Présentation

  • : La Communication de crise
  • jpbusnel
  • : Société
  • : Jean-Paul Busnel, journaliste et éditorialiste, aujourd'hui intervenant-professeur auprès de grandes écoles, notamment SciencesCom, Centrale, Audencia, EAC, et par ailleurs consultant/expert pour les entreprises, porte un oeil critique sur la Communicatio
  • Recommander ce blog
  • Retour à la page d'accueil

Calendrier

Septembre 2008
L M M J V S D
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30          
<< < > >>

Commentaires

Lundi 24 avril 2006

Le congrès de la CGT, qui s’ouvre ce matin à Lille, aura tout à la fois des airs de fêtes et des allures de règlements de comptes, dans le sens propre du mot. Mais Bernard Thibault espère quand même que la grande victoire contre le CPE mettra un peu en sourdine les revendications à propos des cotisations. Rien n’est moins sûr. Car la CGT a besoin d’unités, « sonnantes et trébuchantes », pour se centraliser ou, plutôt se « confédéraliser » selon le terme choisi. Et si la réforme de Villepin est arrivée fort à point pour occuper pendant deux mois syndicats, fédérations, unions locales et départementales, et les détourner de leurs contestations financières, et si chacun aura encore à cœur de fêter la victoire, il n’est pas sûr que le défunt contrat première embauche parvienne à calmer tous les grincements de dents.

Pourtant, la « révolution » budgétaire qui s’annonce à la CGT a une noble ambition. Il s’agit, comme partout, de prendre aux riches pour donner aux pauvres. De permettre aux fédérations mieux loties de financer des secteurs dégarnis. De « déshabiller » la SNCF et la Métallurgie pour relooker les PME-PMI. En clair, la direction souhaite que les cotisations des membres ne soient plus dictées par chaque syndicat en fonction des reversements qu’il doit effectuer, mais rassemblées et fixées par Paris. Au final, le syndicat de base ne gardera que 33% de la cotisation des adhérents et reversera le « reste » à un organisme chargé de le repartir à son tour entre la confédération et les organisations professionnelles. Il n’aura, dès lors, plus vraiment d’autonomie budgétaire, ni d’autonomie tout court, mais il sera assisté comme un grand, pour le bien de tous. Et pour que tout soit bien clair, même si officiellement ce sont pour des raisons d’abonnement, chaque syndicat devra fournir la liste nominative et l’adresse de ses adhérents pour pouvoir recevoir la publication confédérale mensuelle. Histoire de déjouer les plans malins que l’organisation, forte de nombreuses années de résistance, de militantisme et de débrouillardise en entreprise, ne manquerait pas d’inventer.

Fini donc le « chacun chez soi » et bienvenue aux « tous chez les autres ».

On peut comprendre combien cette réforme fait hurler dans certains secteurs traditionnellement voués à la syndicalisation forcée. Car cette mutation, si elle est acceptée dans son intégralité, devrait mettre à mal certains trésors de guerre et redonner plus de réalité à certains chiffres d’adhérents exagérés. On retiendra seulement qu’elle permettra enfin, peut-être, de vraiment les… compter.

 

par le blog-notes de Jean-Paul Busnel publié dans : jpbusnel
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Retour à la page d'accueil

Commentaires

Aucun commentaire pour cet article

Trackbacks

Aucun trackback pour cet article

Citation du jour

- Tout Etat libre où les grandes crises n'ont pas été prévues est à chaque orage  en danger de périr.

.

Jean-Jacques ROUSSEAU

Agenda

- Le 08 septembre 2008 : jury de recrutement Bac +5

 

Blog : Enfants sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus