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  • : Jean-Paul Busnel, journaliste et éditorialiste, aujourd'hui intervenant-professeur auprès de grandes écoles, notamment SciencesCom, Centrale, Audencia, EAC, et par ailleurs consultant/expert pour les entreprises, porte un oeil critique sur la Communicatio
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Samedi 5 août 2006

Nouveau  « pastis » en perspective à Marseille avec l’affaire Ribéry. Pour une fois d’ailleurs, ce n’est pas une spécialité typiquement phocéenne, mais elle ne pouvait trouver meilleur domicile, en ce début de championnat, que les allées tortueuses du stade Vélodrome. Ce soir, la nouvelle « coqueluche » du football français, le « minot » balafré de Boulogne ne sera pas à Sedan. Il réfléchit à domicile… après avoir, au moins verbalement, rompu son contrat ave l’OM. Quel contrat ? Finalement on ne sait plus. Pape Diouf affirme que Ribery a signé pour quatre ans. Quant au joueur, il répond qu’il ne veut plus jouer. Bref, les contrats ne sont plus apparemment que des chiffons de papier. Avec des dizaines de zéros qui donnent le frisson, mais résonnent dans cette affaire comme des zéros pointés.

On pourrait croire le joueur embarrassé par cette situation. Que nenni ! Après l’avoir entendu, hier, à la télévision, on a bien senti que ce n’était déjà plus son problème. Le footballeur a botté en touche, s’est lavé les mains et a semblé dire aux clubs qui veulent se l’arracher « vous savez ce que je veux et où je veux aller. Maintenant débrouillez-vous entre vous ». C’est un peu facile, un peu résumé, mais c’est, semble-t-il, l’exacte traduction du comportement capricieux d’un jeune prodige qui ne voit pas plus loin que son nez.

Marseille et Lyon, ou Marseille et Arsenal, vont sans doute s’arranger. Pour trouver un épilogue « heureux », avec un gros chèque et d’égales indemnités. D’ici là, la polémique va continuer à enfler au fil des déclarations de chacun.

On ne peut s’empêcher de penser, cependant, que ce sont des méthodes de voyous. Mais cela prouve seulement que ce qui était, jadis, réservé à certains dirigeants est désormais à portée de main des joueurs de terrains. Ils ont, certes, été à bonne école. Et sans doute plus encore à Marseille que sur tout autre banc de la première division.

Aujourd’hui, on ne souhaite pas à Ribéry d’être blessé ou légèrement indisposé. On ne voit pas en effet ce qui pourrait désormais le « protéger » dans l’avenir. Entre protège-tibia et assurance privée. Car qui ne respecte rien, ni sa signature, ni sa parole donnée, ne vaut en effet pas grand chose. Tant sur le terrain que dans le domaine des affaires. Et ici comme ailleurs. Qu’importent les zéros sur son compte en banque. Ou plutôt sur celui de son agent qui, dans cette affaire, joue les apprentis-sorciers et les grands manipulateurs. Qu’importe donc finalement que Franck Ribéry reste à Marseille ou… qu’il s’en aille.

par le blog-notes de Jean-Paul Busnel publié dans : jpbusnel
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