"COMdeCRISE & CRISEdeCOM"
par Jean-Paul BUSNEL
- Un autre ton - Une autre actualité- Un autre regard -
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Il est un nouveau fléau qui menace le monde et dont on parle peu. Qui touche toutes les classes sociales sans distinction de race ou de religion, avec même une préférence pour les plus pauvres. Qui s’aggrave au fil des ans et peine à trouver remèdes sur tous les continents. Qui fait sourire, mais qui fait aussi mourir dans l’indifférence générale. C’est l’obésité. En 1990, cette maladie touchait près de 100 millions d’Américains, mais aussi 60% de la population mexicaine, 24 % des femmes saoudiennes, 42% des Colombiens et 10% des enfants de 10 ans en France. Chez nous, plus de 43% des personnes âgées de plus de 15 ans sont maintenant en surpoids. Bref, quatre Français sur dix sont trop gros, voire obèses. Enfin, vaste sujet d’interrogation et de réflexion, on compte aujourd’hui, selon la FAO, autant de personnes obèses que de personnes dénutries dans le monde. On peut même estimer que la « balance » a changé de côté.
Hier, l’organisation « Trust for America’s health » a publié son rapport de l’année et révélé que l’obésité avait continué d’augmenter aux Etats-Unis, progressant dans 31 Etats, principalement dans le sud, chez les plus pauvres. Triste tiercé gagnant de cette épidémie : le Mississipi, l’Alabama et la Virginie occidentale. Désormais, dans ce pays, les deux tiers des habitants sont en surcharge pondérale.
L’Europe sait donc ce qui l’attend, mais tarde à se prendre en main. Pire même, elle fait de la résistance et dénature les quelques mesures de bon sens. C’est ainsi qu’en avril 2005, les parlementaires européens ont rejeté le principe selon lequel toute mention figurant sur l’emballage d’un produit devait reposer sur les qualités nutritionnelles « réelles » du produit. Qu’importe donc pour eux, semble-t-il, qu’il y ait des produits trop salés ou trop sucrés, dangereux pour la santé. Ces produits ont gardé le « droit » de s’afficher « riches en calories » ou « supers en énergie ». Car, pour nos élus, ce ne sont pas tant les produits qu’il faut accuser, mais les régimes qu’il faut changer... Certes !…
On peut quand même regretter qu’il n’y ait en France aucune enquête nationale de suivi épidémiologique de l’obésité. Tout comme on peut s’inquiéter d’un certain silence des « autorités » sur le sujet, toutes opinions politiques confondues. On sait en effet que la proportion d’enfants en surpoids est nettement plus importante en zone d’éducation prioritaire. L’Insee nous informe également que c’est bien le niveau d’études et non celui des revenus des parents qui est discriminant. Nous sommes donc certains aujourd’hui qu’une partie du remède à l’obésité passe par une meilleure éducation, par un apprentissage de l’alimentation, par une inscription obligatoire dans les manuels scolaires. Ce qui passe, à tout le moins, par des cours et, bien sûr, de… l’exercice.
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- Tout Etat libre où les grandes crises n'ont pas été prévues est à chaque orage en danger de périr.
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Jean-Jacques ROUSSEAU
- Le 08 septembre 2008 : jury de recrutement Bac +5
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