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  • : Jean-Paul Busnel, journaliste et éditorialiste, aujourd'hui intervenant-professeur auprès de grandes écoles, notamment SciencesCom, Centrale, Audencia, EAC, et par ailleurs consultant/expert pour les entreprises, porte un oeil critique sur la Communicatio
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Lundi 7 août 2006

Georges Bush est, dit-on, parti en vacances avec trois livres historiques. Le premier s’intitule « Polio : une histoire américaine » et traite du sujet dans les années 40 et 50 aux Etats-Unis. Quant aux deux autres, ils retracent la vie du héros du parti Républicain Abraham Lincoln. Des lectures somme toute banales, mais qui méritent explications.

En s’intéressant de près à la polio, George Bush voudrait-il suivre la trace de Franklin Roosevelt ? Ce dernier, lui-même atteint par la maladie, en avait fait une priorité politique dans les années 1930. Il avait même crée une sorte d’opération « pièces jaunes », la « March of Dimes » pour récolter des fonds, en l’occurrence des pièces de 10 cents, destinés aux chercheurs. La maladie, qui touchait alors environ 50.000 personnes par an aux USA, disparut progressivement grâce au vaccin élaboré par Jonas Salk et largement diffusé à partir de 1955. Mais l’Amérique ne fut « officiellement » débarrassée du fléau qu’en 1996. L’Europe, quant à elle, dut attendre 2002.

Franklin Roosevelt avait trouvé dans un livre, « les Horizons perdus » (Lost Horizon), le best-seller de James Hilton, l’énergie nécessaire pour réapprendre à marcher à 40 ans, après son attaque de polio. Le 32ème président américain avait pu alors rêver d’un « New Deal » pour son pays déprimé. Qui sait donc si George Bush ne cherche pas, à son tour, des « visions » aussi éclairées !

Abraham Lincoln fut, quant à lui, l’homme qui abolit l’esclavage aux Etats-Unis en 1863. Homme d’une grande droiture et d’une éloquence rare, il fut assassiné alors qu’il assistait à une pièce de théâtre. L’homme qui cachait ses discours dans son chapeau haut de forme, avait, dans sa jeunesse, adoré Robinson Crusoé et la vie de George Washington. La mort tragique de « la girafe de l’Illinois » inspira à Walt Whitman le poème « O Captain ! my Captain ! ». Plus tard, le film « Le cercle des poètes disparus » en transmis l’écho au monde entier.

En cherchant ainsi dans les livres les « secrets » du démocrate Franklin Roosevelt et du républicain Abraham Lincoln, George Bush est-il en quête de cette recette de « l’éternité », celle qui fit de ces Présidents des grands hommes sans qu’ils l’aient vraiment désiré. Les mauvaises langues disent déjà que ces trois livres ont avant tout vocation à rester dans son ranch du Texas. Mais qu’ils seront juste à peine assez gros pour… caler ses trophées de chasse.

par le blog-notes de Jean-Paul Busnel publié dans : jpbusnel
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