"COMdeCRISE & CRISEdeCOM"
par Jean-Paul BUSNEL
- Un autre ton - Une autre actualité- Un autre regard -
| Septembre 2008 | ||||||||||
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Il avait une « belle tête de vainqueur », mais il a, semble-t-il, « cocufié » le Tour de France dans ses plus grandes largeurs. Avec la « complicité » passive des organisateurs et des suiveurs qui, sans doute déçus par une course peu animée et guère passionnante, ont voulu en faire une idole trop tôt, un « pape » du renouveau trop beau, un « Monsieur propre » du vélo.
Avant même d’avoir atteint les Champs-Élysées, l’Américain avait été « adoubé » par tout le saint-office de la petite reine. Tout cela parce que le miraculé de la Toussuire avait été béni des dieux à Morzine. Au point d’oublier sa hanche handicapée, ses jambes de trente ans, son palmarès peu clinquant et ses dix minutes de retard au classement. « Floyd, lève-toi » lui aurait dit une petite voix. Et Landis aurait obéi, enfourché son vélo, « avalé » le col des Saisies, « digéré » les 11 échappés matinaux pour, enfin, échapper à toute résistance en haut du col des Aravis. Il ne lui restait plus alors qu’à s’envoler pour Morzine, ne faisant qu’une bouchée de la dernière difficulté du Tour, le terrible col de Joux-Plane, et terminer en roue libre avec cinq minutes d’avance... Jamais sans doute, depuis Jésus, « résurrection » n’avait été aussi éclatante. Effacées les exploits des Charly Gaul, Claudio Chiapucci, Eddy Merckx et autres Lance Amstrong.
L’histoire était trop belle pour être crédible. Mais Jean-Marie Leblanc, le directeur de l’épreuve, n’avait voulu y voir que performance exceptionnelle.Quant à Gérard Porte, le médecin chef du Tour de France, il pérorait statistiquement sur les « bienfaits » d’une fringale dévastatrice sans s’interroger plus avant sur les potions magiques du temps jadis, généreusement utilisées. Pire même, il déclarait vendredi dernier : « pour moi, il n’y a pas d’explication médicale autre qu’une hypoglycémie à la défaillance puis à la performance le lendemain ». La Grande Boucle devra peut-être aussi se chercher un nouveau médecin si elle veut être bien soignée.
Si la contre-expertise confirme la prise de testostérone, il faudra de nouveau s’interroger. Et réfléchir à de nouvelles mesures pour éviter de tels rebondissements après la remise des trophées. Comme, par exemple, contrôler le sang et l’urine des coureurs au départ plutôt qu’à l’arrivée. Cela ferait au moins gagner… du temps.
- Tout Etat libre où les grandes crises n'ont pas été prévues est à chaque orage en danger de périr.
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Jean-Jacques ROUSSEAU
- Le 08 septembre 2008 : jury de recrutement Bac +5
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