"COMdeCRISE & CRISEdeCOM"
par Jean-Paul BUSNEL
- Un autre ton - Une autre actualité- Un autre regard -
| Août 2008 | ||||||||||
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Quand le dérisoire l’emporte sur l’essentiel, on parle forcément de télévision. De ces psychodrames à répétitions qui agitent le « paysage » et défont les émissions. Hier Thomas Hughues, aujourd’hui Ardisson. L’un pleure, l’autre non. Quant au téléspectateur, il assiste en direct à ce nouvel épisode de TV-réalité qui mélange les genres, élimine les gentils, écarte les petits et sélectionne les plus « appétissants ».
Au chapitre des dernières « informations », on peut noter, côté garçons, que Marc-Olivier Fogiel devrait partir sur la 6 tandis que Stéphane Bern est en négociations sur la 2. Côté filles, il est aussi écrit que Nathalie Renoux remplacera Anne-Sophie Lapix. Mais que d’interrogations en coulisses? Fogiel emmènera-t-il Carlier avec lui ? Stéphane Bern sera-t-il contraint de changer de nouveau de coiffure ? Anne-Sophie Lapix devra-t-elle délaisser son Bic pour un stylo ? Enfin, Nathalie Renoux devra-t-elle agrandir encore assortir ses décolletés ?
Que de drames en perspective ! Entre ceux qui sont choisis et ceux qui ne peuvent plus l’être. Entre têtes couronnées et têtes dédaignées. Pour une question de couleur de peau ou de petit défaut sous le nez, voire plus, si affinités. L’histoire ne dit pas non plus si les « anciens » s’inquiètent, s’ils tempêtent dans les couloirs ou s’effondrent de désespoir. Pourtant, il y a là comme un sorte de passage de témoin qui se prépare. Les Annie Lemoine, Béatrice Schonberg, Claire Chazal, Carole Rousseau, Carole Gaessler et Daphné Roullier sont plus discrètes. On les sent de moins en moins incontournables et de plus en plus « menacées ». Les murs des chaînes et des hebdos de télévision ne bruissent plus désormais que des noms de Marie Drucker, Audrey Pulvar, Cécile de Menibus, Charlotte le Gris de la Salle ou autre Bénédicte le Chatellier. Pour ne parler que des femmes…
Les hommes ne sont pas mal non plus. Ainsi, tandis que Michel Drucker s’épuise à vouloir « rester dans le coup », le petit Castaldi n’en finit pas de grandir au « top ten » des bavardages et autres commérages. Sourire à la badiane, clin d’œil à l’orchestre et petit nœud papillon savamment dénoué, il a toujours l’air de sortir de la dernière fête à la mode, de la boîte de nuit du coin de la rue.
Une seule, finalement a résisté aux sirènes de l'éphémère. Melissa Theuriau a refusé d’être ainsi orchestrée, mise en scène, manipulée comme une chose à qui l’on demande seulement d’être belle, bien maquillée et de savoir lire. Car, aujourd’hui, l’image le dispute à la seule intelligence, la fugitive beauté à l’extrême qualité. Ce qui ne veut pas dire, bien sûr, que toutes ces jeunes femmes en sont dépourvues. Mais ce n’est pas ce qu’on leur demande. L’essentiel n’est pas tant d’instruire ou d’informer, mais d’être écouté et regardé. Et, surtout, tel un merveilleux mirage, d’en donner… très envie.
- Tout Etat libre où les grandes crises n'ont pas été prévues est à chaque orage en danger de périr.
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Jean-Jacques ROUSSEAU
- Le 08 septembre 2008 : jury de recrutement Bac +5
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