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  • : Jean-Paul Busnel, journaliste et éditorialiste, aujourd'hui intervenant-professeur auprès de grandes écoles, notamment SciencesCom, Centrale, Audencia, EAC, et par ailleurs consultant/expert pour les entreprises, porte un oeil critique sur la Communicatio
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Vendredi 23 juin 2006

Au pied du mur ! Les 24 acteurs français, dont le sélectionneur, de cette coupe du monde 2006 ont désormais le choix entre la qualification et l’humiliation. Entre le sursis et l’hallali. Ce soir, face au Togo, déjà éliminé, ils doivent non seulement gagner mais aussi l’emporter avec deux buts d’écart. En d’autres temps, la tâche aurait semblé facile. Aujourd’hui, elle apparaît démesurée tant les Bleus ont « brillé » jusque là par leur incapacité offensive et leur faiblesse collective. Face à la Suisse et à la Corée du sud, ils n’ont rien prouvé. Sinon qu’ils étaient fatigués, vaguement soudés, peu organisés et médiocrement motivés. On serait, bien sûr, tenté d’en accabler l’entraîneur dont les choix stratégiques ont été pour le moins incertains, variés et changeant avec chaque adversaire. Mais le mal est, semble-t-il, plus profond, né au cœur même d’une sélection de valeureux combattants usés peut-être par le temps. La France de 2006 n’est plus celle de 1998. Le football d’aujourd’hui non plus. N’en déplaise aux nostalgiques et aux raconteurs d’histoire.

Ce soir, à Cologne, en l’absence de Zidane suspendu le jour de son anniversaire, on verra si la France a su tourner la page de son passé glorieux pour rêver d’un avenir radieux. On saura, en moins de deux heures, si elle a « enfanté » un nouveau meneur de jeu pour l’emmener à la victoire. Et, plus encore, si elle a trouvé le ressort nécessaire pour se sauver d’elle-même. De ses petites jalousies et mesquineries, comme de ses souvenirs et de ses petites coteries. A défaut, Domenech, mais aussi Zidane, Thuram, Makelelé, Barthès, Viera et quelques autres paieront les pots cassés d’un sélection bâclée, sortant de la « piste » par une porte dérobée. Définitivement cette fois et plus tôt que prévu.

Mais place à l’optimisme et à l’enthousiasme. Il y a encore une carte à jouer. Et tant que le match n’est pas entamé, tous les espoirs sont permis. Nombre de joueurs ont du talent, qu’il s’agisse de Ribéry, d’Henry, de Sagnol et de Trezéguet pour ne citer qu’eux. La preuve en a déjà été faite sur d’autres terrains. Il leur reste seulement à s’en souvenir et à le conjuguer, enfin, au… présent.

 

par le blog-notes de Jean-Paul Busnel publié dans : jpbusnel
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