"COMdeCRISE & CRISEdeCOM"
par Jean-Paul BUSNEL
- Un autre ton - Une autre actualité- Un autre regard -
| Mai 2008 | ||||||||||
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Après réflexion, l’expulsion de Philippe de Villiers, dimanche, lors de la manifestation contre le racisme et l’antisémitisme, a quelque chose d’imbécile et d’indécent. Imbécile parce que la rue n’appartient à personne, pas plus à « SOS racisme » qu’au Front National ou au Parti Communiste, et pas moins non plus. Imbécile aussi parce que l’on ne peut pas appeler « tous les citoyens français à marquer leur rejet de l’antisémitisme et du racisme » pour ensuite vouloir les « sélectionner » ou les trier. Imbécile enfin parce que l’on doit toujours savoir pardonner à la « brebis égarée » si elle a décidé de rentrer dans le rang. A moins de considérer que tel autre parti, hier élitiste ou stalinien, doive le rester pour l’éternité. Cette mise à l’écart est également indécente parce qu’elle fait fi de la mémoire et que si l’on veut toujours respecter l’Histoire, il aurait fallu expulser nombre de donneurs de leçons oublieux de leurs propres persécutions.Tant chez les militants présents qu’au sein des partisans criants.
Bref, cette triste aventure rappelle finalement la répartie pleine d’humour que Roberto Benigni faisait à son fils, dans le film « La vie est belle », en voyant l’ignoble affiche « interdit aux juifs et aux chiens », et que l’on pourrait ainsi plagier : la manif de dimanche dernier était interdite aux araignées, aux Wisigoths et au de Villiers. Par la volonté souveraine de quelques petits chefs et de quelques autres mouvements habilités à décerner par on ne sait quelle autorité, qui un certificat de bonne moralité, qui un permis de bien manifester.
Mais la lutte contre le racisme et l’antisémitisme, c’est bien plus qu’un défilé et que des paumes ouvertes « touche pas à mon pote » comme publicité. C’est plus qu’un slogan, c’est bien moins qu’une vengeance, ce sont des actes plutôt que des cris. C’est une manière de penser, d’être et d’exister.
D’aucuns diront, à tort ou à raison, que Philippe de Villiers n’était là que pour parader et se servir de cette manifestation comme tribune. Mais c’était aussi le cas de toutes les personnalités présentes, de Nicolas Sarkozy, « interdit » il n’y a pas si longtemps de Martinique, à Lionel Jospin, en passant par Françoise de Panafieu et tant d’autres. Il fallait d’abord être vu, même si l’on était venu parce que l’on était convaincu ou l’inverse.
On peut ne pas être d’accord avec Philippe de Villiers. On peut ne pas l’aimer. Mais on n’a pas le droit d’en faire stupidement un paria de la liberté. Aussi, s’il est un reproche qu’il faut faire également à toutes les autres personnalités de ce défilé, c’est sans doute de ne pas avoir su aller le chercher. De ne pas avoir voulu l’intégrer. Car, dans cette histoire, au lieu de se grandir, ils se sont tous « écrasés ».
A confondre sectarisme et humanisme, on se trompe de combat. A opposer aujourd’hui nationalisme et communautarisme, on ne sert que l’extrémisme de demain, qu’il soit costumé ou… encapuchonné.
help,
pas finie la pause ?
en tous cas , amitié et espoir toujours de vous lire
Bernadette
- Tout Etat libre où les grandes crises n'ont pas été prévues est à chaque orage en danger de périr.
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Jean-Jacques ROUSSEAU
- Le 1er février - Media training à SciencesCom
- Les 4 et 5 février - Communication orale à SciencesCom
- Le 12 février - Communication de crise à Centrale
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