"COMdeCRISE & CRISEdeCOM"
par Jean-Paul BUSNEL
- Un autre ton - Une autre actualité- Un autre regard -
| Septembre 2008 | ||||||||||
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L’Histoire retiendra bientôt que l’Amérique a vacillé, mais qu’elle a su se relever. En donnant, hier, le premier coup de pioche de la construction de la tour de la Liberté sur le site de « Ground Zéro », le maire de New York a « redonné vie » aux Etats-Unis. Il n’a, certes, pas « effacé » d’un geste le drame du 11 septembre 2001, mais il a rendu mémoire à tous ces milliers d’hommes et de femmes innocents qui avaient foi en leur pays. Désormais, chaque jour de la construction, pendant les cinq ans prévus, chaque ouvrier sera en quelque sorte l’ambassadeur d’une fierté retrouvée. Et quand, enfin, le drapeau étoilé flottera sur le sommet de cette tour de 541 mètres, le terrorisme n’aura plus vraiment droit de cité.
La manifestation symbolique d’hier était importante à plus d’un titre. Non seulement pour les Américains, mais pour le monde entier. Car « Ground Zéro » était une plaie béante. C’était la démonstration par l’exemple de la fragilité de nos sociétés. C’était l’expression même, par l’absurdité, des dangers de tous les totalitarismes. C’était, pour finir, le témoignage de la folie sanguinaire des hommes qui, par puissance, fanatisme ou cupidité, trouvent toujours prétexte à s’entretuer.
Jamais, sans ce grand projet d’envergure, cette blessure ouverte n’aurait pu se refermer. Pourtant, il a bien failli capoter en de maintes occasions. Pas tant d’ailleurs pour des raisons d’argent que pour des divergences de conceptions. Ainsi, entre les partisans d’un mausolée et ceux d’une reconstruction à l’identique, les positions ont été mille fois inconciliables. Finalement, le site sera tout à la fois. Tout autant un lieu de vie et de mémoire qu’un espace de travail et un musée. Mais il sera surtout la preuve de cette fantastique détermination qu’ont les hommes de paix à conjurer l’adversité.
New York aimait ses tours jumelles. Elles étaient de tous les films et de tous les feuilletons. De toutes les parades et de toutes les émotions. La grande ville ne demande plus désormais qu’à aimer sa tour solitaire, celle d’une liberté… retrouvée.
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- Tout Etat libre où les grandes crises n'ont pas été prévues est à chaque orage en danger de périr.
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Jean-Jacques ROUSSEAU
- Le 08 septembre 2008 : jury de recrutement Bac +5
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