"COMdeCRISE & CRISEdeCOM"
par Jean-Paul BUSNEL
- Un autre ton - Une autre actualité- Un autre regard -
| Août 2008 | ||||||||||
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Cela sent vraiment l’heure de la rentrée. Avec les bouchons sur les routes et la chute des locations saisonnières. Avec les petits écoliers de Mailley-et-Chazelot, en Haute-Saône, qui ont retrouvé, ce matin, le chemin de l’école et ceux qui se préparent déjà pour jeudi. Avec la météo qui délire et se croit en janvier. Avec les sondages qui foisonnent comme aux plus beaux jours de l’automne. Avec cette agence de voyage qui laisse ses touristes en carafe à Roissy et en Turquie. Avec le réveil qui sonne et le jour qui tâtonne. Avec le chien qui aboie et le voisin qui klaxonne. Avec le temps qui fuit et qui s’en va.
Le mois d’août est pourtant loin d’être terminé. Mais le mal est fait. Il n’a pas plu sur juillet, et le ciel s’est vengé sur l’été. Question soleil, c’était trop ou pas assez. A l’image, finalement, d’une société qui ne sait plus trop comment s’orienter. Entre « Ségo » et « Sarko », Lang et Chirac, Buffet ou Besancenot. Un pas de danse, un pas de trop et c’est encore cinq ans de perdus.
La France, ce matin, traîne des pieds comme elle porte son chagrin des vacances écourtées. Elle affiche sa morosité à tous les carrefours, peste contre les feux et les retardataires, et secoue son parapluie en signe de colère. On lui a volé son été, on ne lui parle que d’hiver, de factures, de sans papiers, de CRS, de guerre, de terrorisme et d’élections.
Lumière, chauffage, café, foulard étaient des mots oubliés. Mais la trêve aura été de courte durée.
Le seul, finalement à se frotter les mains, c’est l’ancien maire de Frangy-en-Bresse. Depuis « sa » création, avec Pierre Joxe, de la fête de la Rose dans le patelin, son camping municipal n’a jamais autant fait le plein. Hier soir, à l’heure du bal populaire, il aurait même proposé au « Montebourg » du coin de créer un office du Tourisme et d’y faire poser une plaque du style « ici eut lieu l’appel de Frangy », à l’égal de celui de Cochin ou du 18 juin. Bref, il est au moins un homme heureux sur terre, même si la « madone de Poitiers » a refusé de… l’embrasser.
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- Tout Etat libre où les grandes crises n'ont pas été prévues est à chaque orage en danger de périr.
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Jean-Jacques ROUSSEAU
- Le 08 septembre 2008 : jury de recrutement Bac +5
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