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  • : Jean-Paul Busnel, journaliste et éditorialiste, aujourd'hui intervenant-professeur auprès de grandes écoles, notamment SciencesCom, Centrale, Audencia, EAC, et par ailleurs consultant/expert pour les entreprises, porte un oeil critique sur la Communicatio
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Dimanche 25 juin 2006

L’Allemagne est, certes, très heureuse de sa Coupe du monde, mais la ferveur des Allemands pour cette compétition sportive est plus qu’extraordinaire. A chaque match de la Mannschaft, ils sont ainsi des millions à brandir drapeaux et calicots et à défiler dans les rues de Berlin, Cologne ou Francfort. Jeunes et vieux, filles et garçons portent fièrement le maillot de l’équipe nationale sans se poser de questions. Sans douter de leur sélection. Et cette liesse populaire, noir, rouge et or, contraste singulièrement avec la tiédeur tricolore. En fait, elle pourrait avoir deux explications. La première est que l’Allemagne n’a jamais été sans doute autant soudée par un évènement, 16 ans après une réunification espérée mais, ô combien, douloureuse. Alors que, dans le même temps, jamais la France n’aura autant apparu divisée. Après un quinquennat raté, malgré des élections pleines de promesses. Quant à la seconde explication du phénomène, elle tient sûrement à cette fibre patriotique et à ce sentiment d’appartenance identitaire toujours très vivace outre-Rhin qui, par comparaison, deviennent très fugitifs sur notre territoire. Le peuple allemand se reconnaît dans ses joueurs, dans tous ses joueurs, dans son hymne national et son drapeau, ce qui est loin d’être toujours le cas en France. Enfin, le peuple allemand s’identifie à son entraîneur, ce qui est impensable chez nous depuis Aimé Jacquet.

Il est vrai que l’on ne peut comparer le travail de fond accompli depuis deux ans par un Jürgen Klinsmann rayonnant avec la course d’obstacles d’un Raymond Domenech méprisant. L’un comme l’autre n’auront pas été ménagés par la presse de leur pays, mais l’un comme l’autre ont fait des paris très différents. Le premier a fait le pari de la jeunesse quand l’autre a fait celui de la… continuité. Et force est aujourd’hui de constater que si, pour l’un, tout est possible, pour l’autre il reste à espérer que rien ne soit… impossible.

par le blog-notes de Jean-Paul Busnel publié dans : jpbusnel
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