fierté ».

Hélas, hier, à l’heure de la dislocation du défilé, porte de Vincennes, certains pompiers ont mélangé revendications et bataille rangée et donné ainsi une piètre idée de la profession. Déjà, en cassant sur leur passage poubelles et palettes de bois, en lançant des pavés sur les forces de l’ordre, en ouvrant toutes les vannes d’eau et en gaspillant ainsi l’argent des contribuables, ils avaient dilapidé une partie de leur capital de sympathie. Mais, en voulant bloquer le périphérique, et ainsi nuire sciemment à la vie quotidienne difficile et « embouteillée » de milliers de parisiens, les agitateurs professionnels d’un jour ont « brûlé , de façon suicidaire, des années de considération. 600 éléments incontrôlés ont ainsi jeté l’opprobre sur une profession qui, au regard surtout de ses milliers de volontaires dévoués, ne le mérite pas.

En voulant imposer la loi du plus fort, quelques pompiers ont ainsi montré hier que les efforts de sélection, dans ce métier comme dans bien d’autres, s’étaient anormalement relâchés. Car ce qui était hier, pour tous, une vocation n’est plus aujourd’hui, pour certains, qu’un… alibi.

par le blog-notes de Jean-Paul Busnel publié dans : jpbusnel
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- Tout Etat libre où les grandes crises n'ont pas été prévues est à chaque orage  en danger de périr.

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Jean-Jacques ROUSSEAU

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