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  • : Jean-Paul Busnel, journaliste et éditorialiste, aujourd'hui intervenant-professeur auprès de grandes écoles, notamment SciencesCom, Centrale, Audencia, EAC, et par ailleurs consultant/expert pour les entreprises, porte un oeil critique sur la Communicatio
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Mercredi 28 juin 2006

Cela s’appelle « avoir la baraka ». Et c’est désormais une évidence depuis hier soir. Car le miracle a eu lieu à Hanovre, devant plus de 40.000 spectateurs et plus de vingt millions de téléspectateurs, et donné, contre toute attente, la victoire aux tricolores. Tout le mérite en revient sans doute à Ribéry qui, par un coup de rein dont il a le secret, a su égaliser au moment opportun. Car la suite ne fut, somme toute, qu’un festival de passes approximatives et de contres favorables ou pas qui auraient pu tout aussi bien donner la victoire à l’Espagne. Nulle action d’éclat ou éclair de génie ne fut vraiment à mettre au crédit de ce match. La défense française fut certes plus solide que celle de son adversaire du jour, mais l’attaque a piétiné sans succès, multipliant les hors-jeu et les tirs hors cadre. Pourtant, les dieux du football avaient choisi, hier soir, de récompenser les vieux du ballon rond. Et ils avaient décidé, par une sorte de pied-de-nez au temps qui passe, d’accorder à Vieira et Zidane le plaisir de porter l’estocade. A la faveur d’une faute imaginaire en faveur des Bleus et d’un retour en défense tardif. C’est cela aussi le football.

Ce matin, tous les commentateurs vont parler de résurrection là où il ne faudrait, prudemment,  qu’évoquer une bénédiction. La chance, hier soir, avait choisi son camp. Paralysant au passage des Ibères timorés par l’importance de l’enjeu. Et c’est sans doute la plus grande déception de cette rencontre. On attendait mieux, en effet, d’une équipe qui avait gagné toutes ses rencontres du 1er tour en inscrivant un maximum de buts.

Reste qu’il y a encore loin de la coupe aux lèvres. Et que le match de samedi contre le Brésil s’annonce déjà passionnant. S’il est gagné, rien ne sera alors impossible à l’équipe de Zidane qu’on se surprend parfois, depuis hier soir, à appeler la bande à… Domenech. C’est le second miracle de cette victoire contre l’Espagne. Quand une qualification en quarts de finale le réconcilie avec ses joueurs et toute une nation. Et lui décerne un brevet… d’entraîneur.

par le blog-notes de Jean-Paul Busnel publié dans : jpbusnel
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