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  • : Jean-Paul Busnel, journaliste et éditorialiste, aujourd'hui intervenant-professeur auprès de grandes écoles, notamment SciencesCom, Centrale, Audencia, EAC, et par ailleurs consultant/expert pour les entreprises, porte un oeil critique sur la Communicatio
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Jeudi 6 juillet 2006

L’actualité voudrait que l’on disserte à l’envi sur la victoire de l’équipe de France face au Portugal ! Que l’on s’enflamme et que l’on crie ! Le chauvinisme ambiant voudrait que cet édito glorifie la performance de la sélection de Domenech. Mais l’honnêteté commande d’avoir le triomphe modeste et d’être plutôt discret. Car La bande à Zidane est entrée hier en finale du Mondial par la petite porte. La porte « dérobée » et non pas celle des artistes. Les Bleus n’ont guère brillé à Munich. Leur style était à des années-lumière de ce qu’ils avaient fait contre le Brésil. Et, en seconde mi-temps, Zidane, le fameux Zinédine brésilien, le héros de Marseille, de la Juve et du Réal réunis, était aux abonnés absents. En panne de… carburant.

Certes, l’important est d’être qualifié. L’essentiel est d’être en finale. Mais, n’en déplaise aux supporteurs inconditionnels, on ne peut s’empêcher de plaindre le Portugal. Ce pays n’a pas eu, hier, la chance qu’il méritait. Il lui manquait un joueur de talent, un comédien de génie qui lui aurait permis d’égaliser, lui aussi, sur penalty. Mais le sort ne l’a pas voulu. Il s’est acharné, comme une « malédiction », à qualifier les Bleus. Et à ridiculiser des Portugais qui plongeaient sur la pelouse à la moindre occasion. Sans réussir à tromper ni l’arbitre, ni la caméra.

Tricher n’est pas jouer. Et les équipiers de Figo, pour l’avoir oublié, ont peut-être gâché de belles occasions. Alors pourquoi ce spleen de Français trop gâté ? De footballeur « de salon » en mal d’émotion ? Parce que gagner n’est pas toujours bien jouer. Les Français l’ont encore prouvé hier soir. Le football moderne est ainsi fait qu’il peut permettre aux spectateurs d’être heureux et déçus à la fois. Heureux du résultat et mécontents de la manière. « Charabia » diront les puristes pour qui ne compte que la qualification. Par n’importe quel moyen.

Dimanche, France et Italie se livreront un duel au sommet. On ne retiendra qu’un nom à l’issue de la finale. On ne distribuera qu’une étoile. Reste à espérer quand même que l’on puisse y associer le mot de grand… football.

par le blog-notes de Jean-Paul Busnel publié dans : jpbusnel
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