"COMdeCRISE & CRISEdeCOM"
par Jean-Paul BUSNEL
- Un autre ton - Une autre actualité- Un autre regard -
| Novembre 2009 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | ||||||||||
| 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | ||||
| 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | ||||
| 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | ||||
| 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | ||||
| 30 | ||||||||||
|
||||||||||
Le Benélux a sorti Fortis du chaos dans l’indifférence quasi-générale des Français. Pourtant, Fortis n’est pas la bonne petite banque Belgo-luxembourgeoise que l’on voudrait
aujourd’hui nous présenter pour minimiser la crise des marchés financiers en Europe. Fortis est active, comme elle le dit elle-même sur son site internet, « dans plus de 50 pays et dispose d'un effectif de plus de 65.000 collaborateurs enthousiastes et
professionnels ». Fortis estime même, ou estimait jusqu’à vendredi dernier, être un leader dans le domaine des services financiers en Europe, une des trois plus grandes banques
privées et un gestionnaire d'actifs de premier plan. Elle venait également de changer de CEO, en désignant à sa tête Filip Dierckx, et de démentir les « rumeurs » concernant ses
difficultés : « Fortis dispose actuellement d’une capitalisation diversifiée supérieure à 300 milliards d’euros lui permettant
pleinement de financer ses activités. Parallèlement, Fortis dispose d’une réserve de collatéral. La solvabilité de Fortis est
solide et nettement au dessus du minimum légal. Le plan de renforcement du capital destiné à appuyer la consolidation, fin 2009, de toutes les activités d’ABN AMRO acquises va être
développé ». On sait désormais que la réalité était toute autre et que l’acquisition au prix
fort d’ABN AMRO a sans doute précipité la chute.
Mais cette
nationalisation partielle de Fortis ne va pas tout régler, notamment en France. Fortis y est, en effet, responsable de plus de 120 implantations commerciales, d’un peu moins de 3.000
collaborateurs et de la gestion de 53 milliards d’euros d’actifs. Or notre pays est officiellement complètement « étranger » au plan de sauvetage décidé ce week-end. Du moins pour…
l’instant. Car on voit mal comment Paris pourrait éviter d’avoir à mettre la main à la poche. Au nom, au moins, de la prétendue solidarité européenne. Et en attendant d’autres appels à l’aide
venus de Grande-Bretagne ou d’Allemagne.
Photo Reuters/Thierry Roge pour l’Express
- Tout Etat libre où les grandes crises n'ont pas été prévues est à chaque orage en danger de périr.
.
Jean-Jacques ROUSSEAU
- Le 08 septembre 2008 : jury de recrutement Bac +5
Commentaires