Présentation

  • : La Communication de crise
  • jpbusnel
  • : Société
  • : Jean-Paul Busnel, journaliste et éditorialiste, aujourd'hui intervenant-professeur auprès de grandes écoles, notamment SciencesCom, Centrale, Audencia, EAC, et par ailleurs consultant/expert pour les entreprises, porte un oeil critique sur la Communicatio
  • Recommander ce blog
  • Retour à la page d'accueil

Calendrier

Avril 2006
L M M J V S D
          1 2
3 4 5 6 7 8 9
10 11 12 13 14 15 16
17 18 19 20 21 22 23
24 25 26 27 28 29 30
             
<< < > >>

Commentaires

Jeudi 6 avril 2006

MUR

Aujourd’hui, je suis en panne d’édito. Non pas en panne d’idées, mais en panne d’espoir et d’espérances. J’ai participé hier soir à une réunion très intéressante sur l’engagement de chacun et sur la « réforme ». Sur celle qu’il faudrait peut-être conduire en France pour amener la jeunesse d’aujourd’hui à aimer ce pays, à le respecter et à vouloir l’améliorer. Tant dans son fonctionnement quotidien qu’au travers de ses comportements. Mais, une fois de plus, le débat s’est déporté et… envenimé. Entre ceux qui veulent croire que la France d’aujourd’hui va aussi bien que celle d’hier et ceux qui pensent qu’il est plus que temps de se ressaisir et de voir les réalités. D’un côté, les uns estiment que l’on vit aussi bien qu’avant et qu’il n’y a besoin ni d’ordre, ni d’imposer. Comme si n’existaient pas les cinq millions de sans-emploi, les dettes publiques multipliées par cent, les affrontements à n’en plus finir entre public et privé, les disparités intolérables entre régimes de retraites ou de protection sociale, un système de santé de moins en moins assuré et une jeunesse de plus en plus précarisée. Et de l’autre, il y a ceux qui prônent une complète remise à plat des codes et des institutions pour redonner des règles, des modes d’emploi et des ambitions. Avec, en prime,  un dépoussiérage et un redécoupage complet des 36.000 communes, un véritable choix entre départements et régions, une vraie réflexion entre la nécessaire flexibilité de l’emploi et la protection des individus et, enfin, une réelle volonté de dépoussiérer un Etat tentaculaire et obèse, jusqu’à en éclater, qui n’assure plus rien à personne. Sauf peut-être à ses… employés, seuls désormais assurés de survivre dans une société toute entière paupérisée.

C’est à croire qu’il y a désormais deux « France » dans le même pays. L’une qui vit et s’arc-boute sur ses acquis et l’autre qui les cherche. L’une qui prétend que rien ne se fera sans contrat d’adhésion et l’autre qui affirme que rien ne se construira de bon sans une nouvelle révolution.

La solution est sans doute entre les deux. Entre la méthode Coué et la méthode forte. Entre l’immobilisme des « merci, je suis déjà servi » et le jusqu’auboutisme des désespérés de la modernisation. Mais comment remettre tout à plat en évitant l’affrontement ? Comment parler de tout sans provoquer des conflits d’intérêt ? Comment restaurer le bien collectif au détriment des corporatismes et des avantages particuliers ? C’est la seule et vraie question d’aujourd’hui. A laquelle ne peuvent répondre, visiblement, ni les syndicats, ni les partis, ni les patrons, ni les ouvriers. Et encore moins les fonctionnaires ou les seuls salariés ? Car chacun, aujourd’hui, est suspect. De ne parler que pour lui-même, à juste titre, et d’oublier toujours les autres, à juste déraison.

Alors, le défi est lancé. Qui aura demain la bonne idée pour reconstruire cette société dont nous rêvons ? Celle qui respecte les hommes et déjoue les ambitions. Qui saura et qui pourra détruire demain ce mur… d’incompréhension ?

par le blog-notes de Jean-Paul Busnel publié dans : jpbusnel
ajouter un commentaire commentaires (2)    créer un trackback recommander

Citation du jour

- Tout Etat libre où les grandes crises n'ont pas été prévues est à chaque orage  en danger de périr.

.

Jean-Jacques ROUSSEAU

Agenda

- Le 08 septembre 2008 : jury de recrutement Bac +5

 

comment referencer son site sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus