"COMdeCRISE & CRISEdeCOM"
par Jean-Paul BUSNEL
- Un autre ton - Une autre actualité- Un autre regard -
| Septembre 2008 | ||||||||||
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Le monde en général et la France en particulier ne semblent pas mesurer à sa juste proportion la rupture en cours au Proche-Orient. Pourtant l’affaire du soldat Shalit n’est pas l’un de ces multiples soubresauts qui agitent éternellement et continuellement le Proche-Orient depuis la nuit des temps. Elle est devenue affaire de principe et d’autorité pour le Premier ministre israélien et question de survie pour l’ensemble du pays. Les prises d’otage nous ramènent en effet quelques vingt ans en arrière, lors des années 1980, quand les terroristes passaient par la Jordanie pour semer la terreur et les enlèvements à Tel Aviv. A l’époque, tous les mochav et kibboutz montaient une garde armée, jour et nuit, pour protéger femmes et enfants.Tout n’était alors que mort, attentats, guerre et représailles.
Ehud Olmert aujourd’hui n’a pas le choix. Il ne peut ni accepter le chantage à la libération de prisonniers palestiniens, ni abandonner son caporal en territoire « ennemi ». Le successeur de Sharon doit montrer sa fermeté et protéger la sécurité du pays par tous les moyens, fusse-t-elle au prix de la réoccupation de Gaza. Il doit également annihiler la stratégie du harcèlement du Hamas qui, désormais, menace de frapper des écoles sur le territoire israélien.
En fait, il n’a d’autre solution que de forcer le président palestinien Mahmoud Abbas à imposer sa volonté à Ismail Haniyeh, son chef de gouvernement. Quitte à risquer de ranimer la guerre civile entre frères ennemis du Fatah et du Hamas. Quitte à relancer la dissidence et les groupes armés. Quitte à ne plus pouvoir sortir « indemne » de l’engrenage.
Israël peut certes compter sur une neutralité bienveillante et pesante des Etats-Unis, mais l’histoire a, hélas, souvent montré que cela ne suffisait pas pour faire plier les activistes islamistes palestiniens dont la direction politique défie continuellement, de Damas, le géant américain. Reste à espérer en la médiation égyptienne, seule porte de sortie des Palestiniens qui souffrent, mais qui commence à ne plus savoir si elle doit toujours s’ouvrir ou… se refermer.
- Tout Etat libre où les grandes crises n'ont pas été prévues est à chaque orage en danger de périr.
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Jean-Jacques ROUSSEAU
- Le 08 septembre 2008 : jury de recrutement Bac +5
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