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  • : Jean-Paul Busnel, journaliste et éditorialiste, aujourd'hui intervenant-professeur auprès de grandes écoles, notamment SciencesCom, Centrale, Audencia, EAC, et par ailleurs consultant/expert pour les entreprises, porte un oeil critique sur l'actualité
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sas_titre-1.jpg- Tout Etat libre où les grandes crises n'ont pas été prévues est à chaque orage  en danger de périr.

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Jean-Jacques ROUSSEAU

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29 septembre 2008 1 29 /09 /septembre /2008 09:50

Le Benélux a sorti Fortis du chaos dans l’indifférence quasi-générale des Français. Pourtant, Fortis n’est pas la bonne petite banque Belgo-luxembourgeoise que l’on voudrait aujourd’hui nous présenter pour minimiser la crise des marchés financiers en Europe. Fortis est active, comme elle le dit elle-même sur son site internet, « dans plus de 50 pays et dispose d'un effectif de plus de 65.000 collaborateurs enthousiastes et professionnels ». Fortis estime même, ou estimait jusqu’à vendredi dernier, être un leader dans le domaine des services financiers en Europe, une des trois plus grandes banques privées et un gestionnaire d'actifs de premier plan. Elle venait également de changer de CEO, en désignant à sa tête Filip Dierckx, et de démentir les « rumeurs » concernant ses difficultés : « Fortis dispose actuellement d’une capitalisation diversifiée supérieure à 300 milliards d’euros lui permettant pleinement de financer ses activités. Parallèlement, Fortis dispose d’une réserve de collatéral. La solvabilité de Fortis est solide et nettement au dessus du minimum légal. Le plan de renforcement du capital destiné à appuyer la consolidation, fin 2009, de toutes les activités d’ABN AMRO acquises va être développé ». On sait désormais que la réalité était toute autre et que l’acquisition au prix fort d’ABN AMRO a sans doute précipité la chute.
Mais cette nationalisation partielle de Fortis ne va pas tout régler, notamment en France. Fortis y est, en effet, responsable de plus de 120 implantations commerciales, d’un peu moins de 3.000 collaborateurs et de la gestion de 53 milliards d’euros d’actifs. Or notre pays est officiellement complètement « étranger » au plan de sauvetage décidé ce week-end. Du moins pour… l’instant. Car on voit mal comment Paris pourrait éviter d’avoir à mettre la main à la poche. Au nom, au moins, de la prétendue solidarité européenne. Et en attendant d’autres appels à l’aide venus de Grande-Bretagne ou d’Allemagne.

Photo Reuters/Thierry Roge pour l’Express

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Published by La crise n'est pas une fatalité
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