"COMdeCRISE & CRISEdeCOM"
par Jean-Paul BUSNEL
- Un autre ton - Une autre actualité- Un autre regard -
| Août 2008 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | ||||||||
| 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | ||||
| 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | ||||
| 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | ||||
| 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | 30 | 31 | ||||
|
||||||||||
La météo nous promet la canicule et l’actualité nous réserve bien des chaleurs. Avec un soleil de plomb, un Tour de France plombé et un Mondial de tous les dangers. Ce n’est pas, en effet, parce que Ullrich a fait hier ses valises que l’on ne parlera pas abondamment aujourd’hui de la Grande Boucle. Ce n’est pas non plus parce que le Brésil est favori que les Bleus n’ont pas leur chance. Enfin ce n’est pas parce que le soleil rayonnera qu’on ne cherchera pas de l’ombre. Car une certitude se fait jour dans l’ensemble du pays : il faudra se mettre à l’abri, voire se cacher. De l’insolation comme des voisins, du téléphone comme de l’ordinateur. Place à la télévision du sport et de l’émotion. Que l’on vivra en privé ou en petit comité. Discrètement et religieusement. Avant d’éventuels débordements de joie ou de… tristesse.
Trois grands rendez-vous sont au programme de l’après-midi. A l’heure du déjeuner, amputant sur la sieste, le prologue du Tour de France à Strasbourg, avec un peloton amputé de quelques « prises » d’amphétamines, à dose homéopathique. A l’heure du goûter et de l’apéritif, la rencontre Angleterre-Portugal, avec un Beckham des meilleurs jours contre un Figo de toujours. Enfin, à l’heure du café et du digestif, en apothéose, un France-Brésil de « derrière les fagots », une affiche des mille-et-une-nuits, avec une pluie d’étoiles et de champions et des rêves de finale pleins les yeux.
La roue tourne et, en ce début de matinée, la France vit un de ses plus beaux jours d’été. L’éviction de cinq coureurs de renom du Tour de France lui fait voir la vie en rose et en jaune. Comme si notre pays voulait se persuader que, désormais, l’ensemble du peloton ne sera plus abreuvé qu’à l’eau vitaminée. Enfin, la confiance retrouvée des Tricolores, après leur victoire contre l’Espagne, lui fait rêver d’exploit et d’inaccessible étoile. Comme si l’on était déjà en finale et que le Brésil était l’ultime combat, comme le croyait à tort le Président.
Ce 1er juillet a des allures de fête. Partout, dans l’hexagone, il sera difficile d’y travailler, d’y dormir et de s’y reposer. Tant pis pour les grincheux, les plagistes, les poètes ou les… privés de télévision.
Aucun commentaire pour cet article
- Tout Etat libre où les grandes crises n'ont pas été prévues est à chaque orage en danger de périr.
.
Jean-Jacques ROUSSEAU
- Le 08 septembre 2008 : jury de recrutement Bac +5
Commentaires